samedi 5 avril 2014

Camille Ludovic Thorel.....un homme de Foi !

Aujourd'hui, je prends plaisir à évoquer l'un de mes arrière-grands-pères, coté maternel. Sa vie n'a pas été "un long fleuve tranquille"... vous en jugerez vous-même. Camille Ludovic Thorel est né le 22 juillet 1841 de Louis Camille Ludovic, receveur de l'Enregistrement et des Domaines et Maire de Pont-de-l'Arche (Eure) et de Thérèze Victoire Carré.
En 1872, il épouse à Fécamp Louise Victoire Malvina Dubois, une jeune fille de Fécamp dont les parents tenaient un gros commerce. Je sais peu de choses de la vie de mon arrière-grand-père avant son mariage. Au fil des actes trouvés, il est dit étudiant en droit, officier (1870), négociant (1872), comptable (1913). Cela peut, faute d'éléments plus précis, illustrer son parcours. Il étudia donc le Droit qui le mena à choisir une activité commerciale peut-être déjà à Fécamp. Une activité interrompue en 1870 pour répondre à l'appel de l'armée et défendre la France. Médaillé de 70, il reprit ensuite son activité de négoce. C'est alors qu'en 1872, il épouse la fille de la "Maison Dubois". Mariage d'amour ou union souhaitée par les parents de Louise Victoire pour que le commerce familial perdure car il semble bien qu'elle était fille unique. Leur acte de mariage (1872) désigne Camille Ludovic comme négociant à Fécamp et plus tard (1913) comme comptable. Entre ces deux dates, Camille Ludovic et Louise Malvina traversent bien des épreuves.....

En 1891, c'est la déconfiture financière totale des Thorel. Jusqu'à cette date, Camille dirigeait à Fécamp "l'ancienne maison Dubois" devenue "Thorel-Dubois successeur", 1, rue des Galeries. Activités: ciments, ardoise, fers, charbons, plâtres et sels, produits céramiques, carreaux du Havre et de Beauvais, tuiles, boisseaux, mitres, tuyaux, etc. Mais Camille, bon époux et bon père, ignorait la gestion !... Cette lacune ajoutée à un manque certain de caractère et à une bonté rarement de mise en affaires, avait conduit l'entreprise au bord de la faillite. Des liens de cousinage proches unissaient Louise à Alfred Dubois de Chefdebien, financier et homme d'affaires richissime. Devant la catastrophe imminente, Louise écrivit à son cousin plusieurs lettres pour lui demander secours "...Je ne sais que devenir, que faire...Pardonnez-moi, mon cher cousin, de vous attrister de mes peines...Ce n'est que près de vous que je puisse prendre conseil et près de mon pauvre père, vous avez promis de veiller sur moi. Guidez-moi, mon cher cousin.......... Mais, au moins, si cela est possible avec votre aide, comme je le crois, il faut sauvegarder l'honneur du nom..." 
Fidèle à ses promesses et touché par l'appel de détresse lancé par sa jeune cousine, Alfred paya et ferma l'entreprise. Ancien Maire de Fécamp, ancien député de la circonscription et actionnaire fondateur de "La Bénédictine", il recommande Camille au président de cette Société. Ce dernier propose à Camille un poste dans la Société, d'abord à Fécamp où il sera mis au courant des affaires puis ensuite à Paris.
C'est ainsi que début 1892, Camille, Louise et leurs sept enfants, abandonnent Fécamp pour Courbevoie.....
 
