Que
signifie sur certains actes de mariage la mention "mariés en
face d'église" ?
Le Concile de Trente (1563), confirme pour l’Europe Catholique, le principe du consentement des époux.... au grand scandale des parents ayant un héritage à léguer et voulant choisir leurs gendres et brus.
Le rite du "mariage en face de l'église" a donc été pratiqué durant de nombreux siècles. Son origine est inconnue. Il semble que le but de ce rite était de donner plus de publicité et de révéler d'éventuels empêchements pour proche parenté, par exemple cousins germains ou affinité tel que parrain et filleule..... Le curé, revêtu de l'aube, de l'étole et de la manipule, accompagné de son clerc se rend à la porte de l'église devant laquelle les futurs époux, accompagnés de leurs parents, attendent avec les invités… Il leur demande s'il n'y a pas de lien de parenté (jusqu'au 14edegré suivant la computation romaine). Les fiancés ayant répondu à l'enquête ils joignent leurs mains et le père de la fille déclare Je te donne et remets ma fille comme épouse. On lit la charte d'épousailles. Le garçon offre à sa fiancée treize pièces de monnaie et tend la bague d'alliance qu'il pose sur la charte. Le prêtre bénit charte et anneau… La fiancée tend sa main droite et le fiancé engage d'abord l'anneau au pouce Au nom du Père, puis à l'index du fils et enfin au médius et du Saint-Esprit, le tout sous la dictée du prêtre. La mariée se prosterne aux pieds de son époux. Alors se fait l'entrée dans l'église. Les mariés, à qui on a remis un cierge allumé, entrent dans le chœur. Le prêtre revêt sa chasuble et dit la messe. À la fin de celle-ci on tend un drap au-dessus des fiancés et le prêtre lit une bénédiction adressée à la femme. Les époux vont communier. Le clerc présente du pain et du vin que le prêtre bénit. Le soir le prêtre retrouve les époux et il procède à la bénédiction de la chambre et du lit nuptial.
Et en France, depuis l’Edit de Blois (1576), et parallèlement à l’opposition des Protestants, un mariage catholique, pour être valide, doit être célébré « en face de notre Sainte mère l’église », béni par un prêtre, accompagné du consentement des parents. Cette coutume "dans l'écriture de l'acte" n’a été définitivement adoptée et transmise qu’à partir de 1615, sans jamais été avoir été officiellement entérinée par l’Eglise catholique de France.
Cette fois, il m'est arrivé à plusieurs reprises de relever cette expression dans l'acte de mariage mais sa signification a bien changé au cours des âges.....
Depuis 1183, l’église catholique reconnaît comme base du
sacrement de mariage le seul
consentement des époux pour valider un mariage légitime.Le Concile de Trente (1563), confirme pour l’Europe Catholique, le principe du consentement des époux.... au grand scandale des parents ayant un héritage à léguer et voulant choisir leurs gendres et brus.
Le rite du "mariage en face de l'église" a donc été pratiqué durant de nombreux siècles. Son origine est inconnue. Il semble que le but de ce rite était de donner plus de publicité et de révéler d'éventuels empêchements pour proche parenté, par exemple cousins germains ou affinité tel que parrain et filleule..... Le curé, revêtu de l'aube, de l'étole et de la manipule, accompagné de son clerc se rend à la porte de l'église devant laquelle les futurs époux, accompagnés de leurs parents, attendent avec les invités… Il leur demande s'il n'y a pas de lien de parenté (jusqu'au 14edegré suivant la computation romaine). Les fiancés ayant répondu à l'enquête ils joignent leurs mains et le père de la fille déclare Je te donne et remets ma fille comme épouse. On lit la charte d'épousailles. Le garçon offre à sa fiancée treize pièces de monnaie et tend la bague d'alliance qu'il pose sur la charte. Le prêtre bénit charte et anneau… La fiancée tend sa main droite et le fiancé engage d'abord l'anneau au pouce Au nom du Père, puis à l'index du fils et enfin au médius et du Saint-Esprit, le tout sous la dictée du prêtre. La mariée se prosterne aux pieds de son époux. Alors se fait l'entrée dans l'église. Les mariés, à qui on a remis un cierge allumé, entrent dans le chœur. Le prêtre revêt sa chasuble et dit la messe. À la fin de celle-ci on tend un drap au-dessus des fiancés et le prêtre lit une bénédiction adressée à la femme. Les époux vont communier. Le clerc présente du pain et du vin que le prêtre bénit. Le soir le prêtre retrouve les époux et il procède à la bénédiction de la chambre et du lit nuptial.
Et en France, depuis l’Edit de Blois (1576), et parallèlement à l’opposition des Protestants, un mariage catholique, pour être valide, doit être célébré « en face de notre Sainte mère l’église », béni par un prêtre, accompagné du consentement des parents. Cette coutume "dans l'écriture de l'acte" n’a été définitivement adoptée et transmise qu’à partir de 1615, sans jamais été avoir été officiellement entérinée par l’Eglise catholique de France.
C’est pourquoi
depuis lors pratiquement toutes les bénédictions de mariage
contiennent la formule « mariés en face de notre Mère Sainte
Eglise » ou encore « et moi, prêtre soussigné, leur ai
donné la bénédiction… » ou encore : « telle
date, j’ai reçu la célébration du mariage, en face de la sainte
Eglise Catholique de Un tel et Une telle… ».
Mais en réalité, à partir du 16è siècle le mariage a bien été célébré à l’intérieur et non pas devant
l’église.....la mention « devant l’Eglise »
évoque alors l’institution de l’Eglise catholique et non pas le
bâtiment de l’église paroissiale, signifiant ainsi que le mariage
s’est déroulé en présence d’un prêtre et en respectant les
rites canoniques progressivement mis en place par l’Eglise
catholique.
Nb: un billet "Mendiant"a déjà été édité sur le thème "Les perles des archives" le 10/07/2015.
Nb: un billet "Mendiant"a déjà été édité sur le thème "Les perles des archives" le 10/07/2015.

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