samedi 20 juillet 2013

Triste nouvelle


Nous avons pris connaissance aujourd'hui d'un message de Bénédicte Lefebvre nous faisant part d'une bien triste nouvelle.....

Bonjour à tous

Samedi 13, le papa de Denis est parti rejoindre le Père. Il s'est noyé à la suite d'un arrêt cardiaque à Denneville, (dans la Manche), lieu qu'il affectionnait et le rendait heureux.
La cérémonie aura lieu vendredi prochain à 14h30 , soutenez-nous dans la prière. Merci.
Amicalement
Béné et Denis

Nous partageons la peine de Denis,
 de Bénédicte et de leurs enfants, Pierre-Julien, Pauline et Charles-Antoine,
de Madame Lefebvre, la maman de Denis
 de ses soeurs et leur famille

Nous unissons nos prières à l'intention
de celui qui a quitté ce monde
et pour sa famille.



                                                                             
Je ne suis pas bien loin
juste de l'autre coté
du chemin


                                                                              
                                                                
Lien familial..... Bénédicte Lefebvre est la fille de Pierre Marical et d'Aliette, née de Sallier Dupin (+2005). Elle a épousé Denis le 20/08/1988 dans le Calvados.
..... petite-fille de Henri de Sallier Dupin (+1987) et Anne, née Rabillon (+1977)
Anne Rabillon était la soeur de mon père Yves Rabillon (+1971)

Dans la série "Les Aventuriers" : New-York avec Clément..... Chapitre 2

Cette fois, je laisse la parole au Groupe par le biais du blog créé à cette intention !
(N'oubliez pas le clic sur les photos... c'est magique !)
Pour ce mercredi 17 juillet nous avons été faire une petite visite chez les animaux sauvages du zoo du Bronx, il a fait chaud et nous avons pu profiter d'un parc ombragé afin de se rafraîchir par le biais de jeux d eau.
Nous sommes rentrés tôt à l'hôtel pour se reposer, un petit groupe a eu la force d' aller faire un petit basket à côté de l'hôtel  dans Brooklyn avec Pierrick. Ils ont joué avec des locaux, natifs de Brooklyn. Ce fut une expérience mémorable pour eux. Nous avons fini la journée par un repas au "Mac Do" à emporter.....


Clément premier à droite
Les cours ont commencé ce jeudi 18 juillet, on fait plein de petit jeux ludiques, on échange beaucoup par la parole, on n'écrit pas beaucoup cela change des cours Francais. Nous sommes répartis en deux groupes. Cette belle journée ensoleillée a été consacrée à la visite guidée de l'ancienne  et prestigieuse université du président  Obama. Nous avons appris beaucoup de choses... nous avons hâte de vous raconter tout ça.....
Pour finir l'après midi nous avons été faire du shopping sur la célèbre 5th Avenue, et le soir nous avons vu pour la première fois "Time Square" de nuit….  Plein de lumière, un monde fou, des tours partout, bref un très bon souvenir.

Clément entre deux filles portant lunettes de soleil !

Vendredi 19 juillet..... Il fait toujours beau et chaud ( 39/40 degrés) et les jours passent a une vitesse phénoménale !!! Tous les matins nous sommes occupés par nos cours d'anglais qui sont toujours aussi "cool". En ce jour nous avons été sur les anciens emplacements des deux tours jumelles… ce fut très émouvant, beaucoup de personnes viennent se recueillir ici, et l'on ressent que c'est un lieu important pour les américains... Pour la suite nous avons fait un petit pas sur "Wall Street" et nous avons vu le fameux Taureau en bronze.
Pour la soirée Pierrick a emmené un petit groupe de volontaires qui ne souhaitait pas rentrer à l’hôtel se reposer. Au nombre de 4, ils ont mangé sur "Madison Square", en face du "Flatiron Bulding" et après nous avons été finir le shopping commencé la veille sur "Time Square". Le reste du groupe a dîné sur Brooklyn et est rentré se reposer à l'hôtel.
Nous espérons que tout va bien pour vous en France. Des gros bisoussss de NY

