dimanche 18 octobre 2009

Un peu de leur histoire.....

C'est effectivement un peu de l'histoire de nos ancêtres que nous lisons sur une vieille photo retrouvée au hasard d'un rangement ou cadeau d'un parent. C'est ainsi que Bertrand Thorel a souhaité partager avec nous cette photo que lui a envoyé sa soeur Françoise.
Je vous ai parlé de ce jeune cousin dans un post du 09/12/2008 sous le libellé "une branche qui va se développer". Hé ! oui, Bertrand partage le même intérêt que moi pour l'histoire de "nos familles" ce qui nous réunit sur un thème commun... les Thorel, partageant ainsi notre travail et nos acquis depuis un an.Que nous raconte cette photo ? un instant de vie d'une famille réunie à Courbevoie au début du siècle dernier. Cette famille est celle de notre arrière grand-père Camille Thorel. La famille n'est pas au grand complet... Il y manque trois des fils de Camille, mon grand-père Philippe, Louis, grand-père de Jean, cousin "retrouvé" en 2005, enfin Marcel, grand-père de Bertrand, lui aussi retrouvé l'an dernier. Par contre trois petits-enfants sont eux, bien présents sur la photo (vous pouvez cliquer sur la photo pour agrandir).
Bertrand écrit : "On distingue de gauche à droite Henri, mon père, sur les épaules de son oncle Paul tant aimé... Louise Dubois, notre arrière-grand-mère, épouse de Camille... leur fille Marguerite-Marie... Camille notre aïeul... Pierre (jeune frère d'Henri) sur les genoux de son oncle André... Louise Daguerre des Hureaux (première épouse d'André)... Jacques dans les bras de son oncle Jacques, prêtre. Je trouve ces photos très émouvantes... découvrir ces instantanés de toutes ces personnes dont je connais maintenant un peu leur histoire, leur devenir heureux ou tragique".
Oui, histoire heureuse ou tragique... heureuse parce que famille unie, soudée mais aussi tragique... Quelques années après, Paul disparaîtra dans la Marne en 1914, André perdra sa toute jeune épouse et mon grand-père Philippe décédera en 1920 des suites de ce qu'il a enduré dans les tranchées laissant sept orphelins dont l'aînée Geneviève (ma mère) n'avait alors que 17 ans. Sur tous encore sont passés l'épreuve de la seconde guerre mondiale, exode, bombardements, blessures de guerre, etc. mais aussi le bonheur de fonder une famille et de donner à l'arbre des Thorel de nombreux et robustes rameaux.
Longue histoire dont nous ne connaissons qu'un petit bout puisque pour l'instant nous nous sommes arrêtés en 1566 avec les deux générations les plus anciennes identifiées seulement l'an passé : Nicolas et Anne Roussel suivis en 1591 par Robert et Jeanne Planterose. Ils ont rejoint au sommet de l'arbre Jean et Isabeau Lambert (1627), ces derniers "libérés" au siècle dernier du linceul des archives par notre grand-oncle Jacques... Notre ambition, aujourd'hui, est toujours de creuser encore plus profond dans le terreau de nos racines tout en accueillant les nouveaux-venus... pas moins difficile mais passionnant !

vendredi 16 octobre 2009

Sur l'air de "Joyeux anniversaire".....

Je suis un peu en retard sur le calendrier pour évoquer quelques moments heureux mais n'ayant aucun talent pour la photo, j'ai attendu d'en recevoir de meilleures pour vous les faire partager !
La première à s'avancer fut notre Margaux qui a eu 8 ans le 28 septembre dernier. Elle a partagé la vedette avec le petit Oscar, fils de Pierre-Yves et Morgane.....


La séquence émotion fut remportée par Michel Violet dont nous avons fêté, le 3 octobre dernier, le 50è anniversaire. Surprise... surprise pour la vedette du jour qui ne s'attendait pas ce soir-là à retrouver chez lui, famille et amis. Tout cela magnifiquement préparé et maîtrisé par Céline avec l'aide et la complicité de quelques proches.








Plutôt que des photos, j'ai choisi de vous offrir deux vidéos qui sont , me semble-t-il la meilleure illustration de cette belle soirée où la joie, l'émotion étaient perceptibles autant chez "l'homme du jour" que chez tous ceux et celles qui avaient été invités à le fêter.
La première vidéo illustre l'arrivée de Michel et dans la seconde, sa maman Colette nous invite à "Aimer" ! Beau message.....








