dimanche 5 avril 2009

Un oncle d'Amérique..... Pierre Louis Léonce Rabillon

Il y a bien longtemps qu'il attend son tour mais.....il y a tant à dire que je ne sais par où commencer. En tous cas j'espère faire plaisir à Michel, mon frère qui, à plusieurs reprises, m'a demandé de raconter son histoire. Pierre Louis Léonce était familérement appelé "Léonce" et c'est ainsi que nous le désignerons.

Léonce était un cousin issu de germain de notre arrière-grand-père, Ernest Rabillon. En 1848, il habitait Blois et y exerçait, semble-t-il, encore la profession d'avocat ! Coté loisirs, il dessinait, faisait de la musique et avait un joli talent de statuaire. Il y reçut la visite de son cousin, substitut à St Calais, qui le trouva en train de faire une statuette , fort ressemblante, de son épouse. Il venait d'achever celle d'un ancien préfet de Blois et la revue "La Mosaïque de l'Ouest" le mentionnait comme l'auteur de la statuette de Papin. Aussi aimé et estimé de tous que l'était son père, Léonce était un type achevé de distinction. Il épousa en 1847 une parisienne Marie Zoé Caroline Lefort, fille d'un médecin et petite fille d'un conseiller à la cour de Bourges. De ce mariage naquit à Blois en 1848 une fille.
Il semble alors que c'est après la naissance de Marguerite que Léonce décide de s'embarquer pour les Etats-Unis où naquit ensuite un fils Léonce..... Ce qui fera écrire à Henri de Sallier Dupin "Dans les années qui suivirent son mariage, Léonce Rabillon s'embarqua avec sa famille pour l'Amérique. Il est mort en ce pays d'outre-mer où il avait cru faire fortune mais où son art est de ceux qui n'y sont guère appréciés !!!"
Ce que l'oncle Henri ne savait pas, c'est que le talent de Léonce y a bien été reconnu puisque au moins deux de ses oeuvres appartiennent à un Musée du Maryland, The "Peabody Art Collection". Cette découverte a été faite par mon frère, Michel Rabillon. Il s'agit de deux sculptures, la première de John Pendleton Kennedy (1795-1870) Second Président de l'Institut Peabody, en marbre, la seconde de George Peabody (1795-1869) en bronze. Léonce devint-il riche pour autant ? rien n'est moin sûr.
Pourquoi ce départ en Amérique ? nul ne le sait. Ce que, par contre, j'ai pu relever ce sont les nombreuses visites en France de la famille puis des enfants, seuls, fin 19è et début 20è (Base "Ellis Island"). C'est ainsi que l'on apprend qu'en 1908 Léonce fils et sa soeur ont embarqué pour le Havre afin de passer l'été en Europe. On est d'ailleurs étonné de les voir prendre le bateau comme aujourd'hui on prend le train et pourtant ce n'était pas rien alors de traverser l'Atlantique ! Sans doute allaient-ils rendre visite à la famille Rabillon restée majoritairement dans leurs fiefs du Vaucluse (Piolenc, Avignon, Orange). Il semble qu'ils ne soient jamais venus à Rennes, je n'en ai pas trouvé trace.
J'ai pu suivre la famille à tavers les recensements des annéees 1880, 1900, 1910, 1920..... (Base "Ancestry"). En 1880, par exemple, Léonce et les siens habitent au 407, Park Avenue à Baltimore (Maryland.). On y trouve Léonce, 65 ans, "blanc", né en France, professeur. Caroline, 52 ans, née en France, maîtresse de maison. Ils ont une femme de ménage "noire" Mary Caroll, née dans le Maryland, 30 ans et célibataire et deux enfants, Marguerite, 30 ans, née en France, sans profession et Léonce, 22 ans, né dans le Maryland, assureur, tous deux célibataires.
En 1900, Léonce n'est plus, il est décédé en 1886 dans le New Jersey. Son épouse, en 1900, est toujours recensée à Baltimore mais cette fois à Baltimore City (Independant City). Après le décés de son époux, Caroline est sans doute revenue à Baltimore chez ses enfants qui s'étaient alors installés en ville lorsque leurs parents étaient partis tous deux à Cape May (New Jersey). Sur le recensement de 1910, Caroline n'est plus mentionnée. Elle est effectivement décédée en avril 1901 (Sources : US GenWeb)
Si Léonce est décédé dans le New-Jersey, il a été inhumé à Baltimore au "St Peter the Apostle Cemetery" où son épouse le rejoindra en 1901 puis leurs enfants en 1925 et 1929 très vraisemblablement sans descendance.

