lundi 24 décembre 2012

Joyeux Noël à "nos familles"


Noël... un chemin !

Nous sommes pareils aux gens pressés
Qui regardent toujours trop loin
Oubliant dans la traversée
Que l’important c’est le chemin



Noël... un chemin avec pour première étape l'accueil et le partage à l'exemple des bergers et des rois mages. Ils ne viennent pas les mains vides mais ont pris soin d'apporter des cadeaux pour le nouveau-né, simples agneaux pour les premiers, matières précieuses pour les seconds. Tous ces dons sont offerts par des gens d'ethnies bien différentes appartenant à des couches sociales distinctes. Le cadeau, un geste qui rapproche, qui unit ! A lui seul, il a un langage. C'est le moyen de dire «je t'aime» ou encore« merci ». 

Cela peut être aussi une attention particulière pour ceux que  nous croisons chaque jour, un geste pour rejoindre les isolés ou nos frères du bout du monde par le biais d'une association de solidarité. 

Si Noël, chaque année, nous ouvre un chemin n’oublions pas que c’est de la marche que naît le chemin. A chacun de trouver ce chemin en avançant tout au long de l’année. Pas d’attente stagnante mais disponibilité à l’inattendu, rencontres, curiosité, méditation, création, lectures, etc.... Bref  continuons à devenir !


JOYEUX NOËL




lundi 10 décembre 2012

Carmen est arrivée.....



Marie Claude Brunaux, née Boulloud
est heureuse de nous annoncer
la naissance de sa quatrième petite-fille
Carmen 
le 18 novembre 2012
à Lille


Carmen est la seconde fille de Simon Brunaux et Virginie, née Carton
Marie-Claude, l'heureuse grand-mère est fille de Georges Boulloud (+2007) et de Claude, née Lafeuillade. Georges était le frère aîné de Jean-Pierre, mon époux.

mardi 27 novembre 2012

Pierre Chouin, un Vendéen de "nos familles" au coeur de la Forêt de Grasla

J'ai déjà évoqué cette page de l'histoire de "nos familles" en 2008 mais de façon très brève. J'y reviens car, outre la singularité d'une naissance, elle rappelle une période tragique de notre histoire ! La naissance c'est celle de Pierre Chouin, appartenant à l'ascendance maternelle de Michel, époux de notre fille Céline. 
Profitant d'un court séjour en Vendée, cet été en juillet dernier, Michel, Céline et leurs enfants sont donc allés sur le lieu de mémoire de la famille Chouin à la rencontre de leur aïeul vendéen qui vit le jour en 1794 dans une forêt vendéenne... et c'est là que la Grande Histoire fait son entrée.....cette naissance de Pierre n'est autre qu'un instant de vie d'un grand nombre de malheureux vendéens, terrifiées par les "colonnes infernales" du Général Thureau à la poursuite de Charette. Ces familles ont fui leur village pour se réfugier dans la forêt voisine, la forêt de Grasla.

La famille Chouin habitait un petit village La Copechagnière dont on nous dit que le nom vient du patois vendéen... "cope" pour coupe, chagne pour Chêne, chagnière plantation de chênes. Cette petite bourgade devait, en effet, son origine à quelques cabanes que des bûcherons élevèrent à l'extrémité de la forêt de Grasla, qui se trouve sur son territoire.
Reconstitution du Refuge des Loges
Une forêt désormais reconnue comme un sanctuaire... Longtemps, on a pu encore voir, dans l'endroit le plus épais et le plus écarté, les débris d'une ville rustique, construite en 1793, et qu'on appelait le Refuge ou les Loges, asile à un grand nombre de familles vendéennes. Des branches, appuyées sur les troncs des arbres et supportées par de forts pieux, formaient la charpente de chaque habitation ; d'autres branches, entrelacées et tapissées de mottes de gazon, servaient de murs. Les cabanes, alignées sur plusieurs rangs, présentaient l'aspect de rues pavées d'une herbe courte et épaisse. Au-dessus les grandes branches des chênes touffus, s'élevaient en dôme et protégeaient la ville contre les ardeurs de l'été et les vents orageux de l'hiver.
Chacun y avait transporté son ménage et ses provisions. Dans cette retraite impénétrable, on trouvait une église, des marchands, des boutiques. Les mariages s'y célébraient, les enfants y recevaient le baptême, et tandis que toute la Vendée était couverte de feu et de sang, un petit coin de la forêt jouissait encore, au milieu du bocage, d'une apparente tranquillité qui lui faisait concevoir des jours meilleurs. Les républicains n'osèrent guère y pénétrer, dans la crainte d'y être surpris; et, en effet, ils n'entrèrent que deux ou trois fois dans la forêt. Heureusement l'idée ne leur vint pas d'y mettre le feu; et comme pendant la nuit, ils restaient dans leur camp, les gens avaient quelques facilités pour se procurer ce dont ils avaient besoin.

