vendredi 31 décembre 2010

samedi 11 décembre 2010

Des rameaux reconstitués.....Les Massat !

Au cours des années, j'ai souvent repris l'arbre des "Massat". Maman évoquait parfois ces cousines avec lesquelles elle correspondait de temps à autre. A l'origine, j'avais bien peu de choses les concernant si ce n'est quelques lettres conservées. J'y avais relevé quelques indices. Je savais que Marie Louise avait épousé un Jospin. Avec un tel patronyme, il ne fut trop difficile de la retrouver. Le couple avait divorcé et monsieur Jospin était remarié avec celle qui sera la mère de Lionel. Du premier mariage (le seul qui nous concerne, le reste est anecdotique) était né un fils surnommé "Mowgli"ce qui lorsque j'étais enfant m'avait semblé "improbable" ! J'avais aussi retenu qu'il s'agissait de la branche protestante de la famille maternelle de Maman. L'enquête commença !... longue et passionnante..... comme toujours.
L'étude du patronyme indiquait clairement que les Massat étaient originaires du Lot-et-Garonne. Indice recoupé par la mention dans une lettre de la commune de Virazeil. Un premier contact avec une descendante retrouvée sur une base de données ne déboucha pas sur grand-chose. Elle me permit tout de même de glaner quelques Massat dans le Lot-et-Garonne sans pouvoir encore faire le lien avec les cousines de ma mère qui vivaient en région parisienne. Petit à petit, travaillant avec des bénévoles sur les archives de Marmande, j'ai pu établir ce lien. De la même façon, je pus retrouver leur trace à Paris et Boulogne. Enfin, dans une lettre, Berthe Yvonne Massat écrivait "Jean a pris la paroisse de Montmartre". Curieusement, j'ai mis plusieurs années à me décider à frapper à la porte de l'église protestante du lieu. Et c'est, tout dernièrement, que prenant contact, le pasteur me répondit : "Je pense que vous avez de la chance, il se trouve que je connais des descendants du pasteur Edmond Joussellin... nous discutions encore récemment au sujet du legs qu'il a fait au Musée de la Société de l'Histoire du protestantisme".

La boucle était bouclée..... J'ai pris contact avec Bruneau Joussellin, petit-fils de Berthe Massat, lui-même pasteur à Strasbourg. Il m'a promis de me mettre en relation avec un membre de sa famille en mesure de m'apporter les rameaux manquants ou incomplets de cet arbre familial. La seule photo que je possède des soeurs Massat est celle d'Alice. A ses cotés sans doute leur mère Charlotte née de la Harpe (originaire de la Suisse)

C'est un vrai bonheur de pouvoir retrouver ainsi des cousins comme Jean Thorel, il y a quelques années, lui aussi après une "longue traque !", Yann Jumelais qui m'invita en 2007 à visiter sa base généalogique, Géraldine Thibaud qui m'a permis de comprendre les liens qui unissait les Boulloud à sa famille et tant d'autres qui ont repris leur place dans nos arbres. Je ne peux tous les citer, qu'ils ne m'en veuillent pas !
En dépit des distances, d'une vie parfois chaotique, d'un quotidien chargé... "Nos familles" tiennent la route !

vendredi 10 décembre 2010

Messire Hiver et ses cadeaux-surprises !