 de gauche à droite... Camille, Louise
 ... leurs enfants Paul, Philippe, André, Marcel ou Louis et Jacques
... devant Marguerite
Camille et les siens vont y reprendre pied et retrouver une certaine quiétude après les turbulences de Fécamp. En août 1918, Camille séjourne dans le Finistère et il écrit à sa petite-fille Geneviève (ma mère). Il regrette de n'avoir pu aller à Auray où un de ses grands oncles (il s'agit d'Adrien Le Vaillant de La Lande qui y fut fusillé en 1795 après le désastre de Quiberon) est enterré dans la crypte élevée à l'intention de ces martyrs*. Il évoque la vie et les moeurs de la région : "C'était un dimanche, tous les bretons et bretonnes étaient en toilette. C'est assez curieux mais ce n'est rien à côté de ce que c'était autrefois. Pour trouver le vieux breton réfractaire à la langue française, il faut aller dans le fond du Finistère"!!!. Camille regrette que sa petite fille ne soit pas là pour partager leurs belles promenades, sites pittoresques avec un grain de sauvagerie..... "Tu trouverais de belles choses à dessiner". Et il ajoute qu'à Pontlevoy où Geneviève doit être en vacances "...vous avez la satisfaction d'être tranquilles, plus d'alertes et de "canaris" (allemands). Espérons que la guerre sera terminée dans quelques mois". 

* A la fin du mois d'Août 2007, nous nous sommes rendus à Auray sur le "champ des martyrs" avec trois de nos petits-enfants... Gautier, Baptiste et Emilie. A cette occasion, j'ai publié un billet sur ce blog que vous pouvez retrouver sur l'année 2008 (en mars) et sous le libellé "Le champ des Martyrs".

 La tradition familiale disait que Camille avait entretenu une correspondance suivie avec son cousin Guy de Maupassant, ancien élève comme lui, du petit séminaire d'Yvetot, et de huit ans son cadet. Mais plus tard, il l'aurait détruite à cause de la vie "dissolue et scandaleuse" menée par le cousin de son épouse. Dommage !!! Longtemps, ce cousinage ne fut que rumeur puisque personne n'avait retrouvé le lien qui nous unissait à la branche Maupassant. En 2006, après plusieurs années de tâtonnements, j'ai retrouvé ce lien. Le cousinage est bien réel mais il n'est pas du coté Thorel. C'est Louise, l'épouse de Camille qui cousine avec l'écrivain. ce qui n'empêche nullement Camille d'avoir connu Guy au séminaire d'Yvetot et, pourquoi pas, d'avoir rencontré Louise grâce au cousin sulfureux. Mais là, ce ne sont que supputations !

Je détiens encore un extrait d'un journal sans doute communiqué par Paul Thorel et qui trace le portrait de mon arrière-grand-père... le style est, évidemment d'époque... parfois comique en dépit du sujet tant on est dans l'excès !..... 
Monsieur Thorel, l'homme distingué, cultivé, laborieux, catholique à la piété vraie, fervente et zélée, fut un père de famille modèle. Qu'il était beau lorsqu'il s'approchait de la Sainte Table accompagné de ses sept enfants ! Son foyer rappelait les Foyers d'antan où le chef était vénéré autant qu'aimé où son autorité était respectée comme l'autorité divine..... Ainsi apparut à Courbevoie, Monsieur Thorel ! Le 1er avril 1894 il fut appelé au Conseil de Fabrique**: il en fit partie jusqu'à sa mort. Lorsque ce beau vieillard à la barbe de neige, sentit ses jambes lui refuser service, il en eut un vif chagrin; il suivait cependant la vie paroissiale avec intérêt, priait et recevait souvent la Sainte Communion. Son âme restait vaillante et sereine... Lorsqu'il vit ses forces faiblir, il défendit à ses enfants d'employer tout moyen médical qui endormit ses douleurs. Ses enfants, dignes de leur père, respectèrent cette courageuse volonté. Parmi ses joies familiales, l'une des plus douces fut de donner un fils à l'Eglise, M. l'abbé Jacques Thorel, 2è vicaire à Puteaux, où son ministère parmi les ouvriers est si apprécié et si fécond. Le 25 avril 1925, Camille reçoit l'extrême onction que lui donne son fils. Muni des Sacrements de l'Eglise, il décède le 17 Mai 1925, dans sa 84è année, en son domicile, 24 avenue de la République, à Courbevoie . C'est encore Jacques qui le 20 mai, par affection pour son vénéré père, célèbre la messe de ses funérailles.


