mardi 1 avril 2008

Toujours mieux et plus fort !.....

Vous connaissez peut-être la carte de Cassini qui est la première carte générale du royaume de France réalisée il y a 250 ans ! En tous cas, ceux qui s'intéressent à la généalogie la connaisse bien qui leur permet de retrouver ou de situer des noms de lieux d'antan disparus de nos cartes actuelles.


Rappel historique : L'échelle adoptée alors pour cette carte était d'une ligne pour cent toises, la transposition de ce rapport dans le système métrique donnant une échelle proche de 1/86 400 (1 centimètre sur la carte correspond à environ 864 mètres sur le terrain).Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et son établissement prit plus de cinquante ans. Les quatre générations de Cassini, célèbres astronomes se succédèrent pour achever ce travail. Elle a ainsi été dressée tout au long du 18è par Jean Cassini (1625-1712) qui organisa l'Observatoire de Paris et fit progresser la connaissance du système solaire, son fils Jacques (1677-1756) , son arrière-petit-fils César (1714-1784) qui entreprit la grande carte de France, enfin Jean-Dominique Cassini fils de César (1748-1845), ce dernier terminant la carte de France et prenant une part active à sa division en départements.Certes la carte de Cassini ne localise pas précisément les habitations ou les limites des marais et forêts, mais le niveau de précision du réseau routier est tel qu'en superposant des photos satellite, ces dernières correspondent presque totalement avec les routes dessinées plus de 200 ans avant.
Aujourd'hui, je reçois d'une correspondante du Bigorre la nouvelle d'une initiative géniale proposée sur le net, et gratuitement, par une société de cartographie numérique. Peut-être connaissiez-vous déjà, moi pas alors je fais passer pour les intéressés !
Cliquez pour accéder à son site :http://demo.geogarage.com/cassini
Vous avez d'abord une carte de France en vue satellite édifiée par Google Maps. À l'aide de la mollette de votre souris, et après avoir positionné le pointeur de la souris sur la région de votre choix, vous faites progressivement un zoom plongeant dans le coin qui vous intéresse.Voilà qu'apparaissent en surimpression au fur et à mesure que vous vous rapprochez, les noms des moindres villages et aussi la référence des routes nationales ou départementales... De plus, et c'est là toute l'originalité de ce site, vous réalisez la superposition par transparence de la cartographie photonumérique Google Maps et de la vieille carte de Cassini. L'effet est surprenant ! Grâce à cet outil, vous pouvez désormais comparer la géographie d'aujourd'hui avec celle du 18è siècle ! C'est pas beau ! on ne peut qu'être admiratif devant la précision des géographes d'autrefois qui n´avaient pas à leur disposition tous nos moyens.

lundi 31 mars 2008

Le champ des martyrs

J'ai évoqué dans un précédent message l'union de mon arrière grand-père Noël Thorel avec une jeune fille appartenant à une famille de gentilhommes verriers normands, les Le Vaillant. Le frère de Thérèse Le Vaillant dite de la Lande prit part au débarquement des émigrés à Quiberon en juillet 1795.
Avec ses compagnons, il fut fait prisonnier et fusillé malgré les promesses du Général Hoche de les laisser en vie ! Leurs noms sont inscrits sur le mausolée commémoratif de la Chartreuse de Brecht près d'Auray (Morbihan) où je vous emmène..... Mais auparavant, quelques éléments de la tragédie vécue par mon arrière-arrière-grand-oncle Adrien, il avait 28 ans !
"Le 27 juin 1795, sur les plages de Carnac, plusieurs milliers d'émigrés débarquent venus rejoindre les Chouans. Un objectif commun : restaurer la monarchie. Mais face à la réactivité et à l'organisation de l'armée républicaine, les "Blancs" se retranchent sur la presqu'île de Quiberon dans le fort de Penthièvre. Trois semaines à peine suffiront à l'armée du général Hoche pour réduire le dessein royaliste en cauchemar. L'Histoire lui a laissé le nom d' «Affaire de Quiberon»".
Cet épisode, a tourné au drame. Carnac, Auray, Vannes et Quiberon ont gardé des stigmates du débarquement et de la terrible répression qui s'ensuivit. Des stèles et croix rappellent sur les plages de Carnac et de Quiberon le débarquement des émigrés. Le fort Penthièvre existe bien entendu toujours.
Dès 1795, les lieux d'exécution des émigrés et des Chouans sont appelés «Champs des martyrs». C'est ainsi que 206 d'entre eux dont Adrien sont exécutés dans les marais de Kerzo sur la commune de Brech et ensevelis dans ce champ.

Août 2007... Saint-Gildas-de-Rhuys étant proche d'Auray, nous sommes partis avec trois de nos petits-enfants Gautier, Baptiste et Emilie sur les traces d'Adrien Le Vaillant. Nous avons retrouvé le "Champ des Martyrs", intact, protégé par un enclos et entouré de marais.