Les journaux du Maryland nous permettent aussi de suivre les Rabillon, "The Sun" du Maryland par exemple... on y l'annonce des cours donnés par Léonce, cours d'Histoire, de Langue ou de Littérature française mais aussi d'italien..... cours de dessin ou bien encore des soirées où il lira des extraits d'oeuvres classiques en Français..... Expositions ou manifestations culturelles auxquelles il est convié ..... une exposition où il présente des oeuvres dont deux miniatures... une annonce concernant un établissement reçevant des internes dans lequel "The French department will be under the control of Monsieur Rabillon" .
On y apprend encore que Madame et sa fille donne des leçons de piano...plusieurs coupures relatent encore la vie sociale de la famille souvent invitée dans des soirées de notables ou en voyage aux environs. Apparemment, Léonce avait fait sa place dans le Maryland et y était connu quoique restant modeste. Il finira sa carrière à l'université John Hopkins dans le New-Jersey.

Dans l'Encyclopédie "Gallica", on peut lire :
"Léonce Rabillon, "Lecturer on French Litterature" à l'Université Johns Hopkins est décédé à Cape May, New Jersey 11 août 1886 dans sa soixante treizième année. Professeur Rabillon vint à Baltimore il y a de cela plusieurs années et avant l'ouverture de cette université (1876) travailla en donnant des leçons de français. Il était en relation de temps à autre avec plusieurs écoles de la ville dans la même discipline. Bachelier ès Lettres (France 1732) et Licencié en Droit (France 1836), il publia en 1856 "Le Livre des Merveilles, Contes pour les enfants, tirés de la mythologie par Nathaniel Hawthorne (Paris Librairie Hachette et Cie); de cette oeuvre fut tirée une deuxième édition en 1865. Et en 1885 suivit le principal ouvrage littéraire de sa vie, une traduction en Anglais de la "Chanson de Roland". A coté de ses productions littéraires, Professeur Rabillon était un artiste d'un grand talent (sculpture)."

On doit y ajouter un ouvrage, sur l'abbaye de Pontlevoy et son collège, illustré par notre cousin. On m'avait signalé que cet ouvrage était réédité, je n'ai jamais pu le trouver.
(pour une meilleure visualisation, cliquez sur les photos)

Qui est donc Pierre Dulac ?

Après des années de recherche, je ne suis pas encore arrivée à percer le secret de Pierre que l'on trouve, au gré des archives, étudiant en théologie puis peut-être se destinant à la prêtrise à la veille de la Révolution et.... un peu plus tard, marié, père de famille et militaire. Un vrai casse-tête qui occupe, avec moi, quatre ou cinq personnes sur le forum des Hautes-Pyrénnées !


De fortes présomptions laissent à penser que le Pierre qui a épousé en 1790 Marie Jeanne Fourcade est celui qui, en 1781, dans le testament de son père est dit étudiant. A-t-il été jusqu'à la prêtrise ? rien ne le dit. Ce qui est certain c'est que ce n'est pas lui et pas davantage Guillaume, l'aîné de la fratrie que le père Jean Dulac Péhau désigne comme son héritier. L'héritier sera le troisème fils, Dominique, ancêtre direct de Gautier, Clément et Margaux. Pourquoi ce choix ? Les testaments nous renseignent.....

