samedi 25 juillet 2009

En direct de Rome.....

Corinne** nous donne le ton des Championnats du Monde 2009.....
" Coucou, suis bien arrivée à Rome, hier, jour d'anniversaire de Baptitou *** !Il fait une chaleur écrasante, c'est parait-il inhabituel ici. Dans ces conditions, pas le temps de revoir le centre de Rome pour l'instant... Je reste travailler dans la salle de presse climatisée !!!J'espère que tout va bien dans votre cocon breton et que le soleil sourit aussi pour profiter des joies de la plage ; Il y a bien une grande et belle piscine, ici (!), mais impossible d'y mettre un doigt de pied, juste le droit de regarder sous le "cagnard" les nageurs s'entrainer !
Bisous à vous tous, à tutti, comme on dit ici.
Arrivederci.
Coco
** photo prise à Houat début juillet
*** Traduisez Baptiste né le 24 juillet 1998

lundi 20 juillet 2009

C'était il y a quarante ans !

Tout le monde en parle et au travers des reportages télévisés, des vidéos, des articles de pressse, l'actualité est lunaire ! mais.... il y a ceux ou celles qui avaient le nez en l'air et l'oeil mouillé en 1969 ! Nous étions de ceux-là...... Un homme allait mettre le pied sur la Lune. Impensable !
Et vous où étiez-vous ce jour-là ? Je m'adresse bien entendu à ceux ou ceux qui avaient, à l'époque, quelque conscience de l'événement ... J'aimerai qu'ils me disent ce qu'ils ont alors ressenti....
Nous-mêmes, nous étions, avec Jean-Pierre, Corinne et Christel alors toutes petites, avec des amis à Kercambre, hameau de Saint-Gildas de Rhuys. Nous y avions passé une agréable soirée autour d'un barbecue et d'une "mouclade". Le ciel était clair et bien étoilé. Alertés par la télé...... Hé! oui, elle existait à l'époque, nous étions dehors, le nez en l'air, l'oeil vigilant et guettant l'astre lunaire, l'oreille collé au poste pour suivre la progression de la mission Apollo.
Hormis l'astre magnifique dans le firmament, nous n'avons rien vu.... et pourtant l'émotion était bien présente. Nous avons tous ressenti ce qui est indescriptible, le sentiment d'avoir été les témoins "aveugles" d'une aventure incroyable..... un homme marchait sur la Lune ! Nous ne pouvions le voir mais nous savions qu'il était bien là au dessus de nos têtes foulant le sol lunaire. Les Hommes ouvraient une nouvelle page de leur Histoire !


Ensuite, les missions se sont succédées mais nous garderons toujours en nous ce sentiment d'avoir un tout petit, tout petit peu partagé cette grande aventure dont avait parlé avant la lettre Jules Verne ou Hergé.

samedi 18 juillet 2009

Journal de vacances..... chapitre I

Début du mois, nous avons retrouvé notre "Pen Ti" en compagnie de Baptiste et d'Emilie, nos compagnons de route ! Une bonne nuit et voilà que s'annoncent Gautier, Clément, Margaux..... Les premiers arrivés guettent !



Ils sont tous là et le programme "vacances" peut commencer..... les parents ont repris le chemin du travail. Les pôvres !










Oh ! une méduse..... elle est belle ! Serait-ce la promesse d'un été radieux. On verra bien !

En tous cas, bonne nouvelle, Corinne que nous avons vu trop peu ces années passées (jeux olympiques ou championnat du monde obligent) arrive avec son amie Laurence. Le "fan club" est impatient..... et ne tardera pas à fêter leur arrivée !

Mais où se cache donc Margaux ? Clément, lui, ne laisse jamais trop longtemps seul son vélo ! ou ses petites voitures. Un passionné.....

Le service , on n'oublie pas. Au quotidien, on met le couvert, on dessert ou on balaie. Mais en prime Margaux et Clément m'offre le nettoyage des vitres. J'apprécie !













