lundi 1 septembre 2014

Notre été..... et le vôtre ? (1)

Depuis le 13 juillet, j'ai partagé avec vous bien des sujets concernant toutes "nos familles" (ou presque)...je vous invite donc à feuilleter les pages du blog si l'entracte des vacances ne vous a pas permis de vous y attarder !
Aujourd'hui, je vais jouer "perso" et revenir sur ces deux mois passés au bord de l'Océan.
Début juillet (cf. posts des 10 et 15 juillet) je vous annonçais notre arrivée en compagnie de Margaux et Emilie, j'évoquais le nouveau statut de Gautier désormais bachelier, Baptiste et Clément à Londres que nous attendions le 13 avec Céline et Michel.....
les voilà...Ils sont là !

ou encore là.....

mais pas pour longtemps puisque une semaine plus tard l'équipe déserte plage et océan pour aller rendre visite à la Dordogne.....belle ballade !  Une semaine plus tard, nos explorateurs sont de retour avec plein de belles images et autant de découvertes à partager.....

Deux jours après, ce sont Corinne et Laurence qui nous rejoignent...des projets plein le sac !.....et encore deux jours plus tard, nous voilà prêts à embarquer...destination l'île de Houat que nous voyons de notre plage avec sa compagne Hoedic. Une destination quasi annuelle durant l'été...un condensé de bonheur assuré et illustré ci-dessous......


Pour clore ce premier mois d'été, une mention spéciale à ceux et celle qui nous ont offert leur aide pour l'entretien du jardin...















 La page Juillet se ferme... je vous donne rendez-vous pour la suite (mois d'août) en préparation.....


Et vous quel fut votre juillet ????? à votre tour...Racontez-nous !


mardi 12 août 2014

Guy de Sallier Dupin...Historien local chevronné !

Infatigable et passionné, mon cousin Guy de Sallier Dupin propose chaque année sorties et conférences à l'intention du grand public et de l'Association des amis de Lamballe et du Penthièvre (Côtes d'Armor).
Début juillet, le quotidien régional bien connu "Ouest-France" invitait ses lecteurs à suivre notre historien sur les chemins.....tous les mercredis de l'été lamballais !

Pour bien lire... cliquez sur la photo puis cliquez droit "affichage" et zoom
Et  pour le 10 août, il me confiait le programme... une balade autour des lavoirs édifiés le long de deux cours d'eau : le Gouessan et un bief qui desservait jadis deux moulins. Rien de spectaculaire dit-il ! Quelques marches seulement au-dessus du lit de la rivière pour raconter en ces lieux la ville à partir des deux cours d'eau. 
Il est bien modeste notre cousin car je sais bien qu'en plus d'être écrivain, c'est un excellent conteur !

lundi 11 août 2014

Enigmes... Disparitions... Emigrations...les traces perdues de nos ancêtres !

La lecture d'un acte, quel qu'il soit, nous fait découvrir le vécu, l'environnement, le relationnel des personnes recherchées. On y découvre, en général ce qu'on vient y chercher... des dates, des lieux et des personnes. Plus rarement, on y fait des découvertes inattendues, surprenantes voire tragiques.....
Il m'est arrivé en consultant un acte de mariage d'y trouver la reconnaissance d'un enfant jusque là illégitime, d'y découvrir en marge de l'acte que les époux ont divorcés ou encore que le père d'un des époux a disparu sans donner de nouvelles depuis des lustres. Les contrats de mariage ou les testaments sont souvent très riches d'enseignement sur "nos familles"..... enfants déshérités ou favorisés. Les actes de sépulture ou de décès peuvent aussi apporter leur lot de surprises même si parfois ils posent plus de questions qu'ils ne donnent de réponses..... décès rapprochés dans une même famille par exemple (épidémie ?), mort tragique ou inexpliquée ! 

Je me propose de partager avec vous quelques exemples extraits de nos arbres.....