 On y vivait sous ces cabanes. Les différents métiers y étaient exercés, par exemple par des forgerons, des armuriers et des charpentiers. Ceux-ci pouvaient travailler en sans inquiétude grâce aux guetteurs placés dans les arbres qui donnaient l’alerte dès que des soldats s’approchaient de la forêt.  Un légende tenace affirme que le trésor de Charette serait caché aux environs.

 On y trouvait encore une chapelle, et comme en de nombreux endroits de France, des prêtres réfractaires réfugiés là, y célébraient la messe et donnaient les sacrements. Le prêtre qui avait suivi ses ouailles tenait le registre paroissial clandestin... toujours disponible dans les archives de La Copechagnière... C'est ainsi que j'ai pu, il y a quelques années, retrouver l'acte "clandestin" de la naissance de l'aïeul de deux de nos petits enfants  :
Registre clandestin
 "Pierre Chouin, fils du légitime mariage de Louis Chouin et de Anne Micheau, son épouse, demeurant au bourg de la Copechagnière, est né dans la forêt de Gralard en la dite commune le quinze avril mil sept cent quatre vingt quatorze."
Un premier acte validé plus tard par un second officialisant le premier écrit dans la clandestinité.
 et savez-vous comment on nomma ensuite cet enfant ?..... Pierre dit "Joli bois".Un surnom qui lui est resté en l'histoire familiale.
Cette forêt de Grala, aux épaisses futaies, servit aussi de refuge aux soldats de Charette.  Elles déconcertèrent toujours les généraux républicains ». Les soldats républicains firent souvent des incursions dans cette forêt mais sans le trouver. 

Depuis 19 ans, une association, celle du refuge de Grasla s'est donnée pour mission  la reconstitution d'un village de loges de 1794 au coeur du massif forestier de Grasla. Elle évoque la vie des poulations réfugiées au coeur de la forêt.
Un bon plan pour un petit détour touristique et culturel si vous avez l'occasion un jour de taverser la Vendée.
http://www.refugedegrasla.fr/

lundi 26 novembre 2012

André Françis Emile Boulloud.....

Il y a une trentaine d'années, André l'un des frères de Jean-Pierre, ingénieur comme lui, nous avait parlé d'un certain André Boulloud, physicien, occupant une chaire à l'Université de Nantes dont il avait du lire quelques rapports universitaires.
Nous ne le connaissions pas ! Etait-il "des nôtres" ou était-il apparenté à une autre "dynastie" ! Ce physicien  résidait à Nantes et cela nous avait semblé assez étonnant qu'un Boulloud soit arrivé jusque-là si il était originaire de l'Isère comme les ascendants de Jean-Pierre. Raisonnement par ailleurs bien curieux lorsque l'on sait que Jean-Pierre, comme son frère, étaient fixés en région parisienne. Alors pourquoi pas Nantes comme point de chute..... Toutefois, aucun d'entre eux n'a tenté de joindre ce possible cousin et nous en sommes restés là..... un Boulloud à Nantes !!!
Et puis, il y a deux ou trois années, Géraldine Thibaud, appartenant avec les siens à l'arbre des Boulloud eut l'occasion de faire un remplacement aux archives de la mairie de Vaulnaveys, fief familial (près Grenoble). Elle m'a appris qu'une transcription de décès était parvenue en Mairie. Il s'agissait d'un André Françis Emile Boulloud, physicien, décédé à Nantes en 2000. Je me suis alors souvenue de cet André nantais sur lequel nous nous étions interrogé. Le renseignement était intéressant mais ne nous donnait pas sa filiation. Difficile alors de lui trouver sa place dans l'arbre des Boulloud si tel devait être le cas. Il me restait à écrire à la mairie de Nantes afin d'obtenir l'extrait de décès d'André. Quelque temps après, je recevais le document en question me dévoilant la filiation de notre André. Et j'ai eu la surprise de voir qu'il avait bien les mêmes racines que Jean-Pierre, ses frères ou ses cousins. la boucle était bouclée !... avec un petit regret, celui de n'avoir pu joindre André avant qu'il ne quitte ce monde ..... 