Une première quinzaine ensoleillée avec quelques passages nuageux mais pas de canicule.
Que nous reserve la seconde ? Hum ! Hum ! à suivre.....

"Faire son arbre".....

Quelle généalogie ?

« Faire sa généalogie » ou « faire son arbre » sont des expressions souvent employées. Mais elles englobent de multiples possibilités. Construire une généalogie n'est pas synonyme d'obligation quelconque, chacun fera ce que bon lui semble. Plusieurs choix possibles :
La généalogie ascendante qui consiste en partant de soi-même, à rechercher le plus grand nombre de ses ancêtres... et ils vont rapidement devenir très nombreux, car leur nombre double à chaque génération (2 parents, 4 grands-parents, 8 arrière-grands-parents, etc.) ce qui fait plus de 500 personnes à identifier pour atteindre le début du 18è siècle.
Je ne mentionnerai que pour info la généalogie ascendante limitée aux porteurs de son nom (généalogie « agnatique ») ou la généalogie ascendante limitée aux femmes ( généalogie « cognatique »).
On peut encore faire sa généalogie descendante qui consiste, à partir d'un couple d'ancêtres que vous choisissez, de rechercher tous leurs descendants... qui sont aussi vos cousins. Elle se révèle plus difficile à établir en raison de la dispersion géographique des familles depuis un siècle.