Selon son acte de sépulture daté de mars 1653 et relevé à Châteaugiron (35)... "Maistre André Philippes Sieur des fontenelles fut inhumé dans l'eglise de la Magdeleine le 20e Mars 1653 aprés quil fut assassiné dans la rue du Porche par Henri Le Roux qui fut pendu à Rennes le 27e mars". J'ai cherché sans résultat jusqu'ici les Actes de justice (on dirait aujourd'hui le procès). Et pourtant un bénévole de l'Entraide d''Ille-et-Vilaine, interessé par cette affaire, a effectué plusieurs déplacements pour consulter différents types d'archives. Il n'a rien trouvé : "J'ai recherché dans la chambre criminelle, dite de la " Tournelle ", les documents possibles pour votre date, particulièrement, les interrogatoires de 1653 et si on en trouve pour août et octobre...rien pour mars, ni pour des Leroux, à cette époque. De même, avec l'aide d'un conservateur, j'ai trouvé dans des listes établies, des homonymes, mais pas ce prénom".....
A moins d'un nouvel indice (il reste à trouver !), nous ne saurons jamais pourquoi ce pauvre aïeul (bien ancien) a été assassiné ! L'une de ses petites filles Perrine Philippes (1678-1760) épousera en 1700, à Châteaugiron, Pierre Noury (1675-1720), grand-père de mon aïeul Jean-Marie Noury (1725-1806) dont bon nombre d'entre nous descendent de l'un ou l'autre de ses 17 enfants.


C'est après la naissance de leur fille Marie Cécile Caroline "Marguerite" en 1848 à Blois (41) que Pierre Louis Léonce Rabillon (neveu de mon aïeul Etienne Vital Rabillon) et son épouse Marie Zoé Caroline Lefort décident de s'embarquer pour les Etats-Unis où naîtra plus tard leur fils... Bien des années auparavant, Léonce (son prénom usuel) victime d'un accident, abandonne la fonction d'avocat pour se consacrer au dessin, à la musique et devint un artiste assez distingué. J'ai retrouvé, entre autres, sur le site de la Bibliothèque Nationale la référence d'un album dédié à l'abbaye de Pontlevoy et son collège, album illustré par Pierre Louis Léonce... Ce qui fera écrire à Henri de Sallier ".....Dans les années qui suivirent son mariage, Léonce Rabillon s'embarqua avec sa famille pour l'Amérique. Il est mort en ce pays d'outre-mer où il avait cru faire fortune mais où son art est de ceux qui n'y sont guère appréciés !"  
On y reconnaît là l'esprit de l'époque mais ce que l'oncle Henri ne savait pas, c'est que le talent de Léonce a bien été reconnu puisque deux de ses oeuvres appartiennent aujourd'hui à un Musée du Maryland, The "Peabody Art Collection". Cette découverte a été faite par mon frère, Michel Rabillon, sur Internet (cf. post publié le 05/04/2009 sous le libellé "Un oncle d'Amérique"). Léonce devint-il riche pour autant ? rien n'est moins sûr !
Pourquoi ce départ en Amérique ? Nul ne le sait.... ce que par contre, j'ai pu relever ce sont les nombreuses visites en France de la famille,  fin 19è et début 20è (cf. Base "Ellis Island").  On est d'ailleurs étonné de les voir prendre le bateau comme aujourd'hui on prend le train et pourtant ce n'était pas rien alors de traverser l'Atlantique ! Sans doute allaient-ils rendre visite à la famille Rabillon restée majoritairement dans le Vaucluse. Il semble qu'ils ne soient jamais venus à Rennes, je n'en ai pas trouvé trace. J'ai pu encore les suivre à travers  les recensements des années 1880, 1900, 1910, 1920 sur la base "Ancestry". En 1880, la famille est au complet, pas d'autre enfant. Les Rabillon résident 407, Park Avenue à Baltimore (Maryland.). Des coupures du journal "The Sun" Maryland" nous apprennent que Mesdames Rabillon donnent des cours de piano (1861) et que Mr Rabillon donne des cours d'Histoire, de littérature française (1876) ou encore de dessin. Les journaux évoquent les expositions des oeuvres de Mr Rabillon dont quelques-unes appartiennent désormais à un musée de Baltimore. Apparemment, Léonce avait fait sa place dans le Maryland et y était connu et reconnu quoique restant modeste ! Plusieurs coupures relatent encore la vie sociale de la famille souvent invitée dans des soirées de notables ou en voyage.....Léonce décède en  1886 à Cape May dans le New Jersey où il termine sa carrière à l'université. Il sera inhumé à Baltimore au St Peter the Apostle Cemetery où  son épouse le rejoindra en 1901 puis leurs enfants en 1925 et 1929 très vraisemblablement sans descendance (US GenWeb).
Restent les interrogations... Pourquoi partir si loin ? Cette immigration en terre américaine fut-elle heureuse ? Je n'en suis pas certaine... sans descendance, ils restent bien isolés des leurs restés en France !  