Juste devant nous à gauche !
Au dernier rang 1er à gauche en tee-shirt bleu.
Samedi 20 juillet... une journée merveilleuse !... journée surprise prévue par les animateurs,  ils ne voulaient pas nous dire le planning de la journée (on adore les surprises !!!), cela a commencé par les cours ( jusqu'ici pas de surprise dommage :( !!!!! ) ensuite nous avons pris la direction du ferry…. pour aller visiter "Liberty Island" et la fameuse grande  dame bleu, que nos chers compatriotes Français ont offert aux USA, ensuite nous avons pris un autre ferry... aucune idée de la destination finale.. jusqu’à ce que l'on débarque sur "Staten Island" et devant le magnifique "Stadium des Yankees" !!!!! Entre temps nous avons essuyé un violent orage ( extraordinaire). Résultat : tous mouillés et retard du lancement du match de baseball. Nous avons vu les joueurs s'échauffer, les "pompon girls', l'ambiance du stade, et nous avons mangé des Hot dogs. Malheureusement le match a été annulé après 2 heures d'attente, pour cause de mauvais temps :( (((((((((( Certains ont eu des autographes des joueurs et aussi des balles. Ce fut une soirée énorme dans tous les cas et une surprise réussie de la part de l'équipe.
Voila les nouvelles fraîches en direct de NY, le temps s'est couvert et la chaleur retombée (30 degrés).
 A très vite
Bisoussss
On ne voit que lui, au centre du 2è rang, tee-shirt blanc !


  1er rang à gauche du tee-shirt rouge...

vendredi 19 juillet 2013

Dans la série "Les Aventuriers" : New-York avec Clément..... Chapitre 1

Clément, Baptiste et Gautier
Comme son frère, Clément* quitte le "bouchot" morbihannais le jeudi 11 juillet mais l'aventure n'a pas tardé à être au rendez-vous pour Clément et son groupe en partance vers New-York le lendemain 12 juillet. Leur avion  n’a pas pu atterrir à l’aéroport de Londres Heathrow comme prévu pour son escale à cause d’un incident sur l’une des pistes. Après un passage par l’aéroport de Londres Gatewick le groupe est revenu a Londres Heathrow dans la soirée. La compagnie aérienne a pris en charge le repas, l’hébergement et le petit déjeuner jusqu’à demain où le groupe reprendra le cours de son voyage en direction de New York.
le 13 juillet, toujours à l'hôtel, le groupe attend les instructions de la compagnie aérienne… qui se charge de leur réserver un autre vol. Le moral est plutôt bon ! disent les responsables......  
Ils obtiennent enfin la confirmation attendue ! Ils voyageront sur deux vols séparés.
Enfin arrivés sur le sol américain, après toutes ces péripéties, le groupe reformé entame la découverte de New-York ! Et c'est le blog destiné aux familles qui prend le relais...
Pour ce  premier jour,  une température de 35°, il fait très humide mais cela reste supportable. Après une matinée shopping et un pique nique au cœur de Brooklyn, ils ont été voir une messe Gospel typique américaine. Ce fut un spectacle extraordinaire et entraînant. Le soir, ils ont assisté à une petite séance cinéma en plein air à Bryant Park, le tout accompagné d’une dizaine de pizzas pour tout le groupe.
Lundi 15 juillet fut consacré à la visite guidée du siège de l'organisation des Nations Unies (O.N.U). Deux visites ont été proposées en fonction du niveau de langue, une en français, l'autre en anglais. Les jeunes ont appris beaucoup de choses et ce fut très intéressant. Durant cette visite, ils ont pu entrer dans les différentes salles du Conseil. Puis le groupe est allé déjeuner à Subway, ainsi chacun a pu choisir son menu. L'après-midi s'est passé à Central Park compte tenu de la forte chaleur. La soirée s'est terminée par un repas au "Burger King", ballade et découverte de Brooklyn.
Le 16 juillet,  journée shopping, avec la visite des "outlet" pour l'achat de vêtements, cadeaux, au sein d'un gigantesque centre commercial, le "Garden Outlet" situé dans le New Jersey. Puis, le groupe a passé la soirée à Seaport, situé juste en dessous du Pont de Brooklyn. Un quartier libre est accordé afin de pouvoir découvrir un des ports de New-York. Ils ont mangé des "burritos" ! Il fait toujours aussi beau et chaud (36°).

