vendredi 8 octobre 2010

Augustin Rabillon



Michel Rabillon et Claudine, née Lang
sont heureux de nous annoncer
la naissance
de leur quatrième petit-enfant
Augustin

Augustin est né le 30 septembre à la clinique de Sèvres (Hauts-de-Seine), second enfant de Pierre-Yves Rabillon et Morgane, née Bourdon.
Il rejoint son grand frère Oscar (2008), ses cousines Lou (2005) et Amandine (2009)

Toutes nos félicitations aux parents du petit Augustin.
Nos voeux affectueux pour ce petit garçon
nouveau venu dans notre famille.

A noter que pour la première fois depuis cinq générations, un deuxième garçon entre dans une famille Rabillon (branche rennaise). Depuis l'union en 1804 de notre trisaïeul Etienne Vital Rabillon avec Rose Marie Debout, quatre générations de Rabillon n'avait donné naissance qu'à un garçon avec une fille (pour trois générations) et deux sur la nôtre.

lundi 4 octobre 2010

"Cousine Berthe".....

On ne l'appelait dans la famille que "Cousine Berthe" !..... adolescente, je me souviens parfaitement être allée lui rendre visite avec ma mère.
"Cousine Berthe" me taquine depuis des lustres à travers nombre de lettres où il est question d'elle..... "en novembre 1943, ma marraine Anne-Marie Thorel , sinistrée à Courbevoie écrit : "Je suis heureuse de partir avec les meubles auxquels je tiens..... D'autres iront chez cousine Berthe à l'intention de mes frères et soeur..... le salon, la chambre de Maman, les livres de Bernard, son lit etc...." En 1944, l'insaisissable cousine, sans doute réfugiée en Normandie écrit "on me coupe tous mes arbres pour en faire des piquets espacés de 60 m dans les champs pour empêcher les avions de se poser"..... Juillet 1944, ma marraine, inquiète écrit à Rennes : "Sa propriété est sur l'axe Caen-Alençon. Elle doit subir de terribles bombardements et à plus de 80 ans, c'est bien pénible." J'en déduis alors que "Cousine Berthe " est née aux environs de 1864. Un peu plus tard, on sait qu'elle est en vie "elle s'est trouvée dans la poche de Falaise, ses fermes n'ont pas eu de mal, sa maison non plus à part les carreaux !
Un autre indice dans une lettre de ma grand-mère évoque une "Cousine Garvin"..... est-ce la même ?
Longtemps, je l'ai cherché parmi la famille Laurance tant dans ses lettres, elle mentionnait les descendants de cette autre branche proche de ma grand-mère maternelle.
La semaine passée, fouillant à nouveau les archives parisiennes, je découvre une Massat jusque là inconnue... en visualisant son acte de naissance, j'ai pu lire en mention marginale que Jeanne Louise "Berthe", née en 1863, avait épousé un Georges Garvin.
Je "tenais la "cousine Berthe" ! Elle était bien octogénaire en 1944 et..... seule puisque sur l'acte de mariage, en mention marginale, il était dit que George Garvin était décédé en 1920.
"Cousine Berthe" n'est plus aujourd'hui tout à fait une inconnue pour nous même si je sais encore peu de choses sur elle. Son décès en 1953 confirme notre visite dans les années 50. Où habitait-elle à Paris ? où se situait la propriété de Normandie et qu'est-elle devenue ? J'ai le sentiment qu'elle n'a pas eu de postérité mais il me reste à le prouver.
J'enrage car, je suis certaine d'avoir eu entre les mains une photo de la propriété normande. Me disait-elle où elle était située ? je ne la trouve plus !..... pas davantage de photo de la "Cousine Berthe".
Alors si quelqu'un parmi les descendants des branches Bressel ou Sausse possède photos ou documents évoquant la mystérieuse cousine, qu'ils pensent à moi. Je crois savoir que son époux Georges Garvin était le parrain de mon oncle Xavier Thorel.

http://www.dday-overlord.com/poche_de_falaise.htm

mercredi 22 septembre 2010

Marie Anne Perrine Laugereau, un destin tragique !