mardi 13 octobre 2009

Les Rabillon de Mondragon à Piolenc

Et voilà..... ce qui n'était encore qu'hypothèse la semaine passée trouve confirmation dans le dernier message du jeune Damien Lavorini qui travaille, lui aussi sur l'histoire des Rabillon en Vaucluse. Damien est encore étudiant mais il est déjà passionné de généalogie. Comme je l'indiquais dans mon dernier post (9 octobre), il descend du couple Anne Rabillon / Pierre Clemens.
Mais il restait à confirmer que cette Anne Rabillon était la (ou une) soeur de notre aïeul Nicolas et de son frère Balthazar que nous avions sorti de leur sommeil dans les archives, il y a quelques années. J'avais relevé que Balthazar, parrain d'un des enfants de Nicolas était dit originaire de Mondragon. Nicolas y était-il né, s'y était-il marié ? J'en étais là n'ayant pas, en dépit de plusieurs tentatives, réussi à mettre le doigt sur l'acte de naissance de Nicolas. Lorsque l'on doit dépouiller des registres paroissiaux du 17è, la recherche est longue, fastidieuse : registres en mauvais état, pages tachées, écriture du curé illisible, etc . Il n'est pas alors évident de trouver un bénévole qui veuille bien s'y"coller" ! Damien est devenu "l'homme-providence" en dépit du fait que ses études l'ont mené assez loin du terroir d'origine. Lors de ses vacances, il a beaucoup travaillé sur les archives notariales plus riches qui nous restent souvent fermées, les associations d'Entraide locale pas toujours disposées à mettre le nez dans cette catégorie d'archives.
Aujourd'hui, nous pouvons donc reconstituer la fratrie de Nicolas (ou une partie). Anne et Nicolas sont nés entre 1610 et 1631 à Mondragon où ils apparaissent dans une table respectivement aux pages 72 et 109. Anne est donc l'aînée. Malheureusement, écrit Damien, il n'a pas trouvé le registre correspondant à cette table ce qui nous prive de l'acte lui-même.
Relevés encore les Contrats de mariage de Anne et de Balthazar. Celui de Nicolas reste à trouver ce que pense faire notre jeune ami Damien lors d'un prochaine visite. Anne s'est mariée à Mondragon assez logique pour une fille de se marier dans son village d'origine.
Contrat de mariage du 26 janvier 1649 :
"Le 26 janvier 1649 à Mondragon, contrat de mariage.....
Entre honnête fils Pierre CLEMENS, fils de feux Charles et Eyne
s PLANTINE de Piolenc
Et honnête fille Anne RABILLON, fille de feu Pons et Catherine LAMERE de Mondragon
Le marié est assisté de Sr Philibert du RIEU, Esprit TERON et Gaspard MARTIN ses cousins. La mère de la mariée lui constitue en dot la somme de 20 livres, ainsi que six linceuls, un coffre de bois de nois fermant à clef, quatre serviettes, une nappe de toile de maison et une brebis.
Françoise TERASSE, femme d’Anthoine TARANGE, donne à la mariée deux serviettes de toile de maison."
Balthazar s'est marié à Piolenc. Il épouse Anne Claret, marraine d'une des enfants de Nicolas et sans doute la soeur de Françoise Claret qui s'est uni à Nicolas. Le patronyme Claret étant très présent à Piolenc, il y a forte chance pour que nous trouvions le contrat de mariage de Nicolas et de Françoise à Piolenc. A suivre.....
"Le 2 juillet 1662 à Piolenc, Contrat de mariage.....
"Entre honnête fils Balthesard RABILHON, fils de feu Pons et Catherine LAMERE, natif de Mondragon, Et honnête fille Anne CLARETE, fille de feux Mr Pierre CLARET et Jeanne PEYDIERE de Piolenc Il est assisté de Nicolas RABILHON son frère"
On notera ici que le patronyme est écrit Rabilhon !
Mais au-delà de Mondragon d'où venaient les Rabillon, Rabilion, Rabillone, Rabilhon ? Nous le saurons peut-être si Damien met la main sur le contrat de mariage de Pons Rabillon, nouvelle tête de notre lignée.....