En 1852 Paul Duboé  quitte la France pour des raisons inconnues..... et part pour l'Amérique sans donner de ses nouvelles ! Paul est le demi-frère de Jean Paul Duboé dit Couyé (1803-1869), aïeul de quelques-uns de mes petits-enfants.
Au fil  de mes recherches, quelques traces de son histoire...Dans l'acte de mariage de sa fille Françoise en 1875, il est dit "... que son père est absent... qu'il est resté à Vieille Adour jusqu'en 1852 époque où il a quitté le pays pour se rendre en Amérique d'où il n'est jamais revenu, ni n'a donné de ses nouvelles depuis fort longtemps; de sorte que son domicile est complètement ignoré"...Quelques années plus tard en 1870, sur l'acte de décès à l'âge de 21 ans de son autre fille, on le dit à Montevidéo ! Une piste à suivre.....L'Entraide 65 à laquelle j'adhère ne tarde à m'apporter un début de réponse..... 
Place historique de Montevideo
"Le 05 juillet 1852, Duboé Paul, âgé de 30 ans, a obtenu un visa accordé par le préfet de Gironde. Il était porteur d'un passeport obtenu auprès du Préfet du lieu de Hautes Pyrénées. Il est parti à destination de Montevideo, sur le navire "Sylvie Sophie". Malheureusement pas d'information complémentaire disponible sur le navire." (Site des visas du Bordelais)
 Nous resterons sur notre faim !... malgré l'aide renouvelée du forum généalogique des Hautes-Pyrénées avec l'aide d'une correspondante de Montevideo. Aucune trace d'un Paul Duboé. Il existe des patronymes voisins ! Le mystère persiste..... Loin des siens Paul a-t-il réussi à trouver le bonheur au delà des mers ???

Le 21 septembre 1901, Camille Alphonse Boulloud quitte la France pour...conquérir le monde ! Après son bachot en 1891 et son service terminé chez les chasseurs alpins, un ami lui offre de le prendre dans sa maison de commission-exportation à Paris. Il y reste 6 ans... une série de mauvaises affaires et la maison ferme ses portes ! Après une rapide étude des connaissances et méthodes commerciales acquises, Alphonse (prénom usuel) constitue un groupe de représentation : parfums et plumes d'autruches. Sa sœur lui avance les frais du voyage et en septembre 1901, sans y connaître personne, il part pour Buenos-Aires. A son arrivée,  on lui dit : « Ah! mon jeune ami, vous arrivez de France ? et par quel bateau ? quand repart-il ? Un bon conseil, reprenez-le. Il n'y a plus rien à faire dans ce pays ! » Il resta et... rencontra la réussite ! Il eut le bonheur de connaître, un français fervent de chasse comme lui. Invité à chasser dans la Pampa, Alphonse fait la conquête de ce Béarnais, qui le reçoit
Une villa à Belgrano
chez lui à Belgrano, banlieue de Buenos-Aires. Les Guirette n'ont qu'une fille, Rosita. Elle a 16 ans... une affinité de goût pour la chasse avec son père, quelques sorties et  invitations... et séduit par Rosita, Alphonse la demande en mariage ! Il fera... des affaires en Argentine, des allers-retours en France, s'investira dans les affaires hôtelières de la famille Thibaud et ne rentrera définitivement en France qu'en 1921. Désormais, c'est un homme fortuné qui, avec sa famille, partagera sa vie entre affaires, mondanités, voyages, cures, etc..... la Belle Epoque !.....


Qu'est-il arrivé à Ernest Auguste Henri Guérin en février 1923 ? Sur son acte de décès reçu  de la mairie de Nantes, on lit que " Le premier février mil neuf cent vingt trois à quatorze heures nous avons constaté quai Jean Bart le décès paraissant remonter à quinze jours environ de Ernest Auguste Henri Guérin domicilié à Nantes, 12 rue du Marchix....." 

Que s'est-il passé quai Jean Bart ? un mystère qui le restera sans doute faute de témoins de l'époque. Ce qui fait question c'est que le corps d'Henri (son prénom usuel) ait été retrouvé à l'adresse ou a proximité du domicile d'Angèle, l'une de ses soeurs domiciliée 1, quai Jean Bart ! a-t-il été agressé et laissé pour mort dissimulé au regard des passants ? 
Angèle était la grand-mère de Colette Chouin, elle-même grand-mère de Baptiste et Emilie Violet, deux de mes petits-enfants. Henri venait-il chez sa soeur, a-t-il été agressé sur le chemin et le corps ensuite caché aux yeux des passants ? Une énigme aujourd'hui et peut-être pour toujours ! Aurai-je toutefois la chance de retrouver quelques éléments de réponse dans les archives journalistiques de l'époque ? C'est possible ! 
 