Pierre "étudiant" semble avoir, sinon la vocation pour la prêtrise du moins des dispositions pour les études..... Guillaume, l'aîné approche de 20 ans en 1781, peut-on soupçonner autre chose qu'une décision arbitraire de son père ? On note que ce dernier prend des dispositions particulières pour ce fils. Dédommagement ou sollicitude particulière ? Or en 1785 quand la mère, Thérèse Noguès, teste à son tour, Guillaume n'est plus ! On doit en déduire qu'il devait être malade ou en tous cas dans l'impossibilité d'assumer une succession et son père le savait. Quant à Pierre si il se destinait à la prêtrise, on conçoit qu'il ait pu être aussi écarté à ce moment-là.

Ensuite, c'est le flou..... la révolution est proche. Pierre avait-il vraiment l'intention de devenir prêtre ? ou bien était-ce seulement le voeu de ses parents voyant qu'il en avait les moyens ou bien encore peut-on penser que cette époque troublée a changé la donne le dirigeant vers l'Armée au service de la République ? Pierre Dulac aurait épousé en 1790 Marie Jeanne Fourcade dont il eut un fils et il est dit capitaine au 4ème bataillon des Hautes-Pyrénées, Cie n°5 en 1794. Faits avéré par plusieurs documents (vente d'une maison, quittance...) mais chose étonnante lorsqu'on interroge l'armée...... personne ne le connaît !!! Et pourtant il est écrit qu'il est décédé à Lodi en Italie en 1798.
Or il ya bien eu une bataille à Lodi. La bataille du pont de Lodi oppose, le 10 mai 1796, l’armée d'Italie du général Bonaparte aux armées coalisées commandées par le général Sebottendorf, pour la prise du pont de Lodi sur l’Adda. Elle conclut de manière victorieuse la deuxième partie de la campagne d’Italie. Il aurait donc été bléssé à Lodi et ne serait pas rentré en France, son état ne le lui permettant pas.
Tous les indices vont dans le même sens mais indice ne veut pas dire preuve. L'enquête continue avec l'aide de bénévoles sur le terrain.

samedi 28 mars 2009

C'était un 21 mars.....

Hé ! oui..... Jean-Pierre est arrivé sur terre un 21 mars, le jour du printemps ! et c'est lui que nous avons fêté en famille dimanche dernier. En voici quelques illustrations.....
Il ne faisait pas "encore" bien chaud !






Après champagne et cadeaux, tous réunis à table autour de la vedette du jour













Ensuite un peu de ping-pong.... un peu de soleil !.....

.....et puis l'on se quitte ! mais à très bientôt à Saint-Gildas.....

Un petit nouveau..... Manuel Enki

Jean-Claude Boulloud et Klasien, née Feddema
grands-parents une fois encore comblés !
nous font part de la naissance de
Manuel Enki
le 25 Mars à Paris
chez Erwan et Fer, née Salazar
Manuel Enki est leur troisième enfant...... ce petit bonhomme vient rejoindre Zoé Luna (2002) et Felipe (2005) et sa très petite cousine Léonie dont nous avons annoncé la naissance dernièrement sans oublier le cousin Basile ! Il est encore l'arrière petit-fils de Georges Boulloud (1921-2007) et de Claude, née Lafeuillade. Georges était le frère aîné de Jean-Pierre.

Bienvenue à ce petit garçon
Mille bisous à Zoé et à Felipe
Nos affectueuses félicitations aux heureux parents.

Il était une fois.....notre terre !

Les enfants adorent les histoires...Elles commencent évidemment par "Il était une fois....."
Et cette fois, c'est de notre patrimoine dont il s'agit, un patrimoine bien menacé par l'imprudence et l'ingérence des hommes, la nôtre ! Nous pouvons réagir de bien des façons et beaucoup d'entre nous acquis "au développement durable" le font déjà au quotidien. Je vous propose une manière ludique d'en parler avec vos enfants ou vos petits-enfants.....
Le jeu de société « Il était une fois notre Terre » permet aux enfants de découvrir tous les enjeux du développement durable. 2200 questions et réponses qui abordent les thèmes de l’eau, de l’énergie, du recyclage, du réchauffement climatique, de la biodiversité..... Les questions sont classées en quatre niveaux de difficulté. Cela permet aux enfants dès 6 ans d'y jouer avec leurs aînés, leurs parents, les amis, les grands-parents, etc. C’est aussi un jeu coopératif où tous les joueurs vont tenter de gagner ensemble.