Les cours d'anglais ont commencé le 18 juillet à "l'International House" dans le quartier de Chelsea. Après un petit test d'évaluation (trop facile au début... mais après...pfff...trop dur !!!), des groupes ont été formés. Il fait toujours aussi chaud (38°-39°C...!!!)
A suivre.....


* Clément est le fils de Jean-Michel Dulac (+2011) et Christel, née Boulloud
... petit-fils de Georges Dulac et Simonne, née Duboé
... petit-fils de Jean-Pierre Boulloud et Bernadette, née Rabillon

mercredi 17 juillet 2013

Dans la série "Les Aventuriers" : Londres avec Gautier... chapitre 1

Clément, Baptiste et Gautier


Gautier* a quitté le "bouchot" morbihannais le jeudi 11 juillet et c'est le dimanche 14 qu'il  rejoint Londres après 2h30 d'Eurostar. Le blog réservé aux familles nous apprend que leur groupe après 30 minutes de bus  prendra ses quartiers en plein coeur de Londres...

 



Une première journée fut consacrée à l'installation dans les chambres suivie d'une petite ballade dans le quartier pour se repérer, avant une petite soirée d'accueil pour que chacun apprenne à se connaître : film en anglais et jeux divers...

C'est lundi que les choses sérieuses ont commencé : test de niveau et premier cours le matin, visite du quartier de Bankside/Southwark l'après-midi : théâtre du Globe, Millenium Bridge, visite du Tate Modern. Tout cela sous une chaleur presque caniculaire que les Anglais n'ont pas connue depuis plus d'une décennie... Heureusement, la soirée s'est déroulée au frais, au bord de la Tamise, autour d'un petit tournoi de jeux de cartes....

Mardi 16 juillet, le rythme est pris : cours de 9h à 12h30, puis visite du quartier de Westminster, lieu de pouvoir tant politique que religieux : Green Park, Buckingham Palace, abbaye et Palais de Westminster, Downing Street.... Ce fut l'occasion pour les jeunes de tester leurs connaissances de l'histoire anglaise. La soirée qui s'ensuivit fut l'occasion de découvrir le quartier de Piccadilly et sa fameuse animation nocturne...

 A suivre.....

* Gautier est le fils de Jean-Michel Dulac (+2011) et Christel, née Boulloud
... petit-fils de Georges Dulac et Simonne, née Duboé
... petit-fils de Jean-Pierre Boulloud et Bernadette, née Rabillon