Quoiqu'il en soit, tous ces récits racontent l'histoire de l'humanité au delà de celle de "nos familles", une histoire où se mêle au quotidien bonheur et larmes.

samedi 9 août 2014

Retrouver des cousins...l'une des missions du généalogiste !

En généalogie, l'été c'est la saison des cousinades ! Mais qui dit cousinades dit cousins, et qui dit cousins dit long travail de recherche de tous les descendants vivants d'un couple donné. Sans aller jusqu'à la cousinade, retrouver des cousins bien vivants mais jamais rencontrés (ou même inconnus) est l'une des missions du généalogiste. Or la recherche de cousins contemporains n'est pas une tâche facile, soumise à deux écueils majeurs....
- Le premier est qu'il n'existe pas d'archives, au sens strict du terme, qui concerne des personnes vivantes. Sauf exception ou clef perso vous permettant de consulter des sites très fermés, les personnes vivantes ne peuvent être trouvées sur une base de données consultables librement sur le web. Elles sont masquées et pour les retrouver, il faut alors se livrer à une véritable enquête.
- En second, des personnes n'ont peut-être pas envie d'être retrouvées, pas la moindre attirance pour votre quête familiale sans parler parfois d'une certaine méfiance !.. Alors, il faudra montrer tact, gentillesse et prudence si on souhaite vraiment établir un contact et l'entretenir..... Et quand on arrive à franchir ces obstacles, c'est du bonheur !...  Certes votre généalogie s'étoffe, vous pourrez peut-être corriger des erreurs mais plus encore le lien créé vous donnera des joies immenses. Vous pourrez profiter de la richesse des échanges, du plaisir de nouer une relation avec de nouveaux membres de votre famille. L'analyse est bonne ! Elle n'est pas de moi mais après une vingtaine d'années de pratique, je confirme... rechercher des cousins vous apporte beaucoup de bonheur mais aussi quelques déceptions ! Jugez-en .....

Bonheur..... de retrouver plusieurs cousins issus de germains dans ma branche maternelle, celle des Thorel. Certes, je savais leur existence mais je n'avais jamais eu de lien avec eux. Le premier "retrouvé" Jean Thorel le fut au terme d'une véritable enquête à partir de quelques indices glanés dans la correspondance familiale (cf. blog du 09/12/2008 sous le libelle "une famille qui va se développer"). Une rencontre eut lieu en 2006 lorsque Jean et son épouse Brigitte sont venus dans le Morbihan... A son tour, il me permit de rejoindre sa cousine germaine Janine Thorel. Retrouvés encore deux autres cousins issus de germains de cette même branche : Jean-Claude et Bertrand Thorel. Cette fois, les choses seront plus simples et se feront grâce à la médiation d'Odile Thorel, fille du plus jeune des frères de mon grand-père. Contacts, échanges... une rencontre est prévu avec eux chez Bertrand dans le Périgord. Elle n'a pu avoir lieu en 2011 mais nous espérons toujours nous  retrouver ! Nous descendons tous de Camille Thorel (1841-1925)..... 

Bonheur... encore cette fois sur la branche Boulloud. J'ai souvent évoqué l'aide que m'a apporté Géraldine Thibaud sur l'ascendance de cette famille. J'ai pu entrer en contact, avec elle, grâce à Pierre Ferrand, fils d'un cousin de Jean-Pierre. Il avait, au cours de sa vie professionnelle, rencontré Cyrille Thibaud et ils s'étaient aperçus qu'ils avaient tous deux des attaches à Vaulnaveys, commune de l'Isère et fief des Boulloud. Pierre lui avait parlé de mon travail et Cyrille lui avait confié que sa soeur Géraldine s'intéressait, elle-même à l'histoire familiale.
Mon relevé du cimetière de Vaulnaveys, avait mis en lumière de nombreux liens avec des Thibaud  ! Mais qui étaient donc ces Thibaud et quel lien avec les Boulloud ? C'est là qu'est entrée en scène Géraldine...avec les éléments que nous avions, nous avons pu mettre en évidence le maillon manquant ! Jean-Pierre et Géraldine descendent de Pierre Antoine Boulloud (1803-1866)...... C'est à la génération suivante que commence la "saga des Thibaud" propriétaires d'hôtels prestigieux à Grenoble et Uriage, une ville thermale alors très en vogue ! (Histoire de L'Hôtel de l'Europe à Uriage... post sous le libellé "de Vaulnaveys en Argentine et retour... publié le 22/09/2008)

