Là-bas bien loin de leur famille
Tombèrent ceux que nous pleurons
Ceux dont la mort fut héroïque
et nous rend fiers aujourd'hui !
et nous rend fiers aujourd'hui !
Paul Marie THOREL (1882-1914)
.....
sixième fils de mon arrière-grand-père Camille. Officier, il fut
mortellement blessé au début de la guerre et mourut à 24 ans dans une
ambulance allemande ! Un premier courrier du Comité international de la Croix-Rouge à Genève à ses parents...
"Nous
avons le triste devoir de vous informer que nous trouvons sur les
listes officielles allemandes : Thorel Paul, Sergent au 36è d'Infanterie
est décédé le 3 Octobre 1914 au lazaret de campagne 8 du 7è corps
allemand. Nous ignorons la date du décès et le lieu où il a été
enseveli. Nous vous prions de croire, Monsieur, à l'assurance de notre
profonde sympathie." D'après des renseignements donnés à son frère
Jacques par un aumônier allemand, après la guerre de 1914-1918, Paul
serait mort de la gangrène qui serait apparue sur la jambe où il avait
été atteint. Toujours d'après cette même source, il serait décédé dans
l'église du petit village de Bourgogne (51), transformée en hôpital de
campagne."
Quelques
photocopies de documents officiels adressés à l'époque à son père
Camille nous parle encore de lui. Ils m'ont été communiqués par mon
oncle Paul Thorel.

A cet hommage pour son courage, j'associe
le souvenir de mon grand-père maternel Philippe Thorel qui, s'il n'est
pas tombé sous les balles ennemies est décédé en 1920 des suites de ce
qu'il avait enduré dans les tranchées. Philippe, bien que père d'une
famille nombreuse, partit en 1914. Il contracta, à la bataille de la
Somme, une maladie de poitrine, suite aux gaz asphyxiants utilisés par
les Allemands. Après une courte maladie, il s'éteignit dans la nuit du
19 au 20 février 1920 laissant derrière lui sept enfants dont l'aînée,
Geneviève, ma maman n'avait que 17 ans et le plus jeune oncle Michel,
deux ans à peine. Paul, cité en tête, était un de ses jeunes frères.
Les autres fils de mes grands-parents partirent aussi mais furent épargnés. Marcel, officier de carrière, mis hors de combat en 1914 par une grave blessure. Louis, près de Verdun, ramenant des blessés fut "repéré" par l'ennemi, son train bombardé... mais il s'en sortit. Enfin André pour lui, cette guerre restera très vivante, souvenirs ancrés profondément dans son coeur... la Somme, la Champagne, les Vosges, Verdun comme caporal mitrailleur de chasseurs à pied. Partout en première ligne, il poussera l'élégance jusqu'à revenir sans une égratignure. Tous n'auront pas eu cette chance !

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