lundi 8 juillet 2013

Joseph François Louis Deschamps


Sur cette lithographie, Joseph François Louis Deschamps est dit Maître es arts en l'université de Paris, Membre du Collège et Académie royale de chirurgie, Consultant à l'hôpital de la Charité de Paris (détruit en 1935)......
C'est aussi avec ces titres qu'il est cité sur l'acte de mariage de son frère Noël Marin, notre aïeul, qui suite à l'achat du domaine de "La Rivière" en Lavaré (Sarthe) obtint d'ajouter la Rivière à son patronyme Deschamps.
Une modification patronymique qui ne concernait que son frère et descendance, Joseph François Louis resta donc Deschamps ! Curieusement, j'ai peu entendu parler de lui dans la famille et pourtant son parcours est loin d'être banal. 
Cette lithographie, en ma possession, m'a amené à souhaiter en savoir plus à son sujet. On disait dans la famille qu'il avait été appelé pour constater le décès de Marat éliminé par la courageuse Charlotte Corday. Si j'en crois les archives et un livre lu , il y a quelques années, il fut, en réalité, le chirurgien qui autopsia le corps de Marat.
Il passe ainsi dans l'Histoire mais pas seulement pour cette intervention, fruit du hasard et des événements de l'époque ! Son parcours est remarquable et je souhaite ici, avec l'aide d'archives, lui témoigner l'admiration de ses descendants et cela bien  au-delà d'un fait divers aussi connu qu'il soit ! Joseph François Louis Deschamps naquit a Chartres, le 14 mars 1740. Destiné d'abord à l'état ecclésiastique, il abandonna une carrière pour laquelle il n'avait aucune vocation  et vint à Paris étudier la médecine : il avait alors 19 ans. Les leçons cliniques et les opérations de Moreau lui donnèrent un goût exclusif pour la chirurgie, qui devint l'objet particulier de ses études. Admis en 1764 à cette école expérimentale, le jeune Deschamps y remporta plusieurs années de suite, le premier prix. Il ne tarda pas à être reçu membre du Collège de L'Académie royale de chirurgie. L'année suivante, il obtint la place de chirurgien gagnant maîtrise de l'hôpital de la Charité. Il était depuis longues années uniquement occupé du service de son hôpital et des travaux de cabinet , quand il fut nommé l'un des quatre chirurgiens consultants de l'empereur. Joseph François Louis Deschamps est mort âgé de 84 ans, le 8 décembre 1824, laissant  derrière lui de nombreux ouvrages * illustrant tous les progrès qu'il fit faire à la chirurgie du temps. Avec lui dont "nos familles" peuvent être fières, nous entrons dans la lignée des premiers grands chirurgiens à une époque où cette discipline se démarquait des siècles précédents (cf. billet du 8 juin 2013 intitulé "Chirurgiens... et médecins à la rencontre de "nos familles")

Le 10 décembre, l'un des membres de l'Académie royale des Sciences (section de médecine et chirurgie) fera son éloge funèbre :
 « Joseph-François-Louis Deschamps était né à Chartres, le 14 mars 1740. Son enfance fut si "débile", qu'un médecin d'un grand nom n'avait pas hésité d'annoncer aux parents qu'il ne passerait pas quinze ans !... Après quelques études classiques, il se crut appelé au culte des autels mais un sage ecclésiastique l'en détourna!... Entrainé par l'amour de ses semblables et le besoin de leur faire du bien, il se dévoua alors à la médecine, autre sacerdoce qui réclame aussi de grandes vertus. A dix-neuf ans, il vint à Paris... il aimait à raconter qu'étant un matin sous le portique de l'Hôtel-Dieu, avec quelques-uns de ses condisciples, il s'était tout-à-coup écrié, d'un ton prophétique: « Il faut absolument que je devienne chirurgien en chef de cette maison »...... Dès lors, il fit les efforts les plus persévérants pour se rendre digne d'une place dont le prestige et la supériorité n'avaient rien d'effrayant pour  lui .
 Depuis longtemps, il amassait des matériaux pour un ouvrage qu'il avait à coeur de publier sur l'opération de la Taille*, qui lui était très familière, et pour laquelle l'hôpital de La Charité avait été jusqu'à lui, une école d'essai et de perfectionnement. Cet ouvrage parut en 1796. C'est ce qu'on a écrit de plus instructif et de plus complet sur la lithotomie*.  A la suite du quatrième volume du traité historique et dogmatique de la taille, se trouve un recueil d'observations
sur la ligature des artères principales des extrémités, et spécialement dans l'anévrisme de la poplitée, selon la méthode de John Hunter, que Joseph François Louis Deschamps pratiqua le premier en France, et qu'il a cherché à perfectionner.
Logé dans l'intérieur de l'hôpital et au milieu des misères humaines, quand il avait opposé à celles-ci ses soins, sa sagacité, il venait enseigner, dans de solides écrits, à leur appliquer les puissantes ressources d'un art dans lequel il avait acquis toute l'autorité du talent, de l'âge et de l'expérience.... Il avait remplacé à l'Institut le savant et vénérable Sabatier. Des peines vinrent tout-à-coup l'assaillir, et troubler sa vieillesse, jusque-là si heureuse et si paisible. Sa douce hilarité fit place à une tristesse inquiète, son jugement s'obscurcit, ses idées s'égarèrent, et il tomba dans une situation physique et morale dont le terme ne pouvait arriver assez tôt pour lui. Il est mort le 8 de ce mois, âgé de quatre-vingt-quatre ans et huit mois, laissant un fils qui est docteur de la faculté de médecine de Paris, et qui s'est fait connaître à son tour par un traité sur les maladies des fosses nasales, et par la traduction de plusieurs ouvrages écrits en anglais. » (Source : Gallica "Journal des savants).
 Joseph François Louis Deschamps
  est inhumé au cimetière du Père Lachaise
 (10eme division (5e ligne, AA, 19).