Le premier qui nous fut offert l'a été dans le Morbihan fin novembre. Je l'ai évoqué dans un précédent message. Surprise évidemment venant si tôt dans le calendrier hivernal mais encore dans un département peu habitué à ce type d'événement !
Moins inhabituel sans doute en Francilie (Ile-de-France) où nous l'avons retrouvé s'y installant plus durablement..... Les dernières facéties de Messire Hiver, si elles ont amusé nos amis canadiens en ballade à Paris, n'ont guère été appréciées par les malheureux pris dans la nasse de voies de circulation impraticables (photo de Boulogne).
Je ne vais pas refaire l'histoire qui alimente nos médias mais plus simplement y ajouter quelques flashes familiaux......
Ce mercredi de galère, Christel devait rentrer d'Allemagne. Avions retardés ou tout simplement annulés. Pour apprendre cette bonne nouvelle, elle dut rester plusieurs heures dans l'aéroport. Solution de rechange : le train et trois changements qui lui permirent enfin d'atteindre Paris et la Gare de l'Est vers minuit. Il fait froid, pas de taxi, la capitale et l'Ile de France embouteillés ! Heureusement, la SNCF, bonne fée, met un wagon de TGV chauffé à la disposition des "errants" leur permettant de trouver un peu de chaleur et de repos. Réveillés à 5h du matin, ils sont invités à quitter le wagon. Avec l'aide de Corinne , Christel peut alors trouver un taxi qui la conduira à l'aéroport où elle avait laissé sa voiture. Elle finit par regagner son domicile quelques heures après retrouvant enfin sa petite famille. Nous espérons que son déplacement au Brésil les jours prochains ne sera pas, à nouveau, compliqué par le retour des flocons.
Quelque temps avant Corinne était à Belgrade pour la finale de la Coupe Davis. Son départ vers la capitale de la Bulgarie avait été perturbé lui aussi par les chutes de neige alors abondantes en Allemagne, son avion devant transiter par Francfort. Vol annulé après une après-midi passé dans l'aéroport à rechercher une solution. Elle finit par s'envoler le lendemain matin, cette fois sur un vol direct.
Surprise à Belgrade, pas le moindre petit flocon durant tout son séjour ! mais à son retour, la neige l'attendait chez elle. Souhaitons lui un départ cool vers Dubai où elle va suivre les championnats du monde de natation.
Céline, Michel connurent aussi quelques difficultés heureusement sans trop de désagréments si ce n'est, pour l'une de mettre trois heures pour regagner la maison et pour l'autre de troquer sa moto pour les transports en commun. Jean-Michel, de son coté, ne put récupérer que tardivement Margaux partie ce fameux jour à Paris pour un arbre de Noël mais tous purent dormir dans leur lit.
Pendant ce temps, nous étions "condamnés" à rester au chaud, à regarder tomber les lourds flocons qui, petit à petit parèrent le jardin d'un sublime manteau blanc.
C'est beau la neige
mais seulement lorsque l'on peut rester chez soi !!!

mercredi 8 décembre 2010

Emigration en Bigorre

On estime à partir de 1850 que près de 25000 Bigourdans ont choisi de migrer vers l'Argentine. L'Amérique était alors comme un phare pour les Européens. »
Une fois établis, ils encourageaient les autres à y venir. Les descendants de ces familles sont très francophiles comme ils le sont en Uruguay ou au Canada, autre terres de migration pour la population des Hautes-Pyrénées.
L'Association Bigorre Argentine Uruguay (ABAU) a su recréer le lien entre les Bigourdans et les descendants de ceux partis en Amérique pour fuir la conscription, la misère ou tout simplement éviter l'émiettement des terres familiales.
Il m'arrive de suivre, sur le forum généalogique des Hautes-Pyrénées, ces échanges entres des Bigourdans et les descendants de ceux qui, en leur temps avaient choisi de traverser l'Atlantique.
Je n'en citerai que quelques-uns.....
" Nous avons vécu en direct l'enthousiasme et l'émotion de celui qui rêvait depuis tant d'années de voir la terre de ses ancêtres, qui non seulement la voit, la touche, mais qui découvre aussi la maison d'où ils sont partis et les cousins plus ou moins lointains qui restent au pays, qui parlent encore bigourdan. Il a pu entrer dans des maisons, voir les cheminées, les fours à pain, les puits, ...tout ce qui a fait le quotidien de sa famille. Je souhaite un tel plaisir à tous les généalogistes que vous êtes..."

"Ils sont arrivés pour leur premier voyage en France et la découverte des terres de leurs ancêtres..... Ensuite, nos cousins iront découvrir Paris. Merci à tous ceux qui ont contribué à établir leur généalogie..."

"...J'avais besoin de m'imprégner de l'endroit où ont vécu mes ancêtres bigourdans. Je voulais connaître la maison natale, voir la montagne, ces paysages, ce cadre magnifique dont on m'avait parlé... "

"...Ce sera leur premier grand voyage, le premier en France, et surtout le premier sur les traces de leurs ancêtres pyrénéens. Autant dire que pour eux c'est pas mal de stress et beaucoup d'émotion..." Signé Carlos Biere Buenos Aires (Argentina).