L'une des cousines Massat ?
Mais aussi quelques échecs.... Maman évoquait parfois des cousines avec lesquelles elle correspondait de temps à autre : Marie-Louise, Alice et Yvonne Massat. J'avais peu de choses les concernant si ce n'est quelques lettres conservées mais j'avais retenu qu'il s'agissait de la branche protestante de la famille maternelle de Maman.  Je pus retrouver leur trace à Paris et Boulogne. Dans une lettre, Yvonne Massat écrivait "Jean a pris la paroisse de Montmartre". J'ai mis plusieurs années à me décider à frapper à la porte de l'église protestante du lieu. Et c'est seulement en 2010 que prenant enfin contact, le pasteur me répondit : "Vous avez de la chance, je connais des descendants du pasteur Edmond Joussellin... "J'ai pensé que la boucle était bouclée...j'ai contacté Bruneau Joussellin, petit-fils de Berthe Massat, pasteur à Strasbourg. Il devait me mettre en relation avec un membre de sa famille en mesure de m'apporter les rameaux manquants ou incomplets de cet arbre familial. .... J'attends toujours ! Dommage...
A droite Marguerite (en 1917)
A peu près le même scénario avec le fils de Marguerite de Caqueray, une cousine de mon père qui épouse en 1943 Henri Hulot de Collard. J'ai gardé le souvenir de cette tante et de son fils Jean Michel alors tout petit. Facebook m'a mis en contact avec Béranger, l'un des fils de Jean-Michel qui m'a confié les coordonnées de son père à qui j'ai aussitôt envoyé un message pour me présenter et lui expliquer les raisons de ma démarche. La réponse fut brève : "pour la famille, nous verrons plus tard...". On ne pouvait être plus clair !...

 On ne gagne pas tous les jours en généalogie comme ailleurs ! J'oublie les rendez-vous manqués pour ne retenir que les liens renoués.....je pourrai citer le lien retrouvé avec Jean-Claude Pellerin descendant comme Jean-Pierre de Jean Bolloud de Murianne (1647-1721), avocat à Grenoble. Jean-Claude prit contact avec moi en 2004. le hasard a voulu qu'il rencontre à la mairie de Vaulanveys (Isère) un ami, bénévole de l'Entraide généalogique et qui faisait des recherches sur les Boulloud à ma demande. Cet ami lui confia mes coordonnées.....
...ou encore les retrouvailles avec Ghislaine Mougeot, née de Chappotin. Je l'avais connue bien petite à Rennes où elle avait été confiée à sa grand-mère durant quelques mois. Lien renoué par l'entremise d'une autre cousine Michèle Rey du Boissieu, née Drouïn. Toutes trois descendons de Jean-Marie Noury (1725-1806), notaire à Châteaugiron (35)
Les forums généalogiques permettent aussi de renouer des liens avec des cousins. C'est ce qui s'est passé à plusieurs reprises en Hautes-Pyrénées sur l'ascendance de quelques-uns de nos petits-enfants. Rencontre avec Jacques Cipriano dont l'épouse cousine avec les Dulac de Montgaillard et surprise... lui-même cousine avec la famille Boulloud en Isère.

Contacter ses cousins, qu'ils soient génalogistes ou pas, est donc primordial. ce n'est pas forcément simple selon les branches mais le jeu en vaut la chandelle.

dimanche 3 août 2014

4 Août 1944...Libération de Rennes ! Témoignage....


Je présume que le 6 juin 2014, beaucoup d'entre vous ont suivi les commémorations du D-Day 1944 avec beaucoup d'attention, à défaut d'émotion pour les plus jeunes !
J'ai été particulièrement frappée, cette année, par le souhait évident de redonner aux populations civiles leur place dans ces journées. Elles étaient sur le devant de la scène aux cotés des "marines", des résistants et beaucoup y ont perdu la vie sous les bombes ou la mitraille ! On les avait un peu oubliés.....
Le débarquement n'est que le premier acte de libération de la France ! Il fallait finir le travail...Je peux en témoigner à travers les souvenirs d'une petite fille de 7 ans que j'étais alors......
A partir du mois de mai 44 jusqu’à la Libération, les bombardements seront quotidiens en Bretagne, souvent meurtriers ! Le temps s’accélère...le 31 juillet après avoir libéré Coutances et Avranches, le Général Patton donne l’ordre de foncer sur Rennes. Le premier août, on apprend que les troupes américaines sont aux portes de la ville. Aprés une avancée rapide sans rencontrer grande résistance, les américains sont soudain confrontés à une riposte allemande sévère devant la ferme de la Chesnaye au lieu dit Maison-Blanche,lieu-dit sur la route d’Antrain, à quelques kilomètres de Rennes.
 