C'est un peu par hasard que j'ai retrouvé ces jours-ci la trace de Marie Anne Perrine Laugereau. Jusque là, je ne connaissais que sa naissance en1751 à Candé dans le Maine-et-Loire. C'était une parente de mon arrière-arrière grand-mère Deschamps la Rivière..
En 1793, son père André Nicolas est Receveur au grenier à sel de Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire) quand survint le soulèvement de la commune et des environs *, point de départ des guerres "dites de Vendée". Il y sera emprisonné et n'y survécut que quelques mois.
Le 12 mars 1793, tous les jeunes gens originaires du canton sont convoqués à St-Florent-le-Vieil, pour être soumis au tirage au sort permettant de constituer la levée de 300 000 hommes. Les jeunes gens refusent..... Une émeute éclate, des coups de feu sont tirés, c'est le soulèvement !
Il est probable alors que, terrorisée, Marie Anne Perrine prit la fuite et suivit l'armée dite des "Vendéens" dans ce qu'on appellera la"Virée de galerne"**.
Le 18 octobre, cette armée qu'accompagnent femmes et enfants, traverse, (en barque) la Loire à Saint-Florent-le-Vieil. Elle poursuivra sa fameuse "Virée" jusqu'à Granville. Ne recevant pas l'aide escomptée de l'Angleterre , les "Vendéens" affamés, décimés par la maladie, se ruent sur la ville du Mans où ils espèrent trouver à manger et se reposer. Mais le 12 décembre, ils sont rattrapés par les troupes républicaines. Et c'est dans la ville la chasse à l'homme !..... Tout dernièrement, on découvrira en cette ville "les charniers du Mans". Les survivants seront emprisonnés..... ! ***
C'est donc là que se fixera le tragique destin de Marie Anne Perrine où j'ai retrouvé sa trace...... dans un article extrait de "la Revue historique et archéologique du Maine - 1913"......
"Les registres de l'état-civil de la paroisse de Sainte-Croix conservent les noms de quelques-uns des "Vendéens", morts sur son territoire..... Ces décès eurent lieu à la Mission, l'ancien hôpital de Coèffort, transformé en prison. Enfermés pêle-mêle, demi nus, mal nourris, terrorisés, ils étaient sujets à toutes les maladies..... Pas de registres de décès dans les prisons ...... Lorsque les portes de la "Mission" s'entrouvrirent, les survivantes firent constater le décès de leurs compagnes de captivité avec qui elles avaient été unies par des liens de famille, d'amitié ou de souffrance..... On dressa alors des actes de notoriété, plus tard transcrits sur les registres de l'état-civil de la paroisse de Sainte-Croix..... Les indications sont souvent très sommaires : l'âge, le domicile actuel, parfois le lieu d'origine, rarement la condition sociale et pas toujours la date du décès....."
J'ai eu plus de chance puisque sous le n°54 on lit .....Laugereau Marie-Anne-Perrine, «40 ans, ouvrière en broderie, fille de défunts Nicolas-André Laugereau et de Françoise-Marguerite Chauveau, morte à la Mission le 10 ventôse dernier». Déclaration du 28 pluviose an III (16 février 1795).

L'émotion est bien là à l'évocation de cette tragédie, émotion qui rejoint celle de la naissance d'un ancêtre de Michel Violet, l'époux de notre fille Céline. Lui, a vu le jour dans une forêt de Vendée où tout sa famille avait trouvé refuge pour fuir les armées du général Thureau (cf. post du 10/02/2008 "Connaissez-vous l'histoire de la forêt de Grasla"). Par ailleurs, je m'étonne que les archives familiales soient restées muettes sur le devenir de cette branche familiale. Surprise encore de la profession avouée "ouvrière en broderie" mais, à cela, peut-être plusieurs raisons ! Marie Anne Perrine, par prudence, s'est fait passer pour une ouvrière (sans doute aimait-elle la broderie !) ou bien ses compagnes "survivantes" qui ont déclaré son décès se sont conformées à ce qu'elles avaient pu leur conter ou observer mais tout cela n'est qu'hypothèses.