Enfin le témoignage d'une Uruguayenne, descendante d'émigré et généalogiste.....
"...Il est vrai qu'en Uruguay il faut payer pour avoir les actes et on ne peut pas en tirer de photos. Mais les frais qu'on dépense ne peuvent jamais comparer la richesse des données que les bénévoles en France nous ont donné. Comme tout le monde, j'ai commencé à faire ma propre généalogie depuis des années à la demande de ma cousine, maintenant nombreux sont les descendants d'immigrants français qui s' intéressent à l'idée ! mes grands-parents m'ont appris mes premiers mots en français ! Avec d'autres, j'essaye de renforcer les liens avec nos racines, parce que on ne veut pas être oubliés. L'Uruguay est riche de familles de descendants d'immigrants français!" Myriam Managau Montevideo.

C'est en voyant ces témoignages que l'on comprend combien les généalogistes peuvent permettre à des familles de conserver des liens avec leur terre d'origine et à d'autres de découvrir ce que sont devenus quelques-uns de leurs ancêtres qui ont choisi de partir.
J'ai pris l'exemple de la Bigorre, une région à laquelle je m'intéresse pour suivre les familles Dulac et Duboë, ascendants de quelques-uns de nos petits-enfants. Je n'ai pas rencontré, dans cette famille, d'émigration. Mais sur d'autres branches et d'autres régions, "nos familles" ont vu partir quelques-uns des leurs. Je citerai Camille Alphonse Boulloud, un des grands-oncles de Jean-Pierre et arrière grand-père de Géraldine qui m'apporte souvent son aide. Parti en Argentine en 1901, il y fit fortune, épousa une Argentine et revint en France. Pierre Louis Léonce Rabillon, cousin germain de mon AGP choisit, lui, de partir pour le Maryland aux USA vers 1850. Il ne semble pas y avoir fait fortune et ne rentrera pas en France mais j'ai la trace de nombreuses visites faites à la famille. Il vous est possible de retrouver leur parcours en surfant sur le blog.
Mais non, ce n'est pas si difficile ! Servez-vous des archives ou des libellés (colonne de droite)

dimanche 28 novembre 2010

Invitée surprise !

Cette nuit, la neige est venue nous surprendre dans le Morbihan ! Hier soir déjà, de lourds nuages noirs musardaient sur la presqu'île, annonciateurs de quelque phénomène météo.....
Cette nuit, vers 4 heures du matin, j'étais réveillée par ce qui m'a semblé être grondement d'orage. En réalité, il devait s'agir de violentes bourrasques peut-être de neige..... lorsque j'ai mis le nez dehors vers 7 heures du matin, une mince couche de neige recouvrait le sol.
Ce n'était que le premier acte..... vers neuf heures, la neige s'est mise à tomber avec une grande densité et de lourds flocons. Très vite la couche de neige atteint 5 cm peut-être davantage !
Cela semblait ne pas devoir s'arrêter et nous qui voulons partir demain ?
Vers 14 heures, le soleil balaya le ciel de sa peluche grise, le toit se met à verser de grosses larmes ! Arbres et arbustes réchauffés par le soleil se débarrassent petit à petit de leur capuchon neigeux.....

Seulement un début de dégel... à cette heure la neige est toujours là et l'on peut craindre le verglas pour les heures à venir.
Pourrons-nous prendre la route ? rien n'est moins sûr, un korrigan malicieux tente de nous retenir..... A suivre !

jeudi 25 novembre 2010

Une lueur pour douze phares !

Douze phares bretons visitables, répartis sur neuf sites, viennent d'être classés monuments historiques. Un grand tournant même si aucun phare de haute mer ne figure dans ce classement (Extrait du "Télégramme" du 24 novembre)

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, a fait entrer lundi soir dix-sept phares du littoral français dans le classement national des monuments historiques. En Bretagne, les phares sont à la fois synonymes de fierté et d'inquiétude, tant l'automatisation rime avec abandon pour les bâtiments les moins accessibles. Cette décision n'apporte pas de réponse pour ces monuments de haute mer mais elle marque un tournant majeur pour les 130 phares français puisqu'à ce jour, un seul d'entre eux, celui de Cordouan, était classé monument historique, depuis 1862!
Des phares bretons étaient certes inscrits à l'inventaire mais il ne s'agissait que d'un référencement régional. Avec cette reconnaissance nationale, les phares font une entrée en force dans la liste des monuments historiques classés où jusqu'ici, ils brillaient par leur absence. Elle apporte ainsi une haute valeur ajoutée au littoral breton, riche d'un patrimoine unique par sa densité et sa diversité. Hier, le directeur régional des Affaires culturelles de Bretagne, ne cachait pas une légitime satisfaction d'avoir mené à bien, en concertation avec le ministère de l'Écologie, le long travail préparatoire menant à ce classement, même s'il n'est que partiel. «La commission nationale, dit-il, a retenu des critères de qualité architecturale et de valeur historique mais elle a aussi décidé de ne retenir que les phares accessibles au public».
Mais que vont devenir les mythiques phares de haute mer comme Armen, Kéréon, Le Four, laJument, la Vieille ?... «Ils sont au centre de nos préoccupations et de nos discussions", répond Henri Masson.