** Conseil de fabrique = désigne, au sein d'une communauté paroissiale catholique, un ensemble de « décideurs » nommés pour assurer la responsabilité de la collecte et l'administration des fonds et revenus nécessaires à la construction ou l'entretien des édifices religieux et du mobilier de la paroisse

mercredi 26 mars 2014

Joyeux anniversaire !.....

Ce dimanche 23 mars.....
la famille réunie, au grand complet, chez Céline et Michel
a célébré le quatre-vingtième anniversaire de Jean-Pierre.


 Les appareils photos étaient bien évidement très présents..... 
Cliquez sur les photos

Photo 1... Toutes générations 1
Photo 2... Le héros du jour entouré de ses filles
 Céline, Christel et Corinne 
+ son épouse


C'est la fête !

Photo 1... Toutes générations 2
Cette fois..... Jean-Pierre entouré de ses petites-filles
Margaux et Emilie !



Ambiance toujours !.....


Photo 1... Toutes générations 2 bis
Jean-Pierre et ses trois petits-fils
Baptiste, Clément et Gautier







     JOYEUX


 






ANNIVERSAIRE





lundi 24 mars 2014

Bienvenue à Aurélien !.....


Quelle bonne nouvelle !



Michel Rabillon et Claudine, née Lang
 partagent avec "nos familles"
la première photo 
du petit Aurélien, né ce samedi 22 mars
fils de Hervé Rihm et de leur fille Bénédicte


Bienvenue à ce petit garçon
Qui vient rejoindre Amandine sa "grande soeur"
sa cousine Lou et ses cousins Oscar, Augustin et Gabriel


Nos affectueuses félicitations à ses parents
... à ses grands-parents.

dimanche 16 mars 2014

Dans la série "Photos de famille"... les Rabillon au fil des ans de 1793 à aujourd'hui !


Comme annoncé en décembre dernier au jour du premier chapitre de cette série..... mon frère Michel s'est attelé à une tâche immense... celle de constituer un fichier "photos de famille" à partir d'albums anciens soigneusement conservés et qui nous ont été confiés à cette intention. Travail long et difficile puisque la fragilité des albums en interdisait le "scan".
Après les trois premiers chapitres de la série "Photos de famille" illustrant la famille Deschamps la Rivière (ma grand-mère paternelle) puis les familles Aulanier et de Chapottin (Branche Noury)... je partage aujourd'hui avec vous les photos de ma branche paternelle..... 

L'Histoire des Rabillon à Rennes ne commence que fin 1793 lorsque Etienne Vital (1769-1840) y échoue après avoir connu bien des aléas depuis qu'il a quitté le fief familial de Piolenc dans le Vaucluse en 1787. Très érudit, il fut remarqué par le bibliothécaire en chef de la ville qui lui propose de poser candidature pour un poste de professeur. Il se retrouve dans l'enseignement, épouse Rose Marie Debout, une Rennaise et finira sa carrière en tant qu'inspecteur général de l'Académie de Bretagne. Son histoire est longue et fantastique... vous pouvez la retrouver dans un billet daté du 28/01/2008 sous le libellé "Etienne Vital Rabillon, une histoire étonnante".
Après avoir perdu trois enfants peu après leur naissance, Etienne Vital et Rose Marie  auront un fils Ernest et une fille Louise. Les albums photos nous les rendent alors plus proches !


Ernest Rabillon (1811-1855)
Louise Rabillon (1814-1895)













Ernest Rabillon, né à Rennes, épouse en 1850 à Lavaré (72) Caroline Deschamps la Rivière (1823-1898) avec qui il aura deux enfants Vital et Jenny. Au jour de son décès à l'âge de 44 ans, Ernest est Président du Tribunal de Beaupréau (Maine-et-Loire). Caroline décide alors de rejoindre Rennes, la ville natale de son mari avec ses enfants.
Caroline et ses enfants Jenny et Vital

Vital (1851-1938), sera mon grand-père paternel. Né à Rennes, il y décède en 1938. Il épouse en 1896 à Rennes Caroline Decq (1872-1939) également née à Rennes. Vital était avocat à la Cour d'appel de Rennes mais, selon mes sources, il aurait très peu plaidé et vécut de ses rentes avec sa famille.Je n'ai aucun souvenir de mes grands-parents ayant vu le jour quelques mois après la mort de Vital et n'ayant pas deux ans à celui de ma grand-mère. 
Jenny Rabillon



Sa soeur Jenny (1854-1903) restera célibataire
comme sa tante Louise.