Le plus amusant c'est qu'il avait déjà sa place dans l'arbre. j'avais simplement écrit, à son sujet : " On le connait comme étant fils unique et célibataire. Ce pourrait être lui qui avait une chaire de Physique à Nantes fin 20è siècle, peut-être encore à Rennes."
Ayant alors poursuivi la recherche, j'ai pu retrouver quelques compléments sur André Françis Emile Boulloud...... Il semble avoir débuté à la Faculté de Grenoble avant de prendre une chaire de Physique à Nantes.On peut retrouver quelques uns de ses travaux sur Gallica. C'est ainsi qu'en 1951 paraît dans un compte rendu  des séances de l'Académie des Sciences, une note d'André Boulloud sur la décharge dans les gaz. (page 932).
Cette note présentée à l'Académie par Frédéric Joliot Curie s'intitulait "Le mécanisme de l'amorçage de l'étincelle électrique dans les gaz comprimés" de M. André Boulloud.

PS : cliquez sur ce lien de parenté pour une meilleure visualisation....

Guyonne Chappotin-Boishamon n'est plus !.....


Ghislaine nous fait part
 du décès  de sa maman
Guyonne de Chappotin
... née du Boishamon
le dimanche 25 novembre
à l'âge de 86 ans.


Une première messe aura lieu 
au Prieuré St François de Salles
à Fabrègues (34) 
mardi 27 novembre à 14h30.

Une seconde messe aura lieu mercredi 28  novembre 
à 15h00 à St Aubin d'Aubigné,
suivie de l'inhumation au cimetière d'Aubigné (Ille-et-Vilaine) 
auprès de son époux.

J'ai bien peu connu Guyonne et Georges, son époux mais cela fait plusieurs années maintenant que j'ai eu le bonheur de retrouver leur fille Ghislaine Mougeot, née de Chappotin. Avec elle comme avec beaucoup d'autres, j'ai pu retrouver ce lien un peu effacé par la disparition de mes parents, de sa grand-mère et notre propre éloignement de Rennes ou de la Bretagne.
Guyonne avec son époux a longtemps habité la Côte d'Ivoire où Georges travaillait à la Société Navale Delmas-Vieljeux (SNDV), puis Société Navale Chargeurs Delmas-Vieljeux (SNCDV) à Abidjan.Trois de leurs six enfants y verront le jour, un autre naîtra à Rennes (l'exception familiale) et deux autres au Cameroun. Les hasards de la vie ont voulu que Jean-Pierre, mon mari, eut l'occasion d'y rencontrer Georges de Chappotin dans les années 58 ou 59. Il y était venu dans le cadre d'un stage étudiant.

Georges décède en 2007... Guyonne se retrouve alors bien seule mais reste bien entourée par ses enfants. C'est ainsi qu'au cours de ces derniers mois, une consultation qui, au premier abord, semblait sans problèmes met en lumière plusieurs tumeurs. Ne pouvant plus rester seule, l'un de ses fils, Amaury, recueille sa mère chez lui à Villeveyrac (Hérault) et lui permettra, avec l'aide de soins palliatifs, de s'éteindre entourée des siens et dans un cadre familier.


Aujourd'hui nous partageons la peine de.....
 de Ghislaine, Erwan, Amaury, Tanneguy, Christian, Henry
ses six enfants
et ses quinze petits-enfants.
Nous unissons nos prières à l'intention
de celle qui a quitté ce monde
et pour sa grande famille.