*Terme de chirurgie. Anciennement, "la Taille" était l'opération par laquelle on coupait la pierre trop grosse, après avoir incisé la vessie. Aujourd'hui, on parle de cystotomie, opération par laquelle on extrait un calcul de la vessie au moyen d'une incision faite au col ou aux parois de cet organe.
 


Bonus : Joseph François Louis eut (au moins) un fils Jacques Louis qui, à son tour se distingua dans la carrière médicale. Il laissa, à son tour, quelques écrits et sur l'un d'eux "Le traité des maladies des fosses nasales et de leurs sinus", j'ai relevé en préface les lignes qu'il a dédiées à son père :
A Mon Père
Chirurgien en chef
de l'Hôpital de la Charité de Paris...
Je devois au meilleur des pères, à l'homme vertueux et savant chez lequel j'ai puisé les principes de l'art que je cultive, l'hommage de mes premiers essais : qu'il le reçoive donc comme un témoignage de reconnaissance, de vénération et de piété filiale !

lundi 1 juillet 2013

Tante Alice......

Je n'ajoute rien au message de Ghislaine. Elle est la mieux placée pour évoquer celle qui n'est plus depuis quelques jours...... 

"Tante Alice de Coincy, soeur de mon père Georges de Chappotin, née le 23 septembre 1923 est décédée mercredi 26 juin 2013 vers 18h30 à Bordeaux. Elle aurait eu 90 ans en septembre. C'est la dernière de sa génération...
Pendant sa maladie, sa famille l'a beaucoup entourée. Tout a été fait pour qu'elle parte sereinement et c'est un soulagement pour tous.

La cérémonie aura lieu
 mardi 02 juillet 2013 à 10H30 
en l'église Saint-Seurin à Bordeaux.

Rapatriés sanitaires de Côte d'Ivoire alors que nous étions bébés, ma tante Alice et ma grand-mère Sarah de Chappotin, née Anne-Duportal nous ont élevés mon frère et moi jusqu'à 3 ans à Rennes. Tante Alice était ma marraine...
L'an dernier nous avons passé heureusement huit jours ensemble qui resteront un magnifique souvenir. Au mois de mai 2013, j'ai pu la revoir tous les jours de mon séjour. Elle était consciente et même espiègle nous faisant de temps en temps des clins d'oeil.
Je ne pourrai assister à son enterrement pour des raisons familiales mais l'essentiel est de l'avoir revue vivante tout dernièrement."

Nos liens de parenté se perdent un peu dans la nuit des archives familiales mais le noyau étant resté des siècles durant à Rennes ou aux environs, les liens se sont maintenus en nos familles jusqu'à notre génération ! En voici la preuve... sur le tableau de descendance ci-joint où j'ai fait apparaître la branche de Ghislaine, celle de Michèle Rey du Boissieu, née Drouïn et la nôtre (qui regroupe aussi plusieurs familles).