vendredi 9 octobre 2009

Les Rabillon de ????? à Piolenc


Lorsque, il y a quelques années déjà, j'ai souhaité exploiter les archives familiales que j'avais pu réunir ou collecter au cours des années, j'ai bien sûr commencé par m'appuyer sur le travail de ceux ou celles qui m'avaient précédés. En ce qui concerne ma branche paternelle, c'est évidemment à partir des travaux de mon oncle Henri de Sallier Dupin (+ 1987) que je suis partie sur la trace des Rabillon.
Il me revenait alors de compléter ce travail en amont au-delà de 1732, date du mariage de Pierre Etienne avec Gabrielle Boyer mais encore en aval avec les nouvelles générations ce que je m'efforce de faire.
En amont et au fil des années, j'ai pu remonter jusqu'en 1635, naissance présumée d'un Nicolas Rabillon qui est aujourd'hui la "nouvelle tête" de notre ascendance Rabillon ou si vous préférez le grand-père du dernier Rabillon exhumé par oncle Henri. Une avancée importante surtout en cette fin 17é où les actes sont fort peu bavards et peu facile à déchiffrer! C'était pour moi une première récompense, deux générations gagnées.....
Au fait !... si vous n'êtes pas arrivés à lire l'acte de naissance de Balthazar, en voici la transcription : 1659. Le 20è jour du mois d'avril, moi prêtre-curé soussigné, ai baptisé un enfant né le 18è du même mois de Maître Nicolas Rabillon et Françoise Claret mariés de ce lieu de Piolenc à qui est imposé le nom de Balthazard. Parrain-marraine ont été Balthazard Rabillon habitant du lieu de Mondragon et Anne Claret, soeur de Françoise sus-nommée !
Que savons-nous donc de Nicolas ?... il eut 4 enfants Michel (o1656), Balthazar (o1659), Joseph(o1661) et Anne (o1668). Michel s'est marié en 1691 mais j'ignore encore tout de sa possible descendance. Par contre depuis peu et grâce à un nouveau "contact" (cf. ci-dessous) nous savons que Anne est mariée à Pierre Clémens vers 1650 avec descendance. De Balthazar, encore pas grand chose si ce n'est qu'il fut le parrain d'un des enfants de Nicolas et qu'il est dit de Mondragon, autre commune du Vaucluse.....
Enfin Joseph s'est marié trois fois et de chaque union une descendance. Notre branche est issue de la seconde union en 1691 avec Marie Amblard d'où est issu Pierre Etienne. C'est cette descendance qui a été développée par oncle Henri et que je m'efforce encore d'enrichir au hasard des générations Je n'ai trouvé la troisième union que depuis peu, il ya descendance ! Tous les enfants de Nicolas sont nés à Piolenc, village du Vaucluse où l'on trouve nombre de Rabillon ainsi qu'à Orange ou Avignon à partir de 1650.
Mais, encore aujourd'hui, le mariage de Nicolas est introuvable ! j'ai toutefois pu mettre en évidence, il y a quelques années, qu'un frère de notre aïeul était nommé parrain au baptême de son neveu Balthazar (cf. copie de l'acte en tête du "post"). Et puis, plus rien jusqu'au jour où..... je reçois le message d'un jeune homme qui, ayant eu connaissance de mes recherches, me signalait qu'il avait dans son ascendance une Anne Rabillone, très probablement la soeur de "mon Nicolas"..... Il faut savoir qu'au hasard des actes le patronyme Rabillon devient Rabillion ou Rabillone.
Un message qui me permet d'espérer remonter encore un peu plus haut dans cette filiation. Il apparaît que Nicolas serait né à Mondragon, autre commune du Vaucluse, ainsi que son frère Balthazar et sa soeur Anne. Cela confirme le fait avéré qu'avant 1640, on ne trouve plus de Rabillon à Piolenc ! Ils seraient les enfants de Pons Rabillon et Catherine Lamere. Tout ceci reste encore à confirmer. Damien, mon jeune correspondant et très lointain cousin résidant sur place poursuit sa quête. Les régistres d'état-civil étant très pauvres, lacunaires ou inexistants à cette époque, il s'intéresse davantage aux contrats de mariage ce que je fais moi-même quand j'ai le bonheur de connaître le notaire. Patience donc pour connaître la suite de la saga Rabillon en Vaucluse. A suivre.....

vendredi 2 octobre 2009

On ne nous dit pas tout !.....