"Je ne suis pas loin
juste de l'autre côté du chemin".



dimanche 25 novembre 2012

Flash-back... pause de novembre !

Un petit échantillon des vacances de novembre...
 .....le "club des cinq" avait rejoint l'un de ses camps de base et ce jour là Corinne était de la fête...
(cliquez.. cliquez sur les photos)
Debout : de g. à droite... Clément, Gautier et Baptiste  Devant : Corinne, Emilie, Mamidette, Margaux,et Papilou           

..... Séquence "Goûter" ..... avec quelques-uns des acteurs.....

Emilie... Baptiste et Margaux
Séquence jeux .... c'est sérieux !

Gautier et Baptiste...
soirée Pizzas....

Je vous laisse reconnaître les présents !!!











les vacances se terminent mais pas sans fêter (avec un tout petit peu d'avance) l'anniversaire de Clément.....

Joyeux Anniversaire




Les plus jeunes "at home", nous avons pris la route du bouchot breton pour quelques jours. Surprise (et de taille), après la grisaille bien installée sur l'Ile de France, nous avons retrouvé là soleil et ciel bleu qui ne nous a pas quitté comme vous pouvez en juger.


A bientôt pour d'autres rendez-vous. 
Envoyez-moi des nouvelles de "vos familles".

jeudi 22 novembre 2012

Albert Marie Bouinais et Abel Marie Paulus... deux historiens du 19è siècle chez "nos familles" !.....

Début novembre, je reçois un mail d'une historienne Chantal Rizet-Clergue qui prépare un doctorat en histoire sur les professeurs agrégés au 19è siècle. Elle s'intéresse entre autres à l'un d'entre eux Abel Paulus...
Albert Bouinais
Ses recherches l'amènent à découvrir qu'Abel écrivit plusieurs livres avec un certain Albert Bouinais. Et c'est cet Albert Bouinais qui la conduit jusqu'à moi.....
En effet, Albert appartient bien à la branche Noury ainsi d'ailleurs qu'Abel qui a épousé sa soeur, Amélie. Ma correspondante attend donc de moi des informations sur les familles Bouinais et Paulus ! Si je peux lui apporter une documentation assez complète d'Albert, j'ai bien peu de choses à lui offrir concernant Abel dont nous ne sommes alliés que par son union avec une Bouinais.
Abbaye de Timadeuc
Toutefois, j'ai eu la chance  de lui donner le renseignement qui lui permit de le retrouver après 1891 où il disparait. Les archives de la famille disaient que, séparé de sa femme, il avait choisi de vivre en reclus chez les moines de l'abbaye de Timadeuc en Morbihan. Etrange homme que cet Abel Paulus !
Lorsqu'il entre par le mariage dans la famille Bouinais, Abel a réussi l'agrégation spéciale *** introduite par Duruy et épouse Amélie. Abel est seul à Paris, il a perdu ses parents. Son père lui a laissé un appartement qu'il occupe avec son épouse. Possédant donc quelques rentes et installé professionnellement, Abel Paulus peut entrer dans la famille Bouinais !
Ceci dit comment se situe les Bouinais dans l'échelle sociale de l'époque ? Il est probable que le père d'Amélie qui a quitté Rennes pour s'installer à Paris, a pu apprécier ce gendre qui a étudié l'économie et la législation en vue de l'agrégation. Il est avocat, crée un journal financier, politique et économique "Le Progrès de Paris". Chez les Bouinais, on connaît également le métier d’enseignant puisqu’Amélie, fille d’Aristide, tient un pensionnat pour jeunes filles au 76 de la rue du Théâtre, domicile de ses parents.
La rencontre d'Abel avec son beau-frère sera décisive... Militaire, Albert Aristide Bouinais (1851-1895) fait partie de la Commission de délimitation des frontières du Tonkin. En 1884, Abel, professeur est encore membre de la Société des études maritimes et coloniales et de la Société académique indochinoise. De 1883 à 1893, sans avoir mis les pieds hors de France, il commence à faire des conférences sur l’Indochine, la Cochinchine et le Cambodge. Pour cela, il collabore avec son beau-frère, celui-ci collationnant les archives lors de ses expéditions, à la rédaction de six ouvrages sur La Cochinchine contemporaine (1884), Le Royaume du Cambodge (1884), L’Indochine française contemporaine (1885), Le Royaume d'Annam (1885), La France en Indo-Chine (1886), Le Culte des morts dans le Céleste Empire et l'Annam (1893) ;

