vendredi 9 octobre 2009

Les Rabillon de ????? à Piolenc


Lorsque, il y a quelques années déjà, j'ai souhaité exploiter les archives familiales que j'avais pu réunir ou collecter au cours des années, j'ai bien sûr commencé par m'appuyer sur le travail de ceux ou celles qui m'avaient précédés. En ce qui concerne ma branche paternelle, c'est évidemment à partir des travaux de mon oncle Henri de Sallier Dupin (+ 1987) que je suis partie sur la trace des Rabillon.
Il me revenait alors de compléter ce travail en amont au-delà de 1732, date du mariage de Pierre Etienne avec Gabrielle Boyer mais encore en aval avec les nouvelles générations ce que je m'efforce de faire.
En amont et au fil des années, j'ai pu remonter jusqu'en 1635, naissance présumée d'un Nicolas Rabillon qui est aujourd'hui la "nouvelle tête" de notre ascendance Rabillon ou si vous préférez le grand-père du dernier Rabillon exhumé par oncle Henri. Une avancée importante surtout en cette fin 17é où les actes sont fort peu bavards et peu facile à déchiffrer! C'était pour moi une première récompense, deux générations gagnées.....
Au fait !... si vous n'êtes pas arrivés à lire l'acte de naissance de Balthazar, en voici la transcription : 1659. Le 20è jour du mois d'avril, moi prêtre-curé soussigné, ai baptisé un enfant né le 18è du même mois de Maître Nicolas Rabillon et Françoise Claret mariés de ce lieu de Piolenc à qui est imposé le nom de Balthazard. Parrain-marraine ont été Balthazard Rabillon habitant du lieu de Mondragon et Anne Claret, soeur de Françoise sus-nommée !
Que savons-nous donc de Nicolas ?... il eut 4 enfants Michel (o1656), Balthazar (o1659), Joseph(o1661) et Anne (o1668). Michel s'est marié en 1691 mais j'ignore encore tout de sa possible descendance. Par contre depuis peu et grâce à un nouveau "contact" (cf. ci-dessous) nous savons que Anne est mariée à Pierre Clémens vers 1650 avec descendance. De Balthazar, encore pas grand chose si ce n'est qu'il fut le parrain d'un des enfants de Nicolas et qu'il est dit de Mondragon, autre commune du Vaucluse.....
Enfin Joseph s'est marié trois fois et de chaque union une descendance. Notre branche est issue de la seconde union en 1691 avec Marie Amblard d'où est issu Pierre Etienne. C'est cette descendance qui a été développée par oncle Henri et que je m'efforce encore d'enrichir au hasard des générations Je n'ai trouvé la troisième union que depuis peu, il ya descendance ! Tous les enfants de Nicolas sont nés à Piolenc, village du Vaucluse où l'on trouve nombre de Rabillon ainsi qu'à Orange ou Avignon à partir de 1650.
Mais, encore aujourd'hui, le mariage de Nicolas est introuvable ! j'ai toutefois pu mettre en évidence, il y a quelques années, qu'un frère de notre aïeul était nommé parrain au baptême de son neveu Balthazar (cf. copie de l'acte en tête du "post"). Et puis, plus rien jusqu'au jour où..... je reçois le message d'un jeune homme qui, ayant eu connaissance de mes recherches, me signalait qu'il avait dans son ascendance une Anne Rabillone, très probablement la soeur de "mon Nicolas"..... Il faut savoir qu'au hasard des actes le patronyme Rabillon devient Rabillion ou Rabillone.
Un message qui me permet d'espérer remonter encore un peu plus haut dans cette filiation. Il apparaît que Nicolas serait né à Mondragon, autre commune du Vaucluse, ainsi que son frère Balthazar et sa soeur Anne. Cela confirme le fait avéré qu'avant 1640, on ne trouve plus de Rabillon à Piolenc ! Ils seraient les enfants de Pons Rabillon et Catherine Lamere. Tout ceci reste encore à confirmer. Damien, mon jeune correspondant et très lointain cousin résidant sur place poursuit sa quête. Les régistres d'état-civil étant très pauvres, lacunaires ou inexistants à cette époque, il s'intéresse davantage aux contrats de mariage ce que je fais moi-même quand j'ai le bonheur de connaître le notaire. Patience donc pour connaître la suite de la saga Rabillon en Vaucluse. A suivre.....

vendredi 2 octobre 2009

On ne nous dit pas tout !.....