Avant toute démarche, il faut d'abord collecter tous les documents familiaux en sa possession : cartes d'identité, livrets de famille, actes d'état civil et papiers divers (correspondances, faire-part de naissance, mariage, décès, etc). Ils permettent de faire un premier point. Très important encore, interroger ses proches et surtout les personnes âgées - pour compléter les renseignements qui manquent et surtout noter leurs souvenirs. C'est trop souvent ce que l'on ne fait pas quand on est jeune. "On a toujours le temps" pense-t-on et puis.... Combien ai-je regretté de n'avoir pas pas interrogé parents, oncle ou tantes quand il en était encore temps. J'ai eu toutefois la joie d'interroger les tantes Marie-Louise, Michelle ou Geneviève ainsi qu'oncle Jo (époux de Geneviève Decq). Je remercie aussi mon cousin Guy de Salier Dupin qui a bien voulu me confier sa biographie comme Colette Violet-Chouin, la maman du mari de notre fille Céline. J'ai fait encore le bon choix depuis notre mariage d'avoir conservé toutes les lettres reçues à l'occasion du nouvel an. Un trésor ! ..... qui m'a permis d'alimenter notablement l'histoire familiale.
Enfin, si on trouve un arbre généalogique tout fait ou si quelques ancêtres ont fait un bout du chemin, ecrit, rédigé, une chance ! Cette chance, elle a été mienne avec les travaux de mon grand-oncle Gaston de Caqueray dont les écrits font toujours référence dans la nébuleuse généalogique, ou encore ceux de Jenny Rabillon, Henri de Sallier Dupin, de Paul Thorel. Et je n'oublie pas les archives prêtées par Jeannette Ducolombier-Boulloud, les archives Thorel transmises par Bertrand et tant d'autres qui ont collaboré à l'enrichissement de notre histoire familiale. Mais quelques soient les sources, il faut malgré tout vérifier, une erreur est toujours possible à moins que ce ne soit des oublis volontaires. C'est ainsi que sur un forum travaillant sur une famille proche des Caqueray (ascendance Rabillon) ou Le Vaillant du Chouquet (ascendance Thorel) on m'a signalé que notre grand oncle Gaston aurait "oublié " de mentionner les filles dans certaines branches. Il est certain qu'à l'époque on donnait priorité à la transmission du nom. Les filles avaient donc une place mineure !
  • Par ailleurs, si Internet a fait "exploser" les échanges. la méfiance est de rigueur !.... le revers de la médaille existe : qui dit multiplication des données dit multiplication des erreurs, surtout lorsque des internautes copient des données les uns sur les autres en quelques clics, et les renvoient sur l'Internet. Tout généalogiste sérieux aujourd'hui doit donc vérifier très sérieusement ses sources. A ce stade, une généalogie sera peut-être bien avancée mais surtout, on s'est lancé !
    Dès lors, il faut apporter comme je le soulignais le plus grand soin à la quête des infos et respecter quelques règles d'or :
  • se méfier des idées reçues, par exemple :
    - « tout a été détruit à la Révolution » : c'est parfaitement faux. Les archives françaises sont pour la plupart très bien conservées, avec quelques exceptions notables il est vrai, comme celles de la ville de Paris qui ont brûlé en grande partie pendant la Commune de Paris, en 1871. Toutefois, à la demande des familles, beaucoup d'actes ont été reconstitués. Il est alors possible de sortir de l'impasse ! Cest ce qui m'est arrivé à la demande de l'épouse de Chistian Flavigny avec lequel nous cousinons via la banche Thorel et dont une nièce a épousé un de nos neveux Hervé de Sallier Dupin. Par ailleurs, nous voisinons à Saint Gildas de Rhuys. Claire ignorait tout de son ascendance n'allant guère plus loin que son grand-père sans toutefois connaître