 Cliquez sur cet arbre pour une meilleure visualisation !.....


Nous descendons toutes de Jean Marie Noury, né à Châteaugiron (près de Rennes) le 5 avril 1725 et qui y est décédé le 19 novembre 1806. Il eut, avec son épouse François Gilbert 17 enfants dont une nombreuse descendance. Cet arbre illustre la descendance d'une fille Angélique et d'un fils Gabriel.

dimanche 9 juin 2013

Fragments d'Histoire...... les Debout !

J'évoque ici la famille Debout dont l'un des membres est le père de Rose Marie qui épousera  Etienne Vital Rabillon originaire de Piolenc (Vaucluse). Le parcours du premier Rabillon qui fait souche en Bretagne n'est pas banal. Vous le retrouvez sur ce blog ("post" du 28/01/2008 sous le titre "Etienne Vital Rabillon, une histoire étonnante") mais ici nous nous attacherons à la famille de sa future épouse... Les Debout !
François Marie Debout appartenait à une famille de notaires et de commerçants de Pontivy dans le Morbihan. Il perdit son père de très bonne heure (il n'avait pas sept ans) et vint à Rennes pour y  apprendre le commerce. Il semble ensuite être revenu à Pontivy peut-être pour y reprendre des affaires familiales avant d'épouser en 1775 à Châteaugiron Angélique Renée Cécile Noury. Les familles se connaissaient-elles ? a ce sujet les archives familiales sont muettes.
Ce que nous connaissons beaucoup mieux est l'ascendance d'Angélique dite alors Demoiselle de Villethébert, un titre qui n'est pas une marque de noblesse, seulement une coutume dans les familles bourgeoises de donner à leurs enfants le nom d'une terre leur appartenant. On trouve d'ailleurs mention d'un lieu-dit "Villethébert" qui relevait de la seigneurie de Châteaugiron. Et nous savons que depuis le 16è siècle jusqu'au début du 19è la famille Noury avait pignon sur rue en cette commune proche de Rennes,  Une grande et nombreuse famille... Angélique était  la cinquième  d'une famille de 17 enfants, fille de Jean-Marie dit Notaire, Procureur de la baronnie de Châteaugiron et autres, Juge de Paix 1789. Je reviendrai sur l'histoire de cet ancêtre dont la descendance, vous vous en doutez est nombreuse !!!!!

Angélique Rénée Cécile Noury épouse le 14 février 1775 à Châteaugiron François-Marie Debout. La bénédiction nuptiale leur fut donnée par Frère René Chauvière, religieux dominicain,  cousin germain  de la jeune épouse. François-Marie et Angélique eurent six enfants. C'est d'eux que descendent les familles Rabillon , de Sallier Dupin , Le Roux, de Boynes et leur descendance......
Après leur mariage, François-Marie et Angélique s'installèrent à Pontivy puis revinrent à Rennes. Francois-Marie fonda un commerce très florissant, se lançant en même temps dans le bâtiment ce qui n'était pas sa spécialité. Parmi ses réalisations figure la construction à Rennes des maisons de la rue Bertrand, de la percée du Mail et la Butte du Champ de Mars. Pour ce dernier chantier, des remerciements officiels lui furent votés, ces travaux ayant été faits en période de grand chômage.
cliquez sur photo !
Mais... par suite de la déloyauté de son associé mais aussi en raison de l'époque troublée de la Révolution,  François Marie ne tarda pas à voir sa belle fortune s'engloutir !  Le chagrin engendra chez lui une maladie de poitrine à laquelle il succomba en 1792 à Rennes à l'âge de 43 ans, en son domicile, rue de Pezé. Ce nom ne me disant rien, j'ai recherché le nom ancien des rues de Rennes. Cette rue débaptisée en 1792 est devenue la rue de l'Horloge bien connue des rennais. Elle est située derrière la mairie dont on aperçoit le beffroi sur cette ancienne carte postale. On dit que la tour de l’Horloge est citée par François Rabelais dans son mythique Pantagruel.
L'acte de décès de François Marie est difficile à lire. En cliquant, c'est mieux mais je vais vous épargner cet effort en la relisant pour vous :
"Le Corps de François Marie Debout natif de Pontivy paroisse Notre Dame, baptisé le 26 août 1748 est décédé dhier rue de la pesée, a été porté au dépôt commun ce jour vingt cinq janvier 1791 en présence de pierre (illisible) et mathurin balavoin qui ne signent"