Le lieu chargé d'émotion invite au recueillement.
Dans l'enclos, a été édifiée une chapelle votive de style néo-classique qui nous a paru un peu délaissée ! Sur le fronton, deux inscriptions y sont portées



"Hic ceciderunt".....
ici ils tombèrent
"In memoriam eternam erunt justi"
..... dans la mémoire éternelle
ils seront justes.
A coté existe une Chartreuse dont les Chartreux furent expulsés en 1791. Le curé d'Auray rachète le domaine, y installe les "Filles de la Sagesse". En 1814 avec l'aide d'une souscription, il fait construire une chapelle en mémoire des victimes de Quiberon. Il donna l'ordre d'exhumer les corps du Champ des martyrs et de les transporter en cette chapelle. Le Duc d'Angoulême décide ensuite l'érection d'un Mausolée qui couvre le caveau.Nous ne pourrons pas visiter la chapelle et y lire le nom d'Adrien sur le mausolée fermés lors de notre passage. Il est toujours prudent de se renseigner !Nous avons cependant eu plus de chance que mon cousin Jean venu de sa Provence dans le courant de l'été 2006. Notre grand-père Camille Thorel dans une lettre adressée le 2 août 1918 de Gouarec (Finistère) à sa petite fille Geneviève, écrit : "Je regrette de n'avoir pu aller à Sainte-Anne d'Auray où un de mes grands oncles (il s'agit bien sûr d'Adrien) est enterré dans la crypte. C'est trop loin et serait trop coûteux". Se fondant sur cette lettre dont je lui avais communiqué le contenu, Jean ne trouva rien et pour cause... sa mésaventure me poussa à plus d'investigations et c'est ainsi que j'ai retrouvé sur Google le "Champ des Martyrs". Si vous passez dans la région, visitez ce lieu chargé d'Histoire et inscrit à notre patrimoine.

Archives: Je possède une copie du jugement du tribunal militaire condamnant à mort Adrien Antoine, fait prisonnier avec plusieurs compatriotes dans la presqu'île de Quiberon. Convaincus d'émigration, d'avoir porté les armes ou fait partie de rassemblement d'émigrés...Ce document m'a été communiqué par Paul Thorel qui, avant moi, fit des recherches sur la famille Thorel

Recherche infos (suite)

Je remercie mon frère Michel qui s'est interessé à l'histoire de ce navire qui, pour moi jusqu'ici, était le "France" n° 1 (cf. message du 22 mars dernier ). Heureusement qu'il y en a qui suivent ! et le font savoir.....
Michel a remarqué que ce navire ne pouvait être le bon puisque mis en service en 1912 alors que le navire évoqué au sujet de notre oncle Joseph Decq battait pavillon avant 1912. Je suis donc repartie à la recherche d'un autre France ou d'une erreur dans les archives familiales ! Je l'ai trouvé le fameux bateau... il s'agit du navire "La France" mis en service en 1865 et qui assura des liaisons outre-atlantique jusqu'en 1910.

Paquebot en fer et roues à aubes, "FRANCE" premier du nom et second de la première série de cinq paquebots construits dans les nouveaux Chantiers et Ateliers de Saint Nazaire (Penhoët) créés par la Compagnie Générale Transatlantique. Lancé le 1er octobre 1864 et mis en service en juin 1865 sur la ligne Saint Nazaire - Vera Cruz. Transféré en août 1872 sur la ligne Le Havre - New York. Le 30 septembre 1872 sa machine casse au large de Cherbourg, il revient à la voile au Havre. Le 6 avril 1876, il participe au sauvetage de l'équipage d'un navire en perdition sur le banc de Terre Neuve. D'avril à juillet 1884 "France" est affrété pour transporter les troupes du corps expéditionnaire du Tonkin. Fin 1884, il est affecté à la ligne des Antilles. Gravement endommagé en 1886 par un incendie en route pour Fort de France, il est réparé au Chantier de Penhoët. Remis en service sur la ligne Saint Nazaire-Colon (Panama), puis en 1906 sur Le Havre-Bordeaux-Colon et en 1908 sur Saint Nazaire Vera Cruz, souvent en cargo pur. Vendu à la démolition le 29 juillet 1910 à Cherbourg.Quelle histoire ! mais reste à retrouver les archives qui évoquent l'épisode cité à propos de notre oncle : sauvetage des passagers du "France" n°1 échoué sur la côte de l'île San Sébastien au Brésil !....Quoiqu'il en soit, nous progressons car il est désormais crédible vu l'affectation du "France" sur la ligne Le Havre-Colon en 1906 que le bateau de Joseph Decq ait pu se trouver là pour aider les passagers du navire en difficulté. A suivre..... et pour cela, je m'inscris sur le forum Généalogie et Marine où j'aurai, je l'espère, la chance de rencontrer quelqu'un qui en saura un peu plus !
Pour conclure, notre FRANCE 1962-1974 était donc le troisième du nom après le n°2 en service de 1912 à 1935 et celui qui nous intéresse aujourd'hui 1864-1910. Au moins j'aurai appris quelque chose et vous ?

La photo mystère ?