Et çà marche !...
Nous l'avons testé aux dernières vacances de février.
Tous, Gautier, Baptiste, Clément, Margaux et Emilie ont aimé
et nous y avons joué à plusieurs reprises.
Essayez-le aux prochaines vacances et.....
en plus, vous apprendrez bien des choses !

Les Thorel et Henri II d'Orléans

J'ai récemment trouvé dans un ouvrage la mention de deux de nos ancêtres rouennais Isabeau Lambert, veuve Thorel (1605-1663/1680) et son fils Anthoine (ca1636-1666): il s'agit des funérailles de Henri II d'Orléans qui, le 11 mai 1663, eut l'excellente idée de venir mourir à Rouen, une ville restée durant plusieurs générations le fief des Thorel. Et encore aujourd'hui nous y avons des cousins qui descendent de l'oncle Marcel, l'un des frères de mon grand-père. Depuis quelque temps, j'échange avec Bertrand et Jean-Claude, petits-fils de Marcel. Ils n'habitent plus en Normandie mais y ont encore frères ou soeurs.
Ce brave Henri II venant s'éteindre à Rouen nous permet donc d'y retrouver quelques Thorel qui ont participé par leur savoir-faire à la splendeur de ses funérailles en la cathédrale. Et, cerise sur le gâteau, cela m'a permis d'affiner la date du décès d'Isabeau non encore connue. Jusqu'ici, je n'avais pour repère que la date de naissance de son dernier enfant (1639), un gain de 25 ans. C'est appréciable lorsqu'on doit doit parcourir des archives de cette époque.
Je vous fais grâce de tout le récit pour n'en retenir que ce qui nous intéresse. Si vous souhaitez en savoir plus sur l'événement, vous trouverez le lien en bas de page.....

Le dimanche 11 mai 1663, jour de la fête de la Trinité, décédait à Rouen très haut et très illustre prince Monseigneur Henri II d'Orléans, duc de Longueville et d'Estouteville, prince souverain
de Neufchatel et de Valengin, comte de Dunois et de Saint-Pol, pair de France, duc de Coulommiers, gouverneur de Picardie, puis de Normandie, chevalier des Ordres du roi.
Un des rares auteurs qui nous aient conservé quelques détails est Louis du Souillet, encore le fait-il brièvement; heureusement qu'il nous est possible de suppléer à son silence grâce au
compte du trésorier général de la maison de Longueville, Louis Le Porquier, compte dont le manuscrit est aujourd'hui conservé à laBibliothèque Mazarine.......etc.

....... Dépenses à cause de frais funéraires de Feue Son Altesse Monseigneur.......

A Isabeau Lambert, veuve de feu Jean Thorel, et à Anthoine Thorel son fils, drapier à Rouen, 1436 livres 4 s. pour les étoffes employées à draper les carrosses, les scelles des chevaux, les bâtons à porter le corps, les harnois de carrosse.....
A la dame Isabeau Thorel et son fils 650 livres pour les tentures de velours et drap noir de la salle où était exposé le corps de feu Son Altesse......
etc...etc...

Liens : http://collections.geneanet.org/livres/22802/335
(attention quand vous affichez ce lien, vous arrivez sur la page 335, le début de l'article qui nous intéresse est en page 336, la mention des Thorel en page 340)