Depuis plusieurs années, j'étais à la recherche du lieu de naissance du frère aîné de ma belle-mère Angèle Boulloud, née Tilmont. Ma belle-mère parlait de lui comme d'un frère très proche d'elle qui était née en 1898. Par conséquent, je le situais vers 1896-97. Je l'ai peu connu, ne l'ayant vu qu'une fois lorsque, avec mes beaux-parents, j'ai fait connaissance du lieu d'origine de ma belle-mère, Saint-Amand-les-Eaux dans le Nord. Nous avions, alors, rendu visite à son frère, par ailleurs le parrain de Jean-Pierre.
Ses parents s'étant mariés à Saint-Amand et ses deux soeurs y étant nées, ma recherche s'est d'abord porté sur cette commune... pas de Clément ! Puis, j'ai interrogé les archives de Hasnon, terroir origine de la famille Tilmont... rien ! Mais où donc avait bien pu naître ce farceur ? J'avais bien pensé à la Belgique dont était originaire Marie Erculisse, la maman. Pourquoi pas et puis j'en étais resté là me promettant d'y revenir... Ces jours derniers, l'occasion me fut donnée d'échanger avec les cousins belges de Jean-Pierre, la soeur de ma belle-mère ayant épousé un wallon. C'est eux qui sont un peu aujourd'hui la mémoire de cette branche familiale. Je leur ai demandé (ce que j'aurai pu faire plutôt !) si ils connaissaient la date et le lieu de la naissance de l'oncle Clément.
Surprise... surprise... Anne-Marie se souvient de ce qu'en disait sa maman, Tante Elise ..... " Comme on disait de manière populaire, Clément est "un enfant à fille", né plusieurs années, peut-être 5 ans avant le mariage de ses parents. Ceux-ci se sont rencontrés à Bruxelles alors que Clément père était en apprentissage et que Marie était en service dans une maison. Le fils est certainement né à Quaregnon (Belgique) où il a été élevé avec François, le petit frère de Marie avec lequel il est resté ami toute sa vie. Il semble que Clément-fils ait toujours préféré la maison de Quaregnon à celle de Saint-Amand"
Alors, me voilà remise en selle pour débusquer l'oncle Clément, né très probablement en Belgique. Comme ses parents se sont mariés en 1894 cela nous mène à une naissance vers 1889 ce qui lui faisait presque dix ans de différence avec la maman de Jean-Pierre. Très étonnant ! jamais cela ne m'était apparu ainsi.
Je vais donc, de ce pas, prendre le chemin de la Belgique, enfin virtuellement.....

jeudi 1 octobre 2009

Claude Poullard des Places.....

Je remercie mon cousin Guy de Sallier Dupin qui a pris le temps de m'informer d'un événement à caractère local et familial. En effet, plusieurs de mes cousins ont pu assister dimanche dernier 27 septembre à une cérémonie en la cathédrale de Rennes pour commémorer le tricentenaire de la mort du fondateur de la congrégation du Saint-Esprit, Claude Poullart des Places.....
Ce Père Spiritain nous est lié par le mariage au tout début du 18è siècle de sa soeur Jeanne Françoise avec un Monsieur Le Chat de Vernée. En 1768, leur petite fille Marie Céleste épouse François de Caqueray-Valolive dont nous descendons par l'une de nos arrières grand-mères Marie Caroline de Caqueray.
Claude-François était le fils unique du plus grand brasseur d'affaires de Rennes. Juriste de formation, il a vingt-deux ans lorsque en 1701, il se voue à la pauvreté, "ne prétendant se réserver que la santé dont il souhaite faire un sacrifice entier dans le travail des missions".
Un siècle et demi auparavant, le Concile de Trente avait préconisé l'institution de séminaires où les pauvres seraient reçus par préférence et gratuitement. De tels établissements restent à créer. Etudiant à Paris, Claude est frappé de l'abandon dans lequel se trouvent les aspirants au sacerdoce : ils logent en ville sans que leur existence matérielle soit assurée, et moins encore garantie leur vie spirituelle... En 1703, simple clerc tonsuré, il ouvre le séminaire du Saint-Esprit, réservé aux plus pauvres, le seul qui soit d'une totale gratuité. Puis, il fonde la Congrégation du Saint-Esprit. Toutefois, il ne se penche pas seulement sur la misère de ses pauvres "écoliers" : il se fait l'un d'entre eux. Il meurt, à trente ans, vingt et un mois après son ordination.
Mais son oeuvre lui survit et s'oriente très tôt vers les missions lointaines comme en témoigne le message de Guy : "...nous avons eu une messe très colorée, animée par des Africains au cours de laquelle rythme et spectacle étaient loin d'être exclus..."
et l'extrait de l'article tiré de la Conférence des évêques de France :
"... la messe du dimanche 27 septembre, célébrée par Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo à la cathédrale, aura une forte portée symbolique. Elle devrait en effet être co-célébrée par Mgr Gabriel Mbilingui, archevêque de Lubango en Angola et animée par la maîtrise de la cathédrale avec la chorale Interpeuples ..... Et ceci en présence de descendants de la sœur de Claude François Poullart des Places."
Je me souviens qu'en 1959 eut lieu une première commémoration à laquelle Maman avait assisté avec d'autres membres de la famille. En 1962, paraissait un un livre relatant la vie et l'oeuvre du Père Poullart, en bonne place dans notre bibliothèque dédicacé par l'auteur à mes parents. J'y ai retrouvé les cartons d'invitation et le programme des manifestations qui eurent lieu à cette occasion à Rennes.
L'exemple de Claude François Poullart, jeune homme fortuné qui renonce à tout, devient prêtre, se consacre aux séminaristes les plus pauvres et les envoie au loin auprès des populations les plus méprisées, s'adresse bien à nous tous au sein d'une société où le profit est roi.... un message très contemporain.