Les combats sont violents.....On ne le sait pas encore mais les allemands y résisteront deux jours... avant de se replier sur Rennes.  

Lorsque se firent entendre les premiers coups de canon, nous sommes chez notre tante Anne de Sallier Dupin, rue de Fougères. Désireux de regagner leur domicile, mes parents sortent. Des passants leur disent que les Américains arrivent et qu'on se bat toujours à "Maison Blanche". Hésitation !...mais nos parents préfèrent regagner la rue de la Monnaie. Nous partons !... Les rues sont désertes, le calme inquiétant, seules quelques voitures bourrées de soldats allemands armés jusqu’au menton... physionomies glacées ! Je ressens cette menace, le danger est là, une fusillade peut éclater à tout moment et la famille prise pour cible par ces hommes en fuite. C’est perceptible même pour une enfant de sept ans. Je marche vite, vite...jeannette, notre jeune bonne, court devant avec mon petit frère. Arrivés à hauteur de l’église Notre-Dame, quelqu'un sortant d'un immeuble nous représente le danger d'une telle promenade, les soldats allemands armés dans les rues et d'autres dans les caves des immeubles ! Juste à cet instant, un avion se fit entendre et nous survolant en rase motte lâche un engin... des cris...abritez-vous !... Nous prenant par la main, nos parents s'engouffrent dans le premier immeuble venu, Jeannette et Michel dans l'immeuble voisin. Je pleure... pleure craignant pour mon petit frère... L'engin, une plaque incendiaire tombe dans un jardin faisant peu de dégâts. On doit repartir... il le faut... nous ne sommes pas arrivés et l’immeuble n’est pas sûr... On nous répète que les caves sont pleines d’allemands. Est-ce vrai ?...  La famille reprend le chemin de la maison et, enfin, nous voici rue de la Monnaie.  Après avoir pris dans l'appartement le nécessaire pour dormir (matelas et couvertures) et nous alimenter (biscuits vitaminés), nous descendons tous à la cave. C'était une grande cave où la famille y rejoint les occupants de l’immeuble. Nous y resterons  trois jours et trois nuits. Nuits passées dans la cave, couchant, nous les enfants sur un matelas, les adultes sur des chaises veillant et tous éclairés par les "rats de cave" (bougie enroulée tel un ressort et que l'on suspendait où l'on pouvait). Comment nos parents ont-ils pu tenir si longtemps ? Je suppose qu’il existe des grâces d’état ! Un tunnel relie notre cave à l'une de l'immeuble voisin. Nous oublions la peur et nous jouons aux sauvages  une échelle mène à un soupirail, autre issue possible en cas de danger. Jeu encore que de monter à l’échelle pourtant interdite !

C'était un Pont sur la Vilaine
Pendant ce temps, et durant trois jours et trois nuits, les américains bombardent la ville en dépit des informations de la Résistance leur annonçant le départ des Allemands. Alors, les explosions se succèdent et pour finir les allemands font sauter les ponts avant de fuir la ville. C'est vers 5h30 dans la nuit du 3 au 4 août que l'immeuble est ébranlé par une forte déflagration, le premier pont saute ! les explosions se succèdent... Quelques heures plus tard, les allemands en fuite, les Rennais découvrent les quais de la Vilaine dévastés. Notre immeuble est proche de la Vilaine, l'appartement subira quelques petits dégâts mais rien au regard des immeubles situés sur les quais. Et ce matin du 4 août 44 ce fut enfin la joie...                      Rennes est libérée !

 Rennes est libérée !