Depuis plusieurs années, j'étais à la recherche du lieu de naissance du frère aîné de ma belle-mère Angèle Boulloud, née Tilmont. Ma belle-mère parlait de lui comme d'un frère très proche d'elle qui était née en 1898. Par conséquent, je le situais vers 1896-97. Je l'ai peu connu, ne l'ayant vu qu'une fois lorsque, avec mes beaux-parents, j'ai fait connaissance du lieu d'origine de ma belle-mère, Saint-Amand-les-Eaux dans le Nord. Nous avions, alors, rendu visite à son frère, par ailleurs le parrain de Jean-Pierre.
Ses parents s'étant mariés à Saint-Amand et ses deux soeurs y étant nées, ma recherche s'est d'abord porté sur cette commune... pas de Clément ! Puis, j'ai interrogé les archives de Hasnon, terroir origine de la famille Tilmont... rien ! Mais où donc avait bien pu naître ce farceur ? J'avais bien pensé à la Belgique dont était originaire Marie Erculisse, la maman. Pourquoi pas et puis j'en étais resté là me promettant d'y revenir... Ces jours derniers, l'occasion me fut donnée d'échanger avec les cousins belges de Jean-Pierre, la soeur de ma belle-mère ayant épousé un wallon. C'est eux qui sont un peu aujourd'hui la mémoire de cette branche familiale. Je leur ai demandé (ce que j'aurai pu faire plutôt !) si ils connaissaient la date et le lieu de la naissance de l'oncle Clément.
Surprise... surprise... Anne-Marie se souvient de ce qu'en disait sa maman, Tante Elise ..... " Comme on disait de manière populaire, Clément est "un enfant à fille", né plusieurs années, peut-être 5 ans avant le mariage de ses parents. Ceux-ci se sont rencontrés à Bruxelles alors que Clément père était en apprentissage et que Marie était en service dans une maison. Le fils est certainement né à Quaregnon (Belgique) où il a été élevé avec François, le petit frère de Marie avec lequel il est resté ami toute sa vie. Il semble que Clément-fils ait toujours préféré la maison de Quaregnon à celle de Saint-Amand"
Alors, me voilà remise en selle pour débusquer l'oncle Clément, né très probablement en Belgique. Comme ses parents se sont mariés en 1894 cela nous mène à une naissance vers 1889 ce qui lui faisait presque dix ans de différence avec la maman de Jean-Pierre. Très étonnant ! jamais cela ne m'était apparu ainsi.
Je vais donc, de ce pas, prendre le chemin de la Belgique, enfin virtuellement.....

jeudi 1 octobre 2009

Claude Poullard des Places.....

Je remercie mon cousin Guy de Sallier Dupin qui a pris le temps de m'informer d'un événement à caractère local et familial. En effet, plusieurs de mes cousins ont pu assister dimanche dernier 27 septembre à une cérémonie en la cathédrale de Rennes pour commémorer le tricentenaire de la mort du fondateur de la congrégation du Saint-Esprit, Claude Poullart des Places.....
Ce Père Spiritain nous est lié par le mariage au tout début du 18è siècle de sa soeur Jeanne Françoise avec un Monsieur Le Chat de Vernée. En 1768, leur petite fille Marie Céleste épouse François de Caqueray-Valolive dont nous descendons par l'une de nos arrières grand-mères Marie Caroline de Caqueray.
Claude-François était le fils unique du plus grand brasseur d'affaires de Rennes. Juriste de formation, il a vingt-deux ans lorsque en 1701, il se voue à la pauvreté, "ne prétendant se réserver que la santé dont il souhaite faire un sacrifice entier dans le travail des missions".
Un siècle et demi auparavant, le Concile de Trente avait préconisé l'institution de séminaires où les pauvres seraient reçus par préférence et gratuitement. De tels établissements restent à créer. Etudiant à Paris, Claude est frappé de l'abandon dans lequel se trouvent les aspirants au sacerdoce : ils logent en ville sans que leur existence matérielle soit assurée, et moins encore garantie leur vie spirituelle... En 1703, simple clerc tonsuré, il ouvre le séminaire du Saint-Esprit, réservé aux plus pauvres, le seul qui soit d'une totale gratuité. Puis, il fonde la Congrégation du Saint-Esprit. Toutefois, il ne se penche pas seulement sur la misère de ses pauvres "écoliers" : il se fait l'un d'entre eux. Il meurt, à trente ans, vingt et un mois après son ordination.
Mais son oeuvre lui survit et s'oriente très tôt vers les missions lointaines comme en témoigne le message de Guy : "...nous avons eu une messe très colorée, animée par des Africains au cours de laquelle rythme et spectacle étaient loin d'être exclus..."
et l'extrait de l'article tiré de la Conférence des évêques de France :
"... la messe du dimanche 27 septembre, célébrée par Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo à la cathédrale, aura une forte portée symbolique. Elle devrait en effet être co-célébrée par Mgr Gabriel Mbilingui, archevêque de Lubango en Angola et animée par la maîtrise de la cathédrale avec la chorale Interpeuples ..... Et ceci en présence de descendants de la sœur de Claude François Poullart des Places."
Je me souviens qu'en 1959 eut lieu une première commémoration à laquelle Maman avait assisté avec d'autres membres de la famille. En 1962, paraissait un un livre relatant la vie et l'oeuvre du Père Poullart, en bonne place dans notre bibliothèque dédicacé par l'auteur à mes parents. J'y ai retrouvé les cartons d'invitation et le programme des manifestations qui eurent lieu à cette occasion à Rennes.
L'exemple de Claude François Poullart, jeune homme fortuné qui renonce à tout, devient prêtre, se consacre aux séminaristes les plus pauvres et les envoie au loin auprès des populations les plus méprisées, s'adresse bien à nous tous au sein d'une société où le profit est roi.... un message très contemporain.

* la photo est tirée du document remis aux invités et que m'a transmis Guy.