 
                                                         
Meilleure visualisation ... un clic !

Yves Rabillon et sa soeur Anne
Anne (1900-1977) épouse à Rennes en 1924 Henri Félix Louis Marie de Sallier Dupin, médecin. Ils auront cinq enfants, Hervé (+2012), Xavier, Guy, Françoise et Aliette (+2005).

Mon père Yves Rabillon (1898-1971), né à Rennes, y décède en 1971. C'est en 1936 qu'il épouse Marie Josèphe Geneviève Thorel (prénom usuel Geneviève), née à Pontlevoy dans le Loir-et-Cher et qui décède à Rennes en 1965.Au moment de leur mariage, Geneviève vit à Courbevoie (Hauts-de-Seine) avec sa famille. De leur union, trois enfants, Bernadette, Marie-Edith et Michel.

Le chapitre Rennais de la famille Rabillon se termine avec les enfants d'Yves et de Geneviève... tous les trois quitteront la capitale bretonne, les uns pour la région parisienne, une autre pour le Poitou. 
Michel aura un fils Pierre-Yves qui, à son tour aura deux petits garçons... Oscar et Augustin. 
C'est eux qui, désormais et sans doute en d'autres lieux,
 donneront suite à l'histoire
 de la branche Rennaise des Rabillon de 1793 à 1969
et des Rabillon de Piolenc en Vaucluse.  

samedi 15 mars 2014

Les Rabillon de Piolenc.....de 1649 à 1787 !