Reconnaissez-vous ????? sur cette photo ?
Pour certains, le mystère sera vite élucidé mais pour d'autres l'exercice sera peut-être moins facile sauf si un indice bien visible ne les guide... j'attends vos réponses nombreuses !!! par le biais du commentaire. A vos marques, prêt..... partez !

samedi 22 mars 2008

Nous sommes tous cousins ! ou presque....

C'est le titre d'un ouvrage paru, il y a quelques années. J'ai pu, au cours de mes recherches sur les différentes branches de nos familles, constater combien cette affirmation était exacte. Le lien n'est pas obligatoirement direct. Il peut être de proximité (parrainage, familles appartenant à un même patrimoine, lien collatéral). Quoiqu'il en soit, ces liens ouvrent toujours des perspectives nouvelles sur notre passé. Je vais évoquer aujourd'hui le lien des familles Thorel et de Caqueray, un lien que mes parents et au-delà ne connaissaient pas.....
L'histoire commence par le mariage de Noël Pierre Thorel (1753-1790) et de Thérèse Le Vaillant de la Lande. Au passage, on notera avec amusement que la mère de Thérèse, Marie-Charlotte de Ranfreville appartient à une famille largement citée dans le livre de notre grand-oncle Gaston de Caqueray. En effet, la grand-mère de Thérèse était une Louise de Caqueray et un oncle de Thérèse épouse une Françoise Thérèse de Caqueray.
Il en est de même de la famille Le Vaillant, une grande famille de verriers de Beauvoir-en-Lyons comme l'etait la famille de Caqueray. Des familles nombreuses qui vivaient sur les mêmes terres de Normandie et servaient la même industrie. Nous en reparlerons !
Plus fort encore, Thérèse et Noël Pierre, huissier à Lyons-la-Forêt, donneront à leur fils Louis Camille Thorel (1789-1861), mon aïeul, pour parrain un Charles Louis de Caqueray dit Sieur des Routieux. Or "les Routhieux" était une des grandes verreries de Normandie. C'est en déchiffrant son acte de baptême, il y a quelques années que je relevais avec surprise la signature "de caqueray" au bas de l'acte. L'enquête commençait ! quel lien unissait donc les familles Thorel et de Caqueray ?
Vous lirez sur cet acte que Louis Camille est né le 02/09/1789 et baptisé le cinq de ce mois. Vous y reconnaîtrez encore les noms des parents ainsi que celui des parrain et marraine avec leurs signatures au bas de l'acte.
Je crois pouvoir dire aidée en cela par un membre du forum consacré aux familles normandes que le parrain de mon arrière grand-père Louis Camille est ce Charles Louis de Caqueray cité p. 417 de l'ouvrage "Evocations du Passé familial" de l'oncle Gaston pour ceux qui possède le livre en question.
Il est dit, comme dans l'acte de baptême (ci-contre), écuyer, Sieur de Lorme et des Routhieux. A travers toutes informations recueillies sur ce forum et concernant la famille Le Vaillant de la Lande , nous pouvons voir combien nombreux étaient les liens existant entre toutes ces familles de gentilshommes verriers installés en Normandie (région de Lyons-la-Forêt) sur le même terroir et travaillant le verre. Il est émouvant de voir que quelque cent cinquante ans plus tard ma mère Geneviève Thorel (1903-1965), l'arrière petite-fille de Louis Camille épousera Yves Rabillon (1898-1971) le petit-fils de Gaston de Caqueray, père. Vous m'avez suivi ! Mes parents ignoraient que dans leur ascendance, des liens avaient existé entre leurs familles..... A suivre !

Recherche infos.....

L'histoire familiale rapporte que.....
"Joseph Decq reçut du Ministère de la Marine une médaille de Sauvetage "pour avoir fait preuve de dévouement en participant, en canot, à une longue et périlleuse expédition, afin d'assurer du secours à l'équipage et aux passagers du paquebot "France" échoué sur la côte de l'île St-Sébastien au Brésil en Février et mars 1906" .

Joseph, fils de Benoît et de Marie Caroline de Caqueray était un frère de ma grand-mère paternelle Caroline, épouse de Vital Rabillon. A l'époque des faits, Joseph était capitaine au long cours.

Si je sais qu'il a existé un bateau appelé "France" avant le prestigieux navire que nous avons tous connu et gardé en mémoire, je n'ai retrouvé aucune trace de l'épisode cité ci-dessus. Au cas où quelqu'un d'entre vous possède un indice, une piste à creuser, faites-moi signe !

mercredi 19 mars 2008

Du bon usage du blog.....

Ce blog destiné à nos familles d'hier et d'aujourd'hui reste privé. Cela implique que pour l'alimenter de vos nouvelles, photos, etc., vous devez me les adresser.

Mais sachez que cependant vous pouvez à tout moment intervenir par le biais des commentaires..... Jusqu'ici, seule Corinne a utilisé ce moyen de communication .

Regardez-bien... en fin de message, un petit encadré vert (ci-dessous) avec écrit "commentaires" illustré par un crayon. N'hésitez pas et communiquez !