son origine. A ce stade, la famille réside à Paris. Uun des frères de Claire avait commencé des recherches mais en était resté à cette idée bien répandue que les archives parisiennes antérieures à 1871 n'existent plus. Je me suis lancée et j'avoue avoir eu bien du mal à trouver un indice. Indice que j'ai trouvé sur une base de données des Hauts-de-Seine indiquant qu'un homme avec le patronyme recherché (et le même prénom) était originaire de Paris. Je me suis rendue aux Archives de la ville de Paris et après quelques tatonnements, j'ai eu le bonheur de trouver la trace de cette famille. Vous imaginez la joie de Claire apprenant au passage qu'elle descendait d'un compositeur de musique. A présent, grâce au dernier acte de mariage trouvé à Paris (1850), l'espoir est permis d'aller plus avant et nous nous dirigeons vers le Vaucluse. A suivre....
  • -« mon nom s'orthographie avec 1 "T" et 2 "L" donc si j'en trouve un avec 2 "T" et 1 "L" ce n'est pas la même famille » : faux également, l'orthographe des noms propres a de tout temps varié, certains se déformant plus que d'autres. Il n'existait pas de règle écrite, et les scribes écrivaient de façon phonétique. C'est ainsi que le patronyme Boulloud s'orthographiait "Bolloud" au 17è siècle, . On trouve, à la même époque "Rabilion" en place de Rabillon. Un forum s'est penché sur les Sallier Dupin ou Sellier Dupin ? Il n'y a que chez les Dulac que je encore jamais trouvé de distorsion dans le nom mais sans doute est-il suffisament parlant !
  • s'organiser de façon efficace : classer les documents pour pouvoir les retrouver facilement. L'informatique offre aujourd'hui de grandes possibilités, mais ne peut remplacer la valeur d'un acte original . Quoiqu'il en soit, il faut sauvegarder régulièrement les fichiers informatiques sur un support indépendant de l'ordinateur et si possible dans un autre lieu (parent, coffre à la banque, etc.). On peut perdre des années de recherches en quelques secondes: virus informatiques, catastrophes naturelles ou humaines (commune de Paris - 1871) sont autant de dangers pour vos précieux documents.
    Il existe encore des possibilités de stockage en ligne : certains sites offrent un espace mais souvent coûteux ! toutefois Geneanet permet d'envoyer gratuitement des Gedcom et qu'ils sont récupérables.
  • savoir renoncer... c'est le "mur" ! Il n'existe plus de registres paroissiaux, les archives notariales ont disparu, il n'y a rien dans les autres types d'archives. La situation est frustrante..... Restent toutefois les recherches sur les collatéraux : parfois de bonnes surprises ! Intéressants aussi, les parrains et marraines : s'ils sont parents avec leur filleul, ce qui est le plus souvent le cas, ils peuvent fournir des pistes susceptibles de débloquer une recherche. Il faut également savoir que, bien souvent et contrairement à ce que l'on pense généralement, la difficulté n'est pas tant de retrouver la pièce manquante du puzzle dans des archives, mais de n'oublier aucune piste parmi la multitude des sources existantes : être ouvert, attentif, curieux, méticuleux, soigneux et surtout patient... très très patient!
    Soyez également convaincu que la généalogie ne se réduit pas, loin s'en faut, en une collection de « papillons morts » ; bien au contraire, elle est l'occasion de se pencher sur l'environnement social, culturel, économique de nos ancêtres.
    Au gré des recherches, on s'engage souvent dans une enquête quasi policière d'autant plus stimulante que les obstacles s'accumulent devant vous. La généalogie est un jeu de piste et c'est très précisément ce qui en fait tout le sel !
    Alors qui reprendra le flambeau ???