Avant d’évoquer Piolenc qui fut le berceau de la famille Rabillon durant plusieurs générations, un mot du village de Mondragon, racine actuelle des Rabillon en vertu de nos connaissances de la famille.....Situé entre Bollène et Orange,. on y voit encore aujourd'hui des vestiges de remparts médiévaux, à l'intérieur du village.
Il y a maintenant plusieurs années, c'est en cette commune que j'ai retrouvé le tout  premier Rabillon aujourd'hui identifié.Il s'agit de Pons Rabillon qui y serait décédé avant 1649. Marié à Catherine Lamere, il aura trois enfants, Anne, Nicolas et Balthazar vraisemblablement nés à Mondragon. Le mariage d’Anne y a été retrouvé, celui de Balthazar à Piolenc mais aujourd’hui encore...j’ignore le lieu du mariage de notre aïeul Nicolas. Très vraisemblablement Piolenc vers 1656 avec Françoise Claret puisque son frère Balthazar, qui s’est marié à Piolenc, a épousé une sœur de son épouse.
A Piolenc, des fouilles ont démontré l’existence d’un habitat assez important dès la Préhistoire. L’Empire romain a laissé la trace d’un cimetière romain.Au Moyen-Age, en 993-1002, Rotbald, Marquis de Provence, donne la moitié de Piolenc à Saint Odilon, Abbé de Cluny. Par ce texte, on sait qu’à l’époque le lieu était nommé Podium Odolinum.En 1253, le Livre Rouge du Comte de Toulouse porte le nom de Podio Oleno et en 1274, le territoire passa dans le domaine pontifical. Le village était ceint de remparts au XIVe siècle. On peut d’ailleurs toujours observer la forme ronde qu’adoptait cette cité au Moyen-âge mais il ne reste que quelques vestiges de cette forteresse : la Porte du Moulin (à l’ouest) et le Portail neuf plus récent (au sud). 
Et c’est à Piolenc vers 1656 que Nicolas Rabillon (+1671) épouse Françoise Claret et s'y installe. Ils auront six enfants : Michel, Balthazar, Joseph, Jeanne, Anne et Marie nés entre 1656 et 1671. Joseph sera notre aïeul..... sur un acte, il est dit que Nicolas habite justement près de la Porte du Moulin citée plus haut.
Que faisait Nicolas ? Sur l’inventaire des biens  de « maitre »(sic) Nicolas Rabillon après sa mort le 4 avril 1671, il est dit « broquier ». Un terme oublié de nos jours et qui désignait un tonnelier.....
Peu connu du grand public bien qu'ancestral, l'art de la tonnellerie a toujours pleinement participé à l'univers magique du vin, dont le développement a suivi celui des civilisations. Les Gaulois, déjà, maîtrisaient la fabrication des tonneaux qu'ils utilisaient pour la fameuse cervoise.
Cette activité va se perpétuer sur deux générations. Lors du décès de Nicolas en 1671 à l’âge d’environ quarante trois ans, Michel n’a que 15 ans et notre aïeul Joseph 10 ans. C’est bien jeune mais, à l’époque, les enfants entraient vite dans le monde du travail. Il est alors raisonnable de penser que Michel reprend les rênes de l’entreprise familiale puisque dans le contrat de mariage de l’un de ses petits-neveux, il est dit « broquier ».
Son jeune frère Joseph a sans doute travaillé d'abord avec lui. Joseph et Michel se marient la même année avec deux jeunes filles de la ville voisine d’Orange. Veuf très jeune, Joseph se remarie à Orange avec la sœur de l’épouse de son frère. Et cette fois, si l’aîné gère toujours l’entreprise familiale à Piolenc, Joseph s’installera, lui, à Orange où tous ses enfants verront le jour comme notre aïeul Pierre Etienne en 1698. Ce départ à Orange de Joseph explique pourquoi Henri de Sallier Dupin dans ses travaux sur les Rabillon ne put jamais remonter jusqu'à lui. Il écrit " L'ancêtre des Rabillon le plus anciennement connu est un certain Pierre-Etienne marié à Gabrielle Boyer..." L'arbre des Rabillon restera donc incomplet jusqu'en 2000 où je trouverai le maillon manquant que n'avait pu connaître mon prédecesseur, c'est-à dire le mariage de Pierre Etienne à Orange (dit d'ailleurs seulement Etienne sur cet acte). Cela s'explique par le fait que notre oncle Henri travaillait sur les lettres envoyées de Rennes par Etienne Vital à sa famille. Il savait donc que sa famille vivait alors à Piolenc et c'est donc sur cette commune que se sont focalisées ses recherches. A Piolenc, il trouvera les enfants de Pierre Etienne  et ce n'est donc qu'à partir de là qu'il reconstitua une partie de l'arbre familial. 
Mais revenons à Joseph(1661-1718), le père de Pierre-Etienne.  Il vivra à Orange de 1691 à 1718. Durant ce temps, son frère aîné Michel, à Piolenc, n’aura pas de descendance. Le retour des Rabillon à Piolenc va se faire justement  lors du mariage du fils de Joseph, notre aïeul Pierre-Etienne en 1732 avec Gabrielle Boyer. Sur leur contrat de mariage,l’oncle Michel lègue ses biens (et son entreprise) à son neveu. C’est très certainement grâce à ce legs que Pierre-Etienne reprendra le chemin de Piolenc  avec son épouse. Ils y auront sept enfants dont notre aïeul Pierre Louis (1738-1802). Mes recherches rejoignent alors les travaux d'Henri de Sallier Dupin.
 A partir de là, on assiste à une diversification des métiers et des lieux. Notre aïeul Pierre Louis, choisira de devenir « moulinier en soye » tandis que ses frères seront peintre, notaire public ou encore « droguiste » (ce qui, à l’époque signifiait autant « épicier » (épices) qu’ »apothicaires » (ancêtre du pharmacien, fabricants de drogues).
Pierre Louis (1738-1802) se lance dans l’aventure vers le milieu du 18è siècle. Mais qu’est-ce qu’un moulinier en soye et pourquoi avoir changé de métier ? l’opportunité du moment sans doute !.....le moulinage était une opération que l'on faisait subir au fil de soie provenant des cocons dans le but de le consolider. Jusqu’en l’an 1000, la soie est peu connue en France. Au 15è siècle, devenue grande consommatrice de soie et face aux dépenses ruineuses de l’importation de soieries étrangères, la Royauté favorisera la production française et Lyon deviendra la capitale du travail de la Soie. Henri IV avec Olivier de Serres, illustre agronome, s’engagera dans la propagation de cette industrie et ordonnera la création, dans chaque paroisse, d’une muraie (terrain planté de mûriers) et d’une magnanerie (lieu où on élève les vers à soie). Cette industrie se développera particulièrement dans les départements du midi de la France et son essor entraînera celui des opérations relatives aux différents stades de la soie : filature, moulinage, tissage.