J'ai été choquée... de constater qu'il n'est nullement question d'inhumation. On évoque seulement un dépôt commun. La Révolution est passée par là !... Il semble qu'alors les défunts étaient portés en un lieu où le corps était déposé sans plus de cérémonie dans une fosse commune. L'un de nos aïeux a donc été mis en terre en un lieu resté anonyme et inconnu des archives familiales. Honte et tristesse !
Toutefois, en dépit des soubresauts de cette époque troublée, la vie continue ! Angélique, désormais seule avec quatre enfants, se retrouve chargée d'un commerce en décadence et des débris d'une fortune ruinée. 
La vie ne fut pas facile,nous sommes en 1792 ! à plusieurs reprises, la famille se trouva en danger..... La fille aînée d'Angélique,  Rose Marie (notre aïeule qui épousera Etienne Vital Rabillon en 1804) n'a que seize ans ! Un jour, des officiers municipaux entrèrent dans le magasin imposant le prix des articles à la vente, 4 francs par ex. pour un drap ayant coûté 10 francs à la fabrique, etc. Pendant que l'un d'eux était fort occupé à sa besogne, Rose Marie tira sur l'échelle..... L'homme faillit tomber "Tu es bien heureuse d'être si jeune, dit Leperdit, Maire de la Ville, qui était présent, sans cela citoyenne, tu passerais devant le Tribunal Révolutionnaire !" Le lendemain, tous les rayons du magasin d'Angélique étaient vidés. "Comme on vend, comme on vend..." s'étonnait la plus jeune des filles Angélique qui avait alors 12 ans. "Oui, ma chère, lui répondit Rose Marie, on vend de façon à se ruiner pour peu que cela continue !" Rose Marie privée de son père et par suite de la surdité de sa mère, fut petit à petit chargée de toutes les affaires commerciales en même temps que de l'éducation de ses frères et de sa soeur.
Pour l'anecdote,  vingt ans plus tard Rose-Marie, devenue l'épouse d'Etienne Vital Rabillon, recevra la visite d'un prêtre qui lui remit trois francs de la part d'une pauvre femme qui avait acheté un tablier dans les conditions citées ci-dessus. Elle reconnaissait devoir davantage mais n'avait que cela à offrir. Rose-Marie la tint quitte de grand coeur et dit au prêtre de garder cette petite somme pour sa pénitente. Ce fut la seule restitution à notre connaissance !.....
 La famille, après avoir connu l'opulence, connaissait désormais la pauvreté mais ils étaient tous restés généreux parce qu'Angélique et ses enfants comprenait bien la souffrance et la misère qui régnait en ces temps troublés. Plusieurs témoignages en font foi....
Comme ses frères et soeurs, François Debout (le second des six enfants d'Angélique) connut une enfance difficile. En dépit de leur propre peur et souffrances, les uns et les autres firent souvent preuve de générosité. Tout enfant, François emporta un paquet de vêtements pour un émigré qu'il avait trouvé grelottant de froid. Une autre jour, il bourra ses poches de pain et s'enfuit en disant qu'il allait manger en jouant. On ne sut que plus tard qu'il avait rencontré dans un champ de blé un homme décharné qui lui avait dit "Mon petit ami, vous avez l'air d'un bon petit, je n'ai pas mangé depuis plusieurs jours et je meurs de faim. Je ne puis me découvrir sans me faire tuer. Pourriez-vous me donner un morceau de pain." Mon oncle Henri de Sallier disait ignorer où et quand était mort François. Notre grande tante Jenny Rabillon, elle, dit qu'il serait décédé à 6 ans ! je n'en sais pas davantage, mes recherches entre 1802 et 1812 sont restées vaines à Rennes et environ !.