mercredi 18 mars 2009

Les Rouliers de Campan

Aujourd'hui, on les appelle "routiers", ces hommes de la route au volant de camions au lourd tonnage. Il n'y a pas si longtemps, on parlait des camionneurs mais encore avant... il y avait les rouliers. C'était eux qui transportaient les marchandises sur une charrette , un chariot ou autre matériel roulant... Et comme aujourd'hui, on voit le long des routes des restaurants avec enseigne "les Routiers", il existait des auberges pour les rouliers.
Et le savez-vous ? des incidents, des bagarres éclataient quand deux rouliers se trouvaient face à face dans un chemin où ne pouvait passer qu'un seule charrette et que personne ne voulait céder le passage..... ça se terminait parfois à coups de manche de fouet. Bon, d'accord, plus de fouet mais !..... l'explication musclée est encore malheureusement parfois d'actualité.
J'ai entendu dire que des rouliers de Campan dans les Hautes-Pyrénées auraient transporté du marbre de Campan jusqu'à Versailles pour la construction du Petit Trianon..... ils auraient aussi transporté des matériaux pour la construction de la Basilique de Lourdes ! Confirmation m'est donnée par Jean-Michel Dulac, natif de Tarbes et qui connaît bien l'histoire de sa région.
Alors, je me suis intéressée à la destination et au mode de transport des blocs de marbre de Campan. J'y ai été aidée par le témoignage de plusieurs membres du "forum généalogique 65" auquel j'appartiens dans le cadre de mon travail sur les ascendants de Jean-Michel et à fortiori de mes petits-enfants. Quelques-uns habitent encore la région, d'autres s'en sont éloignés mais toujours avides de connaître et faire connaître l'histoire de la Bigorre. Je laisse la parole à l'un d'entre eux :
"Originaire de la vallée d'Aure, je me suis intéressé au marbre de Sarrancolin, Beyrède et Ilhet et j'ai trouvé quelques éléments concernant celui de Campan (rose ou vert) extrait de la carrière d'Espiadet, au pied du col d'Aspin. Si l'on en croit certains auteurs, huit colonnes du Grand Trianon viendraient de la vallée de Campan. D'autres assurent que l'on aurait utilisé ce marbre pour la décoration du Petit Trianon. Comment s'effectuait le transport ? L'Adour ne se prêtant pas au flottage, les blocs étaient «exportés» par voie terrestre sans doute par des rouliers jusqu'à Montréjeau via Bagnères, Cieutat, l'Escaladieu, Mauvezin, mais, très vite, la lenteur et la cherté du procédé firent rechercher une solution plus rapide et moins onéreuse. En 1629, Claude Picot, dit Lafleur, bourgeois de Bayonne et marbrier du roi, écrivait aux consuls de Sarrancolin que le marbre de Campan « devait être voituré sur des chariots ou des traîneaux depuis la carrière d'Espiadet jusqu'au port de la Hourcade, à Beyrède, rive gauche de la Neste ». Les blocs, hissés jusqu'au col de Beyrède à l'aide de chars à boeufs, étaient ensuite descendus jusqu'à la Neste d'où partaient les radeaux de transport jusqu'à Toulouse. Là, les blocs étaient embarqués sur des bateaux à fond plat jusqu'à Bordeaux, puis sur des navires qui rejoignaient Rouen par l'Océan et remontaient la Seine jusqu'à Paris. C'est aussi du marbre de Beyrède que l'architecte Garnier a utilisé pour la construction de l'Opéra. Il emprunta également cet itinéraire. Il semble cependant que voituriers ou rouliers Campanois continuèrent leurs transports par Bagnères-de-Bigorre et l'Escaladieu, Capvern et Montréjeau puisqu'en 1685, un document fait obligation aux habitants de ces villages d'entretenir les chemins pour le passage des convois transportant les blocs de marbre. Cette notification fut également adressée aux consuls de Beyrède le 3 février de la même année, prouvant ainsi l'acheminement des blocs de marbre de Campan à travers la montagne jusqu'au port de la Hourcade.Il est possible que les deux itinéraires - hypothèse tout à fait personnelle - aient été tour à tour empruntés, en fonction des saisons. On imagine mal en effet le transport de gros blocs par le col de Beyrède en période d'hiver. C'est alors sans doute que les rouliers ou voituriers de Campan effectuaient le voyage qui les menait jusqu'à Montréjeau. À la bonne saison, il est évident que le col de Beyrède devait avoir la préférence.Quoi qu'il en soit, compte tenu de leur renommée et malgré les difficultés d'acheminement, les marbres des vallées d'Aure et de Campan ont figuré ou figurent encore dans divers monuments" (André Galicia).