Après de décès de mes grands-parents, mon père Yves Rabillon héritera du portrait de Pierre-Louis, un tableau qui, si mes souvenirs sont exacts, devait se trouver dans le bureau de notre père. Aujourd'hui, Pierre Louis a sa place dans le bureau de mon frère.

Deux de ses fils seront, à leur tour, « mouliniers » puis deux petits-fils. Nous sommes alors au début du 19è siècle, la sériculture semble encore avoir de beaux jours devant elle.
Malheureusement, le succès ne durera pas et ce seront les descendants de Pierre Louis qui en feront les frais. Il y aura d’abord la maladie du ver à soie qui anéantira les élevages. Pasteur réussira à juguler la maladie mais la sériciculture française ne cessera de décliner dès la moitié du 18ème siècle. On y trouve un autre motif : ouverture du canal de Suez en 1870 ouvrant la porte à une concurrence de plus en plus forte des soies d’extrême Orient, apparition de fibres synthétiques (rayonne, nylon) qui bien vite supplanteront la soie en France.

En suivant nos mouliniers, on voit bien que les temps changent. A l’exception de Louis Germain décédé prématurément, ses deux fils et son frère qui sont restés dans la filière de la soie seront obligés de fermer leurs moulins ! L’un deviendra commissaire de police, un autre « tisseur de livres ! » et la plupart de leurs descendants quitteront le Vaucluse pour la région de Marseille. Curieusement, on voit alors réapparaître au 19è siècle le métier de l’aïeul Nicolas, le tonnelier du 17è siècle.

L’Histoire de Piolenc se referme... En 2014, le patronyme n’existe plus à Piolenc. On  retrouve encore cinq Rabillon dans le département du Vaucluse et deux entreprises l’une à Orange, l’autre à Apt. Où sont donc partis les nombreux Rabillon qui étaient partis vers Marseille à la fin du 19è siècle. Leur trace s’est perdue !....

En ce qui nous concerne, une autre page s’ouvre... 
celle des Rabillon de Rennes avec Etienne Vital
qui quitte Piolenc en 1787.

 Elle suit !.....(donc sa date est postérieure à ce billet)

vendredi 28 février 2014

"Nos joies et nos peines" 2013

Naissances.....

 - 6 janvier à ??? de Helena Berteaux...... deuxième enfant de Grégory et de Chloë Le Ret..... petite-fille de Joël et Annie Aubert..... arrière petite-fille de Claude Aubert (+2008) et de Thérèse, née Jumelais...... (Branche Rabillon-Deschamps la Rivière)

- 25 février de Cassandre Scoubeau à Tournay (Belgique)..... troisième enfant de Guillaume et Marie-Pierre, née Guérin..... petite fille de Jean-Pierre et Anne-Marie, née Fourmanoir..... cousine germaine de Jean-Pierre Boulloud (Branche Boulloud-Tilmont)

- 15 septembre de Mayeul Bastit..... deuxième enfant de Vianney et Aude, née Fragnier..... petit-fils de Henri et de Sophie, née Bienvenu...... l'une de mes cousines issue-de germaine (sa mère était une cousine germaine de mon père)...... (Branche Rabillon-Decq)

Baptêmes.....