lundi 29 juin 2009

Receveur au "grenier à sel" : Nicolas Laugereau !......

Les Salines de Salins-les-Bains, dans le Jura ont obtenu samedi dernier leur inscription au patrimoine mondial de l'Unesco en complément de la Saline royale d'Arc-et-Senans, déjà inscrite. Le nouvel ensemble intitulé "De la grande saline de Salins-les-Bains à la saline royale d'Arc-et-Senans" témoigne de l'histoire de l'extraction du sel considéré au 18è siècle comme "l'or blanc". Mon intention n'est pas de vous conter l'histoire des salines mais plutôt l'histoire du sel et, par ce biais, celle de plusieurs de nos ancêtres alors en Maine et Loire qui donneront naissance à la branche Deschamps la Rivière dont descendent les Rabillon, de Sallier Dupin, Jumelais, Bodin, etc. et leurs descendants aujourd'hui.....
Le sel est resté jusqu'au 20è siècle le moyen de conservation de la viande et du poisson. Pour cette raison, il fut dès le début de la civilisation l'objet d'un commerce intense se faisant par voies routières ou plus souvent fluviales. On parlait alors des "chemins du sel" comme on parle encore aujourd'hui de la "route de la soie". Dès l'ancien régime, le sel jouera un rôle capital dans l'économie et un enjeu financier avec l'instauration d'une taxe "la Gabelle". Une taxe qui deviendra très vite impopulaire car très inégalitaire mais un revenu important pour le Roi qui s'assurait ainsi (avec quelques autres taxes) un revenu régulier. Lourd et impopulaire, cet impôt encourageait les fraudes. Des chemins témoignent encore de la traque organisée pour surprendre les fraudeurs. C'est ainsi que pour descendre à notre plage en Morbihan, nous empruntons le chemin des gabelous. Ces douaniers avant la lettre n'étaient qu'un modeste maillon de la chaîne.
Au sommet de la pyramide : la Ferme générale avec son Fermier, sorte d'administrateur chargé de ramener à l'Etat (au Roi) le montant de toutes taxes perçues dont la Gabelle. Et concernant la Gabelle, au niveau local, l'organe directeur de la Ferme était le "grenier à sel". S'y côtoyaient les intendants, les contrôleurs, les receveurs..... Tous ces gens étaient fort impopulaires et nombre d'entre eux eurent quelques soucis à l'heure de la Révolution comme on le verra. Mais le "grenier à sel" c'est aussi l'endroit où le sel est entreposé puis distribué moyennant un coût aux populations contraintes de consommer "le sel du devoir destiné au pot et à la salière". Tout ceci ne concerne que les régions appartenant aux anciennes terres royales (Ile de France, Orléanais, Maine, Normandie, etc.) Les régions productrices comme la Bretagne ou le littoral méditarrénéen en étaient exemptées !.....
J'en viens alors à évoquer plusieurs de nos ancêtres. Les premiers appartiennent à la famille Laugereau (ou Logereau) bien implantée en Maine-et-Loire.
Nicolas André (1713-1793), fut receveur au grenier au sel de Saint-Florent-le Vieil. Sur son acte de décès, on lit " Aujourd'hui quatre nivose an 2 de la république (24/12/1793) à une heure du matin est décédé le citoyen Nicolas André Laugereau époux de Marie Chauveau âgé de .....que le nommé Jean Rousseau son gardien nous a déclaré faire enterrer demain à trois heures après midi dans le cimetière de ce lieu ." Compte-tenu de l'époque, on peut penser que Nicolas André s'est retrouvé dans les geôles de la République ! Mon correspondant en Anjou Guy Lutellier m'écrit "En ce qui concerne André Laugereau et son incarcération à Saint Florent le Vieil , cela ne me surprend guère vu la mauvaise presse des gens de la gabelle . A mon avis , on a respecté le grand âge de l'homme (environ 80 ans) et son incarcération ressemble plus à une assignation à résidence, qu'à une vraie incarcération." Ouf ! le grand âge l'a sauvé de la guillotine ou de tout autre expédient ! Il ajoute qu'à Saint Florent-le-Vieil, il existe une tour de la gabelle qui a du être la résidence de notre ancêtre et m'en envoie la photo. Apparemment, son fils (1744-1821) receveur à Candé (49) fut moins inquiété mais après la Révolution dut changer de travail et de région. Notre grande tante Jenny Rabillon raconte dans ses notes..... "André Nicolas était le meilleur des hommes..... Lorsque les bonnes dames de Candé avaient leur provision de sel à renouveler, elles rendaient visite à André Nicolas et lui proposaient une partie de campagne sur les terres de Bretagne. Il acceptait sans méfiance et au cours de la promenade, sous un prétexte quelconque, elles entraient dans un magasin et y faisaient leurs achats. Elles s'en retournaient ensuite chez elles, passant fièrement devant la douane donnant le bras à M. Logereau, sachant bien que ses employés ne l'aurait jamais soupçonné de favoriser la contrebande ce qu'il faisait bien innocemment ! "
Lors de la suppression de l'impôt de la gabelle, il perdit sa charge et fut alors nommé à Lorient probablement dans les douanes. Plus tard, il revint habiter Candé dont il fut le maire depuis le 1er Messidor an VIII (26 juin 1800) au 10 février 1813. Il habitait place du Marché, habitation en partie démolie pour faire passer la route qui conduit en Bretagne. C'était, paraît-il une des habitations les plus belles et les plus commodes de Candé.
La famille de Sallier Dupin possède un portrait en buste d'André Nicolas. D'autres ascendants de cette même branche eurent des fonctions de Fermier généraux : Jean Deschamps et Charles Marin des Brosses (+1761), Fermier du Prieuré de Lancé dans le Loir-et-Cher. Les Fermes générales furent abrogées par une loi en 1791 mais le principe a été repris et amélioré pour devenir les Douanes actuelles.
Peut-être aurons-nous l'occasion d'en reparler.

De la terre battue au gazon.....



Après Roland Garros et deux semaines bien chargées, voici Corinne en Angleterre à Wimbledon..... Elle nous envoie des images commentées du site.....




"Quelques clichés de l'herbe verte de Wimbledon et de mon poste de travail sur le "center court", au 5ème étage du court central où se disputent les grands matchs.




Je vous envoie aussi une photo du nouveau toit (prévu en cas de pluie) mais aujourd'hui 30° et depuis le début du tournoi pas une seule goutte..... Gag !

Bisous de Wimbledon... Coco"

samedi 27 juin 2009

Transhumance hier.....demain !