A cet extrait, j'ajoute en tête une photo permettant de localiser les phares et pour illustration, la photo de quelques-uns des nominés..... dans l'ordre d'arrivée le Cap Fréhel... Ile Vierge ... Ouessant (phare du Créac'h)... Saint Mathieu... Penmarc'h... Goulphar à Belle Isle.

mercredi 10 novembre 2010

11 Novembre..... Les monuments aux morts !

11 novembre ! une date qui fait histoire dans nos médias, dans nos familles.
Qui n'a eu un, deux..... plusieurs membres de sa famille emportés par ce qui devait être la "der des der" ! On connaît la suite.....
En 2008 et 2009, je vous ai parlé de quelques-uns de nos familles qui ont été fauchés en pleine jeunesse par la bêtise des hommes : je vous invite à les retrouver sous le libellé "Histoire et généalogie (toutes familles)" dans la table des libellés (colonne de droite).
Ils sont inscrits en quelque sorte
sur notre monument aux morts familial :
Paul Thorel, Jean Anne-Duportal, Louis Noury, Louis Deschamps, Alphonse et Camille Boulloud, Jean Ubicini, Jacques Bodin, René et Claude Ramé, Eugène Bonamy.
J'y ajoute mon grand-père Philippe Thorel
mort en 1920 des suites de son gazage dans les tranchées

Avant 1918, les monuments commémorent les victoires militaires, et portent rarement les noms des soldats morts, à moins qu'il ne s'agisse de personnalités. Quelques exceptions toutefois comme par exemple le mausolée commémoratif de la Chartreuse de Brecht près d'Auray (Morbihan) où sont inscrits les noms de 206 malheureux émigrés exécutés par le redoutable Général Hoche parmi lesquels le frère d'une de mes ancêtres (branche Thorel). La guerre de 14-18 est pratiquement la principale guerre commémorée par des monuments. Les pertes massives amènent, le plus souvent, non à glorifier la victoire, mais à honorer ceux qui ont perdu la vie. Cet aspect est important car la motivation de ces jeunes hommes avait d'abord été l’espérance que cette guerre serait la dernière et que leur sacrifice ne serait pas vain. Les monuments sont là pour rappeler ce sacrifice.
Leur construction commence dans l’immédiat après-guerre, mais se prolonge tout au long du 20è siècle. Dans la plupart des cas, on ajoutera à la liste ceux de la Seconde Guerre mondiale, puis des guerres suivantes (guerres de décolonisation).
Dans plusieurs endroits, au lieu d'ériger un monument, les autorités laissent les ruines servir de mémorial. C'est le cas, par exemple, des champs de bataille de la Marne ou plus tard du village d'Oradour-sur-Glane.
Aujourd'hui, une nouvelle sensibilité s'est développée autour de l'idée de devoir de mémoire. Il ne s'agit plus de glorifier des actes héroïques ni même d'honorer les soldats morts au combat, mais garder en mémoire les erreurs du passé ( Ex : Mémorial de Caen (débarquement Normandie)).
Il me semble que là encore, il nous appartient de recenser ces monuments ne serait-ce qu'en les photographiant lorsque nous passons dans un lieu où l'un des nôtres y est mentionné.
Pensez-y !.....
et si certains d'entre vous possèdent déjà quelques clichés
je suis intéressée.
Pour l'instant, je n'ai relevé que celui de Vaulnaveys (38), fief de la famille Boulloud (photo).

Et pour le fun, jetez un coup d'oeil là où vous passez sur ces monuments. Il en existe de très curieux où la représentation, l'expression de ou des poilus représentés est étonnante. Savez-vous qu'il existe des collectionneurs de photos de ces monuments ? J'en ai connu.....