- 27 octobre de Mayeul Bastit..... deuxième enfant de Vianney et Aude, née Fragnier..... petit-fils de Henriet de Sophie, née Bienvenu...... (Branche Rabillon-Decq)


Mariages.....

- le samedi 28 juin de Nicolas Martin et Frances Stephenson en l'église de Saint-Léon-sur-Vézère (Dordogne)..... Nicolas, fils de Jean-Jacques et Marie-Noëlle, née Caget..... petit-fils de Jacques Caget (+déc.2013) et Françoise Bourdier (l'une de cousines issues de germaine coté maternel)...... (Branche Thorel-Sausse)

- le samedi 6 juillet de François Touchard et Marie Stolipine en l'église Saint Martin de Vic-sur-Breuilh (Haute-Vienne)..... François, fils de Nicolas et Gwenola, née de Sallier Dupin..... petit-fils de Xavier de Sallier Dupin (l'un de mes cousins germains, branche paternelle) et Marie-Antoinette de la Monneraye..... (Branche Rabillon-Decq).

- le samedi 10 août de Marie-Loïcke de Sallier Dupin et Gaspard Bernard de Courville en l'église de Messac (Ille-et-Vilaine)..... Marie-Loïcke, fille de Loïc et de Marie-Henriette Jourdain de Coutances..... petite-fille de Xavier de Sallier Dupin et Marie-Antoinette de la Monneraye..... (Branche Rabillon-Decq)


Décès..... 
  

- le samedi 2 novembre à Courbevoie de Jacques Caget à l'âge de 92 ans..... inhumé le 8 à Melun (Seine-et-Marne)..... époux de Françoise, née Bourdier (l'une de mes cousines issues de germaine, branche maternelle)...... père de Marie-Noëlle et Jean-Jacques Martin... Agnès et Jean Detraz... Denis et Frédérique Maumet..... grand-père de Nicolas et Frances, Guillaume, Benoît Martin... François-Xavier et Marine Detraz... Théophile Caget..... arrière grand-père de Iris et  Pia.Detraz.....(Branche Thorel-Sausse)

- le vendredi 22 novembre de Matthieu Choquart à l'âge de 61 ans..... inhumé le 25 novembre à Valencay (Indre)..... époux de Véronique, née Loth... père de  Julien et N., Virginie et Lorène... Fils de Jacques (+2011) et de Marie-Joëlle Trotet (l'une de mes cousines issues de germaine, branche maternelle)..... (Branche Thorel-Sausse)

jeudi 30 janvier 2014

Famille Marical... (Ascendance Rabillon-Decq).....

Cette année "nos jeunes familles" nous gâtent avec des voeux originaux et pleins d'humour (cf. messages précédents) . 
Et ici, c'est la famille Marical qui nous présente ses voeux  avec cette légende...

"QUE SOLEIL ET PAIX ILLUMINENT VOTRE ANNEE"
Quel  beau programme !



(Cliquez sur la photo)


et une intro : "Ah! la Bretagne quand ça vous tient !"
Xavier et Hélène sont un peu en avance pour le poisson d'avril... 
mais que la photo est belle !.....
..... le rêve alors que nous subissons pluie et grisaille depuis si longtemps..... cerise sur le gâteau, ce sont cinq beaux jeunes gens qui nous rejoignent : Maëlle, Colombe, Jade, Tristan et Erwan... les enfants de Xavier et Hélène.
Je crains que mes petits-enfants n'ouvrent pas souvent les pages du blog mais si cela était, ils envieraient ces cousins qu'ils ne connaissent pas (malheureusement) mais dont ils sont contemporains.

Généalogiquement parlant :
Xavier est le fils de Pierre et d'Aliette, née de Sallier Dupin (+2005)
... petit-fils de Henri de Sallier Dupin (1891-1987) et Anne, née Rabillon (1900-1977) qui était la soeur de mon père Yves Rabillon (1898-1971)

Merci à tous pour votre message et vos voeux si bien illustrès