* http://clemenceaudupetitmoulin.centerblog.net/rub-Il-etait-une-fois-la-Contre-Revolution.html

** http://www.azurever.com/loire/magazine/magloire_st-florent.php3

*** http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Communiques_de_presse/p-22-presse.ht

samedi 18 septembre 2010

Images du Rajasthan

Il y a quatre mois à quelques jours près, nous nous envolions vers le Rajasthan ou "Pays des Seigneurs. Une région attachante où si le désert du "Thar" prédomine, la population brille par ses couleurs et les villes par les trésors de leur architecture mais aussi par la pollution.....
Annoncé plusieurs fois sur le blog mais sans cesse remis au lendemain, voici aujourd'hui en images notre regard sur le Rajasthan ! (cliquez une fois, deux fois sur les photos)












J'aurai pu choisir de vous montrer d'abord le patrimoine architectural dont le Taj Mahal est l'emblème mais mon premier flash sera pour ce peuple que nous avons rencontré dans les ruelles ou sur la route..... avec sa grande diversité ethnique !
Quelques images encore de la singularité des transports, des charges "improbables", une circulation totalement anarchique donc dangereuse. Notre chauffeur était un as !
Enfin une vedette omniprésente..... la "Vache Sacrée"... respectée, elle déambule librement insensible à la circulation voire aux embouteillages qu'elle provoque parfois. La bouse qu'elle distribue largement, une fois séchée, sert de combustible ou d'engrais naturel.
Deux autres spots suivent : le Taj Mahal et la piste des Maharadhjas.

Ce n'était pas un mirage..... le Taj Mahal

La veille, le Taj Mahal nous était apparu dans l'embrasure d'une fenêtre du Fort Rouge d'Agra. Encore lointain et irréel mais fidèle à l'image qu'on attend…Le lendemain matin, c'est à 5 heures que nous sommes partis évitant ainsi les températures excessives (moyenne 48° durant notre séjour !). Après avoir passé une première porte d'enceinte, il s'offre enfin à nos yeux éblouis.
Un témoignage d'amour.....
Un témoignage d'amour colossal bâti dans le marbre blanc, scintillant dans le soleil indien, changeant de couleur selon les heures du jour.
A l'intérieur se trouvent les deux cénotaphes de Shah Jahan et son épouse Mumtaz Mahal entourés par un treillage en marbre d'une grande beauté.
A l'origine, le Taj Mahal n'avait été prévu que pour abriter la seule tombe de Mumtaz Mahal. L'empereur ayant commencé, pour lui-même, la construction d'une réplique du Taj en marbre noir, de l'autre coté de la rivière. Mais emprisonné dans le fort rouge par son fils, qui lui arracha le pouvoir, il ne pourra mener son projet. Il passera ses dernières années à contempler au loin le Taj Mahal où repose son épouse. Projet insensé dont les travaux durèrent 17 ans !
Le Taj Mahal est saisissant de beauté aussi bien de loin que de près. De loin le marbre blanc scintillant dans le ciel bleu, le reflet de la structure dans les pièces d'eau, l'élégance des proportions globales forcent l'admiration. De près le détail des ciselures du marbre, les incrustations de pierres semi-précieuses polychromes en motifs floraux ou en calligraphie reprenant des versets du Coran impressionnent ! mais on pense aussi aux milliers d'ouvriers venus de tout l'empire moghol qui participèrent à la construction. On dit que certains furent même amputés des mains ou des pouces pour que la perfection atteinte ne puisse être reproduite.
Le Taj Mahal fut classé au Patrimoine Mondial par L'Unesco en 1983 mais aujourd'hui une menace pèse sur lui : la pollution induite par l'activité industrielle d'Agra, ville voisine. Heureusement, le gouvernement indien a pris les mesures nécessaires : interdiction d'industries dans un large périmètre, pas de véhicules à moteur autour de l'enceinte principale et plantations massives d'arbres à l'est du mausolée pour contrer les effets de la pollution.Le Taj Mahal symbolise aujourd'hui la diversité de la culture indienne, création menée par un empereur musulman sur les terres d'un peuple hindou et si l'humanité s'accorde à admirer cette oeuvre c'est peut être parce que l'amour, valeur universelle, en est l'inspiratrice.

Ballade au "pays des Seigneurs".....

Enfin, nous voici sur la trace des maharadhjas... Leurs palais à l'intérieur de puissantes forteresses et leur mode de vie ont longtemps incarné le monde irréel des contes de fées et des Mille et une nuits. La splendeur et le faste des maharadjahs n'est plus qu'un souvenir avec l'émergence de l'Inde moderne. Beaucoup de ces palais sont tombés dans le domaine public, quelques uns restaurés, entretenus ou classés au Patrimoine de l'Humanité... d'autres sont encore habités par des descendants qui y ont ouvert, hôtel, maison d'hôte, restaurant etc..... Nous avons souvent déjeuné dans ces magnifiques décors !