* la photo est tirée du document remis aux invités et que m'a transmis Guy.

vendredi 25 septembre 2009

L'arbre des Caget.....

A la demande de ma cousine Marie-Françoise, j'ai recherché les origines de sa branche maternelle dont elle avait peu de repères. Elle est fille de Guy Thorel l'un des frères de ma mère Geneviève. Guy épouse en 1935 Marie-Rose Caget. C'est donc sur les traces de la famille Caget que nous avons pris d'abord le chemin ensemble lors d'une visite de ma cousine à la maison au printemps dernier. Marie-Françoise savait ses grands-parents maternels originaires de Melun en Seine-et-Marne. C'est donc par là que nos recherches ont débuté. Profitant de l'accès aux archives numérisées du 77, nous y avons trouvé quelques traces de cette famille : naissance des grands-parents, décès de l'arrière grand-père et, cerise sur le gâteau, pour une première journée, trace d'une convention signée entre cet arrière grand-père Louis Alfred, banquier à Melun et le député-maire de la ville pour la construction et l'exploitation du tramway à traction électrique... "la ville de Melun rétrocède, à M. Caget qui accepte, pour une durée de cinquante ans à partir de la date de la déclaration publique, la construction et l'exploitation d'un tramway à traction mécanique, à établir entre les nouvelles casernes et la gare de Melun pour le transport des voyageurs dans les conditions déterminées par le cahier des charges...etc."
Ensuite ce fut moins simple
car au 19è, on bougeait déjà pas mal même si on ne s'éloignait pas forcément beaucoup. Après quelques tatonnements, j'ai retrouvé la piste des Caget à Maincy, petite commune dont dépend le château de Vaux-le-Vicomte. Là, j'ai pu, sans trop de mal remonter le fil jusqu'en 1723. Toutefois, bien sûr des lacunes et en particulier bien du temps passé pour éplucher les tables décennales de tous les villages situés non loin de Maincy ou de Melun. Ceci en particulier pour "enfin" trouver le mariage de l'arrière grand-père (vous savez le tramway) dans la commune de Seine-Port. La boucle est à présent à peu près bouclée si on s'en tient à l'état-civil.
Mais pour moi, ce n'est pas l'essentiel même si on est obligé d'en passer d'abord par là. A présent, j'en appelle à tous ceux et toutes celles qui descendent de Louis-Alfred pour qu'ils vident les tiroirs, relisent les vielles lettres si ils en possèdent encore, numérisent les photos etc., fassent appel à leurs souvenirs, questionnent leurs aînés afin qu'ensemble, nous puissions conter l'histoire de leurs ancêtres maternels...les Caget. Sur ce plan-là, je n'irai guère plus loin n'ayant pas de parenté directe avec cette famille.

60 ans de mariage.....

François Bataille et Denise, née Pinet
ont fêté le 22 juillet dernier
leurs noces de diamant !
François et Denise se sont unis le 12 juillet 1949 à Saint-Mandé.
Cet heureux anniversaire a du déplacer du monde car François et Denise ont 9 enfants, 31 petits-enfants et je ne suis pas certaine d'être à jour ! Je ne compte pas la génération suivante que je connais mal..... Denise est fille d'un cousin issu de germain de maman. Pour faire court, nos arrières-grands-mères étaient soeurs, filles de Jean-Pierre Bressel et Marie-Louise, née Monpou. La première Marie Albertine Bressel par son union avec Paul Laurance donnera naissance à plusieurs branches dont celle des Pinet (Denise). La seconde, Marie Blanche Bressel, mon arrière grand-mère par son union avec Etienne Léon Sausse donnera naissance à la branche des Thorel (ma mère Geneviève) et à celle des Lebreton-Savigny.
Combien de fois ai-je entendu Maman parler de ses cousins Laurance sans que je puisse vraiment les situer ? Petit à petit, avec l'aide des uns ou des autres (en particulier Marie-Joëlle Choquart, née Trotet, issue de la branche Lebreton-Savigny) et l'aide de photos de famille, le puzzle s'est mis en place. J'en savais assez pour prendre contact. C'est ainsi qu'en 2005, invitée à déjeuner chez Denise, nous avons fait sa connaissance et celle de François, son époux. J'étais, bien sûr, accompagné de Jean-Pierre mais j'avais associé à cette rencontre ma tante Edith Thorel, née Lefebvre, épouse de Xavier Thorel (+), un frère de maman. Malheureusement, Marie-Joëlle, empêchée ne put nous rejoindre. Accueillis avec beaucoup de gentillesse, nous avons longuement échangé sur "nos familles" et je garde de cette rencontre un beau souvenir, une photo et beaucoup d'infos !