Coup de théâtre...  En 1890, Paulus quitte tout : sa femme, l’Instruction publique, la capitale et place son unique fille dans un pensionnat en Angleterre. Paulus faisant partie de nos agrégés « sans dossier », sa démission en 1890 de l’École Turgot et son départ de Paris sont restés pendant deux ans de véritables énigmes.C'est là que, nos archives familiales ont joué, permettant à notre correspondante de joindre l'abbaye de Timadeuc en Morbihan où Abel avait décidé de poursuivre sa route solitaire ! A partir de 1881, le militaire Bouinais part en Cochinchine (1881-1883), à Pékin en 1887 puis il commande les troupes à Toulon, en Guadeloupe, en Guyane et retourne en Cochinchine à partir de 1891. Albert Boüinais ne peut travailler aux côtés de son beau-frère à Paris que pendant quatre ans (1883-1887) et cinq de leurs ouvrages sont en effet édités pendant cette période. L’écriture à quatre mains se termine là ; peut-être Albert n’a-t-il pas apprécié le départ d’Abel pour la Trappe et l’abandon de sa sœur et de sa nièce… En 1892, il publie seul De Hanoï à Pékin, notes sur la Chine et décède trois ans plus tard à la suite d’une maladie contractée dans les colonies.

Abel continuera, seul, à Timadeuc et si l'on en croit le moine qui a laissé un témoignage sur Abel, il se consacrera alors à des travaux bibliques... ou à des romans jusqu'à sa mort en 1924.

  *** Il me reste à évoquer cette fameuse agrégation spéciale obtenue par Abel Paulus. Et qui peut mieux en parler que celle qui m'a lançé sur la route d'Abel Paulus que Chantal Rizet-Clergue.....

Victor Duruy
.....L'affaire commence au 19è avec la création d'un Ecole Normale à Cluny par Victor Duruy. Pour passer l'agrégation de l'enseignement spécial, les professeurs venaient se former pendant trois ans à Cluny ou la passaient en autodidacte : c'est le cas de Paulus qui la passe à Paris.
Cette agrégation permettaient de travailler en lycée ou en école primaire supérieure.
Mais cette agrégation n'a pas vécu longtemps : 1866/1891. Elle faisait de l'ombre à l'agrégation classique et les agrégés classiques voyaient d'un mauvais oeil que des agrégés "spéciaux" aient le même statut qu'eux. Nous étions alors dans un siècle où le latin et le grec avaient seuls droit de cité... les sciences, les langues vivantes étrangères, la littérature française, bref un enseignement résolument "moderne" n'avaient pas leur place dans cette fin du 19è siècle.
Les agrégés du type "Paulus" étaient traités par les classiques de "bestiaux" et l'enseignement spécial était l'enseignement des "épiciers" ! Il est vrai qu'un agrégé spécial n'avait pas besoin du bac ni de la licence pour passer le concours. Duruy leur donne la possibilité de se glisser dans l'enseignement secondaire par une petite porte et de devenir, selon leur mérite, des professeurs du secondaire.
Les classiques n'ont jamais accepté que de simples primaires puissent se prévaloir du titre d'agrégé de l'Université; bref, la bataille est rude tout au long du siècle...
En 1902, les agrégés spéciaux continuent à travailler, leur statut est revalorisé mais on n'acceptera pas-plus qu'ils enseignent les lettres dans l'enseignement moderne mais seulement l'histoire géographie. L'enseignement des lettres est réservé aux seuls agrégés classiques (car ils savent le latin !!!)
Il y a eu 468 agrégés spéciaux; mon travail consiste donc à connaître leur carrière professionnelle et à voir, entre autres, comment ils se sont inscrits dans le siècle. Certains sont brillants, font de très belles carrières. Le cas Paulus en est un exemple...