Arrivée des libérateurs !
A 10 heures, les premiers chars arrivent sur la Place de la Mairie...commence alors une époque dont je me souviens comme d’un rêve éveillé : des hommes sortis de nulle part et qui nous prenaient dans leurs bras, nous gavaient de chewing-gum ou de chocolats. Oh ! ces chocolats, leur goût très particulier jamais retrouvé !
Si les plus petits sont gâtés, les plus âgés fraternisent avec nos libérateurs...les jeunes filles en particulier.....
Fraternisation

Parents, oncles et tantes profitent aussi de cette manne « made in U.S.A ». On se rend en famille près des lieux de casernement des troupes américaines. Le trafic s’installe à travers le grillage du campement. Un trafic sans doute officiellement interdit mais admis par une hiérarchie qui ferme les yeux. On apporte des œufs, du beurre, des pommes de terre et l’on repart avec des boîtes de « corned-beef », des boîtes de conserve, du chocolat, enfin toutes sortes de denrées dont les Français ont perdu le goût même si les produits américains ne sont pas exactement à l’image de la gastronomie française. Mac Donald n’a pas encore traversé l’Atlantique ! Les soldats noirs m'impressionnent...je n’avait vu de noirs que sur les boîte de « Banania » ou dans des livres d’histoires pour enfants et encore !   Bref, la vie avait changé de couleur ! moins sombre même si, petite fille, je n’en garde pas un souvenir tragique. D’autres enfants n’ont pas eu cette chance, perdant leur maison ou bien pire, leurs parents... Notre famille a été épargnée. Il restait à connaître le sort de ceux qui avaient été prisonniers. Les reverrait-on ? Une question que je ne me posais pas encore. Je ne connaissais pas ces oncles et puis que voulait dire captivité ? C’était le vocabulaire des grandes personnes qui, elles, même sans dégâts majeurs avaient bien souffert durant quatre années : la peur, la faim, l’ignorance du lendemain ! Mais comment aurais-je pu comprendre ce qu’avait pu être ces quatre années pour mes parents ?...des années terribles où la peur côtoyait au quotidien la faim et l’inconfort....
Pour le moment, la seule chose qui comptait c’est de reprendre le cours d’une vie normale en usant au mieux de système D pour trouver ce qui était encore introuvable d’où ces petits échanges avec les Américains. Comment Charles Wilson ou après lui Clarence sont-ils entrés dans la famille ? Je ne le sais pas. Ils furent souvent reçus rue de la Monnaie et après leur départ de Rennes vers l’Est, Maman continua de correspondre avec eux comme en témoigne plusieurs lettres retrouvées lors du cinquantième anniversaire du débarquement.
Les photos sont là où l’on nous voit avec Charles...ma soeur Mady, mon petit frère Michel et moi-même.  Chacune de leur visite était une fête pour nous : bonbons et chewing-gum assurés et c’était tellement inattendu, tellement bon... que sont devenus nos amis américains ?
Que disait Charles dans ses lettres ? J'en extrais quelques passages.....Il remercie ses amis français de leur lettre et annonce son transfert dans une autre division. Il est dans un village de tentes qu'il situe près de Reims. Prochainement, leur camp devrait se tenir près du Havre. Il espère qu'il y aura une liaison ferroviaire possible pour aller à Rennes tant il a apprécié notre amitié. C'est la dernière missive que j'ai de lui..... 
Dans le meilleur des cas, il est rentré et n'a pu revenir en Europe mais dans le plus mauvais !..... Lors des célébrations et manifestations organisées pour le cinquantenaire, J'ai essayé alors, sans succès, de retrouver leur trace ! Mais je garde à jamais le souvenir de ces jeunes américains venus nous apporter la Liberté. Je me souviens d'un soldat, doux et gentil, arrivant toujours les poches pleines de chocolat, d'oranges et de chewing-gum...... sorte de magicien pour la petite fille de 7 ans qui, jusque-là ne connaissait ni le goût d'un bonbon, ni celui d'une orange. Nostalgie ! une nostalgie que je ne traîne toutefois dans mon souvenir que depuis le cinquantenaire (1994). Pourquoi ? parce qu'alors, toute une page de mon enfance s'est révélée à moi, une page un peu effacée par les années qui ont suivi plus occupées et plus émues par la guerre d'Indochine et surtout la guerre d'Algérie durant laquelle j'ai vu tomber plusieurs de mes copains et amis chers.

dimanche 27 juillet 2014

Dominique Ollivier... une passion !