Bientôt va commencer la transhumance annuelle vers les plages, les alpages ou des destinations plus exotiques pour ceux et celles qui peuvent s'éloigner un moment de leur port d'attache ! Quel rapport avec la généalogie me direz-vous ? j'en vois un en évoquant les moyens de déplacements de nos ancêtres. Certes, c'était peu en rapport avec des vacances, ce terme leur était inconnu ! Pour en parler, j'ai choisi la région Pyrénées, celle de la famille Dulac dont les fiefs Montgaillard et Trébons se situent entre Bagnères et Tarbes au pied de la chaîne montagneuse. Comment se déplaçait-on dans les Hautes Pyrénées dans la première moitié du 19è siècle pour qui ne possédait pas de cheval ? Une question posée par un membre du forum 65 et à qui fut faite la réponse suivante :
"A pied bien sûr, ou sinon on restait chez soi ! Nos ancêtres Bigourdans, comme tous les autres, étaient de grands marcheurs qui n'avaient pas l'habitude de rester le derrière collé sur leur siège. Pas de cheval... pas de voiture ! Ils se levaient tôt avec la nuit et rentraient tard avec la nuit aussi. Ils parcouraient ainsi des centaines de kilomètres. Et pourtant les voies de communication jusqu'au début du 20è et même assez tard, surtout si elles étaient un peu écartées , sont restées longtemps des sentiers, des chemins difficiles, parfois pas très sûrs , mais ils cheminaient souvent à plusieurs. A titre d'exemple, à 7 ans j'allais seul garder 10 à 12 vaches à 4 km de la maison. Le chemin était long dans les bois puis la route nationale peu fréquentée à l'époque, enfin traversée à gué de la Baîse..... je faisais ainsi le trajet quatre fois par jour. Et personne ne se posait de questions métaphysiques sur les risques et les dangers possibles. A 7 ans pourtant...".
C'était hier..... tout a changé en Bigorre comme ailleurs. Toutefois, la randonnée est pratiquée par bon nombre aujourd'hui et notre cousin Guy de Sallier Dupin a fait et fait encore beaucoup pour la developper en Côtes d'Armor. Par ailleurs, il n'est qu'à voir le nombre de marcheurs vers Compostelle pour comprendre cette aspiration qui habite beaucoup d'entre nous de retrouver une vraie communion avec la nature. Et si l'on en vient aux quatre roues, il n'est évidemment pas question de revenir à la charette ou la calèche pour les plus fortunés. Toutefois, le témoignage vaut qu'on s'y arrête. Nos ancêtres ignoraient les "bouchons", juste quelques croisements hasardeux et, prévoyants, ne prenaient jamais la route sans un bon casse-croûte dans la besace !
Baguette magique !... et retour en juillet 2009. Cette fois, les voitures "petites reines" roulent, roulent et à défaut de remplir sa voiture d’essence, il arive un moment où l'on cherche de quoi satisfaire la petite faim qui se fait pressante, on est parti tôt le matin ! Si le temps ne vous est pas compté, il est possible d'échapper à l'autoroute et de goûter la cuisine locale. Mais aujourd'hui, le temps presse..... alors au menu sandwich triangle, boisson dans cannette alu et barre chocolatée, le tout emballé dans des produits non recyclables et en plus c'est cher ! autre solution, la baguette fraîche mais la trouver sur ces parcours devient un exploit, je l'ai testé. Le bon sandwich est rare sur nos autoroutes, alors il est préférable de le prévoir auparavant ! On aura mieux mangé et c'est meilleur pour l'environnement. Pour notre part, après bien des expériences décevantes, je choisis la bonne baguette, fleuron de la "boulange française". J'observe qu'il y en a qui, aujourd'hui, choisissent le train plutôt que de souffrir de la chaleur dans les bouchons… ou au péage. Y aurait-il du changement dans l'air ? Certes, aujourd'hui, une voiture, si elle n'est pas trop vieille a la clim, comme ça on dépasse le quota de CO2… mais c’est pas parce qu’on prend le train qu’il faut prendre un sandwich pâteux à la voiture bar… !!! Au fond, même au 21è siècle, rien n'est tellement simple pour notre génération. Ce message est inspiré d'une communication de "Agir pour la planète".
Quoiqu'il en soit, je vous souhaite une très bon voyage et d'excellentes vacances.....