Angélique arrivait en troisième puis à nouveau un garçon François Marie. Son enfance se passa, elle encore, durant la Révolution ce qui veut dire une éducation fort négligée, la tourmente ayant tout emporté. Pour avoir du pain, il ne suffisait pas de pouvoir le payer... on l'envoyait des jours et quelquefois des nuits à la porte des boulangers pour y garder le tour de la famille. Quand il n'était pas astreint à cette besogne, profitant de la licence du temps qui influençait les enfants, il s'échappait et se rendait au Club où ses camarades et lui prenaient un malin plaisir à tirer sur les lacets des "tricoteuses". Plus tard, il racontait cet échange entendu un de ces jours-là..."Citoyen président, je demande la parole - Citoyen, tu la za eue, tu ne la zauras plus !". Les temps devinrent meilleurs et François avait seize ans quand son oncle Gabriel Noury, ordonnateur de l'Armée du Rhin, voulut en faire son secrétaire. Plus tard, il entra à Livourne dans une maison de commerce appartenant à un M. Ternaux, inventeur du cachemire français, l'un des plus gros commerçants de France. Il y resta jusqu'à 26 ans. Puis quittant l'Italie, il revint à Rennes, prit la suite des affaires de sa mère et se maria. Suivaient deux autres garçons, le premier né 1786 serait mort à 16 ans au Surinam ??? selon Jenny Rabillon. Je ne confirme pas ! Le dernier né en 1788 est décédé à Rennes en 1791.
 En  mars 1804, juste après le mariage de sa fille, Angélique alors âgé de 51 ans est encore citée comme négociante demeurant rue de l'Horloge à Rennes. Puis entre 1809 et 1815, elle est citée comme habitant Châteaugiron, maison du château.  Sa situation s'était sans doute améliorée ou avait-elle reçu quelque héritage de ses parents ou belle-famille Quoiqu'il en soit, je possède un acte notarial qui stipule que le 16 juillet 1813, Angélique achète le Pré de la Clarelais sur la commune d'Amanlis contenant 97 ares faisant 60 cordes de terre etc.  Angélique Noury, veuve Debout demeure toujours à Rennes, rue de l'Horloge mais réside parfois à Châteaugiron chez  Françoise Noury, veuve de Lourmel, sa soeur.
 Enfin en 1821, elle est dite habitant ordinairement Rennes et "présentement" sa "retenue" de Courpéans en Veneffles. La retenue pourrait être cette pièce avec cabinet d'aisance qui est déclarée dans les baux  concernant la ferme des Courpéans comme réservée au "bailleur". J'ai bien connu cette ferme située à Venéfles, commune jouxtant Châteaugiron reçue en héritage par mon père Yves Rabillon et vendue par la suite.
Malgré les épreuves, Angélique tenait beaucoup à sa toilette. Tous ceux qui l'ont connue dans ses dernières années se rappellent l'avoir vue avec des plissés de soie gris clair garnis de bleu et de belles dentelles de Malines. C'est qu'elle avait été fort jolie et qu'elle s'en souvenait. Angélique décède en 1825 des suites d'un accident (nous n'en connaissons pas la cause ni la nature) qui lui fractura le col du fémur. Un diagnostic qui, il y a encore peu d'années, était pessimiste. Angélique n'y échappa pas après avoir traversé bien des embûches avec beaucoup de courage aidée en cela par Rose Marie.