Avec bien du retard... je relaie un message de notre cousine Cécile Bienvenu reçu courant juillet 2013 ! Non , je ne fais pas erreur... Elle évoquait alors la photo de couverture d'un des ouvrages de notre cousin Dominique Ollivier et me révélait l'existence d'une cravache à pommeau d'or ayant appartenu à l'un de nos aïeuls, le colonel Benoît Joseph Decq. Nous descendons tous les trois de l'union de Benoît Joseph Decq (1825-1912) et de Marie Caroline Alphonsine de Caqueray (1845-1929), nos arrières grands-parents. Si l'on s'intéresse à la pyramide des âges, Dominique se situe exactement entre Cécile et moi. Amusant, ces décalages pour une même génération..... 
J'ai bien connu Dominique enfant, onze années plus jeune que moi. Plus tard, c'est lors de visites à Rennes que Tante Geneviève, née Decq, sa mère me confiait la passion de son aîné pour les chevaux !
Internet m'en a appris davantage.....Écrivain, écuyer et chercheur, Dominique fait des études d'ingénieur en Automatisme au Conservatoire National des Arts et Métiers. Il se consacre à la robotique et introduit la cybernétique en équitation. Il est titulaire d'un Master Recherche en Histoire des Techniques. Il oeuvre depuis plusieurs années au développement de la culture liée à l'École française afin de porter notre patrimoine culturel équestre à la connaissance de tous. À travers ses publications, il livre les informations susceptibles de renseigner sur l'École française afin d'aider à faire revivre cette équitation rationnelle et artistique qui a brillé sur l'Europe entière grâce à sa légèreté, une équitation qui nous a donné tant de grands écuyers. Pour lui, l'équitation est un Art avant d'être un sport. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur ce thème.                      
Evoquant livres et cravache, Cécile souhaitait aussi me rappeler 
La cravache de Benoît Decq (+1912)
et a fortiori à tous les descendants de Benoît Decq qu' avant d'être dans l'artillerie, il était instructeur de cavalerie à Saumur. Est-ce donc notre arrière grand-père qui aurait inspiré à notre cousin sa passion pour les chevaux et l'équitation "à la française" ? Il était, en tous cas, fort respecté dans cette confrérie et le général Lambert publiant ses "Souvenirs de 1870 de Rennes à Sedan" dans le "Correspondant" du 10  septembre 1907, disait de Benoît Joseph Decq....."J'avais acquis la confiance du terrible Capitaine Decq qui était, au demeurant, le meilleur homme du monde, très consciencieux et excellent instructeur." Voilà pour l'anecdote.....

Qu'est devenue la fameuse cravache à pommeau d'or ciselé ? Elle appartient aujourd'hui à notre cousin l'ayant hérité de sa mère. Il est bien juste que cette cravache lui ait été transmise... Dominique en est digne ! A-t-elle une histoire ? Je l'ignore encore mais Cécile pourra sans doute nous éclairer dans un prochain message... à suivre ! Elle m'en a envoyé la photo dans un message récent l'ayant retrouvé parmi ses archives familiales. Merci cousine..... et à bientôt !


Quelques livres de notre cousin.....

mardi 15 juillet 2014

Quelques nouvelles... du 10 au 13 juillet

Nous rejoignons nos aventuriers .....


Mardi 8 juillet, direction  Portsmouth et visite du bateau appelé le HMS Victory. Il appartenait à l'amiral Lord Nelson et a joué un rôle important dans plusieurs batailles notamment celle de Trafalgar. Dans l'après-midi, chacun a regagné sa classe avec quelques changements à l'intérieur des groupes. Plusieurs ont changé de professeurs d'anglais. Dans la soirée... Egg dropp ????? Il s'agissait de construire un parachute et une protection pour un oeuf, à partir de matériels de récupération. Une vente aux enchères permettait d'acheter le matériel nécessaire. L'oeuf était ensuite jeté du haut d\'un immeuble. Le but était que l'oeuf atterrisse intact. De nombreuses équipes ont su faire preuve d'imagination et ont relevé le défi avec réussite! 



Jeudi 10 juillet : visite de la cathédrale de Winchester suivi d'un temps libre pour faire du shopping. Cette excursion représentait leur ultime opportunité pour faire des achats avant le retour en France qui approche à grand pas. Cours dans l'après-midi..... le soir, plusieurs activités sont proposées notamment un "blind date" auquel vont participer certains jeunes du groupe.
Voilà... on pense déjà à faire ses valises !
 
Baptiste et Clément sont rentrés et ont aussitôt pris la route de l'Ouest avec Michel et Céline pour nous rejoindre. Ils y ont trouvé le soleil mais il faudra encore attendre un ou deux jours pour une authentique chaleur estivale ! Le fond de l'air est encore un peu frais surtout en soirée. Par contre, l'océan a retrouvé sa douceur.  A bientôt !