Denise, Bernadette, Edith, Jean-Pierre
Depuis, les échanges se sont fait plus rares mais je vais profiter de cet anniversaire pour téléphoner à Denise.

On se remet en selle !.....

Après cette période estivale où la généalogie s'endort un peu, je reprends la route dans l'intention, à nouveau, de vous parler de mes recherches, de mes trouvailles, de mes espoirs, de mes attentes concernant hier et demain. Durant l'été, je vous ai beaucoup parlé de notre petite famille..... j'aurai bien aimé déborder un peu mais en l'absence de vos nouvelles je fais avec ! et pourtant je sais que ce blog est lu par beaucoup. A ce titre, il remplit déjà la mission que je lui avais confié mais j'aimerai plus de retour !
Ce blog se veut conter l'histoire de "nos familles", hier au fil de mes recherches généalogiques toutes branches confondues..... y a du boulot ! mais encore l'histoire du Patrimoine et aujourd'hui celle de notre..... de votre quotidien. Une mission, en partie, accomplie avec la nouvelle des naissances, mariages ou décès..... et je remercie ceux et celles qui n'oublient pas de me faire part de leurs joies comme de leurs peines. Ce blog ne néglige pas pour autant l'histoire de demain et des générations futures avec ce qui m'interpelle tant au sens écologique, développement durable, énergies nouvelles, partage et fraternité ! Grands mots diront certains mais qui portent en eux l'espérance. C'est dans cet esprit que je reprends la route avec vous si vous le voulez bien.....
NB : la photo a été prise en août par Emilie.

lundi 21 septembre 2009

Du granit rose à l'Emeraude.....

Ce post fait suite à celui qui a été édité le 16 septembre dernier.....
Nous quittons cette très belle côte de granit rose sous le soleil et prenons la route de Lamballe, attendus pour déjeuner par mon cousin Guy et Andrée, son épouse. Ils habitent une jolie maison, ancien presbytère avec un jardin bien accueillant. Nous y goûterons des brugnons délicieux ! Andrée nous a préparé un repas n'utilisant que légumes et fruits de ce jardin. Un cadeau aujourd'hui !
Temps d'échange bien sympathique durant lequel Guy nous fait partager sa passion pour l'histoire locale. Nous apprenons ainsi l'existence des fours à boulets dont il parle dans un de ses livres. Il me semble qu'il s'agit de " La mer et la guerre dans les Côtes-du-Nord du Consulat à la Grande Guerre". Rendez-vous est pris pour que Guy nous fasse découvrir le four à boulets de la pointe d'Erquy lors d'un autre séjour dans la région !
Et nous voilà repartis cette fois en direction de Dinard où nous attendent mon frère Michel et Claudine. Ils s'y sont installés, il y aura bientôt deux ans quittant sans regret Essonne et région parisienne. Auprès d'eux, nous passerons aussi un très bon moment. Michel nous fera découvrir toute la côte et comme à Bréhat, nous alignerons les kilomètres le long de cette côte dite d'Emeraude.A chaque détour du sentier douanier, le panorama est grandiose.....











.....belles plages ou criques surmontées de somptueuses villas datant de la fin du 19è ou début 20è siècle. Dinard et ses stations balnéiares satellites ont su conserver et cultiver le charme nostalgique de la "Belle Epoque" avec ces villas mythiques et les non moins mythiques cabines de bain sur la plage !




Au cours de notre promenade, en compagnie du soleil, nous apercevons Saint-Malo, célèbre cité corsaire, prête à s'embarquer tel un vaisseau à l'ancre ! Gravissant la falaise par un escalier bien raide, nous reprenons pied dans la ville et visitons une exposition consacrée aux affiches réalisées au début du 20è siècle pour promouvoir le site. Toute une époque ! Une expo présentée dans l'emblématique "Villa Rochebrune" dont a fait don à la ville de Dinard, un riche industriel. Cette dernière photo est prise de la terrasse de cette villa ! pas mal n'est-ce-pas.....

Et le mercredi 9 septembre nous serons de retour dans notre presqu'île avant de rprendre quelques jours après la route de l'est vers la Seine et Marne. L'été était presque déjà derrière nous !