Delhi : "New Delhi", ville moderne fondée par les anglais et "Old Delhi", vieille ville historique, réseau de ruelles inextricables.....
"Havelis" : maisons de riches marchands ayant fait fortune dans le commerce de la soie, des épices ou du sel. Leur réussite s'exprima dans le domaine architectural..... Mais peu à peu ils abandonnèrent leurs havelis pour les grandes villes. Certaines sont entretenues, d'autres sont squattées ou subissent les ravages du temps.
Entourée par le désert de Thar, Bikaner avec son bazar animé et le magnifique château des marajahs à l'intérieur du Fort de Junagarh. A l'entrée du fort, l'empreinte des mains des "satis", ces veuves immolées avec leur mari défunt !... salle du trône et autres salles somptueusement décorées..... autre versant, images d'une famille de nomades sédentarisés dans le désert.
Jaisalmer, la ville dorée, dominée par une forteresse impressionnante et classée au patrimoine mondial de l'humanité. La "Carcassonne du désert" bâtie à l'âge d'or des caravanes, n'a rien perdu de sa splendeur. Son enceinte protège une ville médiévale, malheureusement très sale, aux nombreuses ruelles qui donnent l'impression d'être dans un labyrinthe

Jodhpur
, la "ville bleue": la vieille ville avec ses ruelles et la ville moderne avec ses larges avenues. Le vieux Jodhpur est blotti au pied de la très belle forteresse en grès rouge, renfermant palais, temples, cours..... Le bleu indiquait que ces maisons appartenaient à des familles de la caste des brahmanes mais le bleu a aussi l'avantage de protéger de la chaleur et de repousser les insectes.

Jaipur : le nom est mythique... les fastes des maharadjahs, leurs palais somptueux. Surnommée la "ville rose" en raison de la teinte des édifices de la vieille ville.






A une dizaine de kms, le Fort d'Amber, marbre et grès rouge dont l'architecture a été influencée par le style moghol. Il est construit dans une dépression entourée de basses montagnes. Un mur à la crête des collines rappellant la Grande muraille de Chine entoure presque toute la région.

mercredi 15 septembre 2010

Patrimoine : des pans entiers de nos villes risquent de disparaître !

Vous n'ignorez pas pour me lire, de temps à autre sur ce blog, que si je m'intéresse à l'histoire de "nos familles", je suis aussi très attentive à la sauvegarde de notre Patrimoine mondial. Dans un communiqué publié à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, l’association "Paris Historique" s’inquiète de l’avenir menacé de pans entiers du coeur historique des capitales européennes.....
Sont notamment stigmatisés le quartier juif de Budapest, des îlots entiers à l’intérieur du parcellaire historique du coeur de Prague, - la ville de Bucarest où ne s’applique plus aucune règle sérieuse d’urbanisme, la démolition de la gare de Stuttgart et..... à Paris la destruction de l’îlot (ateliers et bassin des carènes notamment*) construit par les frères Perret boulevard Victor, l’avenir incertain !!! malgré les annonces rassurantes , de l’hôtel de la Marine place de la Concorde, et toutes les rénovations abusives et tolérées des hôtels particuliers du Marais et du faubourg Saint-Germain….. En 2010 et en dépit du succés de ces Journées consacrées au Patrimoine, il faut savoir que trop souvent encore, de nombreux propriétaires publics ou privés décident la destruction ou la "reconstruction " !!! de nombreux joyaux dignes de notre reconnaissance.

"Paris historique" profite donc de ces journées de célébration de notre patrimoine pour rappeler que la situation se dégrade et qu'il est aujourd'hui urgent que l'opinion publique européenne, comme dans les années 60, lors de la création des secteurs sauvegardés en France, réagisse et fasse connaître son désaccord profond sur l'absence de politique de préservation de notre mémoire. Cette association demande que le Parlement européen se saisisse de ces dossiers importants et vote une loi exemplaire, supra-nationale, prenant en compte la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine.

Si cette chronique vous interpelle, vous pourrez en savoir plus sur le site....

http://patrimoine.europe.over-blog.org/

* Bassin des carènes (patrimoine industriel), inauguré en 1906 par le ministre de la Marine de l'époque. En deux décénies, avec l'adjonction de deux autres bassins, il devient l'un des tous premiers du monde. Apogée entre 45 et 60 où son activité périclite au profit d'un bassin plus important au Val de Reuil (Eure). Ce bâtiment est toujours visible Bd. Victor à Paris a coté des Services Techniques des constructions navales.